A vendre : îles, routes, palais, l’idée fait son chemin, c’est pas croyable, en faisant cela, les ultra riches deviendront encore plus riche et puissant, c’est pathétique et extrèmement grave.

Recycler les Cyclades. Céder à bon prix des îles inhabitées pour éponger une partie de la dette grecque. Une semaine après avoir été lancée par deux députés conservateurs allemands, Josef Schlarmann et Marco Wanderwitz, l’idée n’en finit pas d’empoisonner les relations entre les deux peuples. C’est le signe que la proposition est moins iconoclaste qu’il n’y paraît. Si l’impertinence blesse, n’est-ce pas d’être pertinente ? La question s’est d’ailleurs invitée à la conférence de presse qui a suivi, vendredi dernier, à Berlin, la rencontre entre Angela Merkel et Georges Papandréou.
Les conservateurs grecs l’avaient eux-mêmes envisagée il y a près d’une vingtaine d’années, avant de faire machine arrière devant l’émotion de l’opinion. La proposition a le défaut de toucher à ce qu’une nation a de plus sensible, son intégrité territoriale, mais le mérite de mettre en lumière les sacrifices patrimoniaux que pourrait exiger une faillite d’Etat. « Quand on est en faillite, on vend tout ce qu’on a », résume assez simplement Josef Schlarmann. Le principe vaut pour les Etats comme pour les ménages -à cette différence que les uns ont le pouvoir, que les autres n’ont pas, de lever l’impôt. Et pour la France comme pour la Grèce, si elle devait à son tour connaître l’insupportable pression des marchés. Une hypothèse à ne pas balayer d’un revers de main, quand la Cour des comptes elle-même évoque, à l’horizon de 2013, un endettement public équivalent à 100 % de la richesse annuelle.
Peut-être, alors, des Chinois proposeraient-ils d’acquérir des îles françaises… Ecartons d’emblée cette hypothèse. D’abord parce que la France ne possède pas d’île inhabitée à forte valeur vénale. Ensuite parce que le Conseil constitutionnel s’opposerait à coup sûr à toute partition du territoire national. Plus sérieusement, l’Etat peut accélérer la cession de son parc immobilier. Il s’agit, pour l’essentiel, de terrains et de bâtiments ne relevant pas du domaine public mais abritant les locaux de l’administration, les logements de fonction, etc. Depuis plusieurs années maintenant, Bercy vend des hôtels particuliers bien situés, qui rapportent, bon an mal an, entre 500 millions et 1 milliard d’euros. En 2008, l’Etat a ainsi cédé pour 780 millions d’euros de bâtiments, soit en les vendant, soit en les transférant à des collectivités territoriales.
Parfois, ce sont des puissances étrangères qui les acquièrent. Voici un mois, Bercy a de la sorte vendu à la Russie, pour plus de 60 millions d’euros, le siège parisien de Météo France, avec vue imprenable sur la Seine. Mais cette politique a peu d’effet visible sur le désendettement. D’abord parce que, comme le relève, stupéfait, le député Yves Deniaud dans le dernier rapport parlementaire annuel sur l’immobilier de l’Etat, seuls 15 % du produit des cessions vont au désendettement, le reste retournant aux ministères concernés… (1) Ensuite parce que, pour retirer non plus une goutte d’eau mais un verre d’eau de l’océan de dettes, il faudrait changer d’échelle.
Que vendre ? Sur le papier, l’Etat dispose d’un parc immobilier important, dont la valeur de marché était évaluée, fin 2008, à 54 milliards d’euros (2). Même si, en théorie, il n’était plus que locataire, cela resterait marginal par rapport aux 1.500 milliards d’euros de dette. Il ne peut guère compter sur la vente des établissements péniten-tiaires, estimés à 8 milliards d’euros seulement. Il est vrai qu’ils sont occupés, parfois avec des baux de trente ans… Plus intéressantes sont les infrastructures routières : routes nationales, autoroutes, ouvrages d’art ont une valeur comptable -pas marchande -d’environ 115 milliards d’euros. Mais l’idée d’abandonner nos routes à une puissance extérieure est, il faut en convenir, assez peu réaliste. Pas question, non plus, de céder les matériels militaires (40 milliards d’euros immobilisés, tout de même).
Restent les palais nationaux… Céder le château de Versailles pour renflouer les caisses de l’Etat ? Ce n’est certes pas le plus probable, mais c’est désormais théoriquement possible. Depuis une loi d’août 2004 relative à la décentralisation, l’Etat pouvait déjà transférer aux collectivités territoriales qui en feraient la demande des biens gérés par le Centre des monuments nationaux : par exemple le château d’If, le Mont-Saint-Michel, l’Arc de triomphe, la colonne Vendôme, la Conciergerie, etc. Un article (52) voté dans la loi de Finances 2010 étend, sans vraie limite, cette possibilité à tous les biens aujourd’hui affectés à des établissements publics. Potentiellement, cela concerne donc le château de Versailles ou le musée du Louvre. Autant de monuments curieusement comptabilisés à l’euro symbolique dans le bilan de l’Etat…
En théorie, cela pourrait faciliter l’appropriation par des privés, pourquoi pas étrangers, de biens nationaux, les collectivités n’étant pas soumises aux mêmes contrôles que l’Etat. En pratique, cela reste heureusement peu probable. Ces monuments de notre histoire appartenant au domaine public, il faudrait les déclassifier pour lever leur caractère inaliénable, par exemple au motif qu’ils ne recevraient pas de public. A Versailles, ce n’est pas demain la veille. Surtout, la possession de ces biens à l’entretien dispendieux effraie plus qu’elle ne tente bien des collectivités. Mettre le Louvre au service du désendettement, c’est tout un art.
les echos

Mais quelle bande de connard j’ahllucine, l’idée fait vraiment son chemin.
Nous allons vendre tout ce que nous avons, c’est fou, alors que ces dettes sont illégitimes.
Vendre le fruit de 1000 ans d’Histoire, et cela à des escrocs et réalisé par des traitres à la Nation, voila le programmes des années à venir.

Le simple fait d’envisager ce vendre les biens de la nation devrait être puni de mort, je le répète ces dettes sont illégitimes, ce sont ces chiens galeux de Giscard et Pompidou qui ont vendu la France aux spéculateurs apatrides.

Voila un bref récapitulatif de cette perte de souverainté économique.

Les étapes historique de notre esclavage

15 août 1971 : dématérialisation totale de la monnaie.
Le président américain Richard Nixon, conseillé par George Shultz (qui sera plus tard le mentor des administrations Bush père et fils), supprime la libre-convertibilité du dollar en or. Ce découplage sera suivi de mesures de dérégulation des marchés permettant des spéculations de plus en plus énormes.

3 janvier 1973 : loi Pompidou-Giscard d’Estaing par laquelle la Banque de France abandonne son rôle de service public.
Article 25 : « Le Trésor public ne peut plus présenter de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. » Dès lors, sous prétexte de lutte anti-inflationniste, le recours au crédit productif public est interdit. VGE s’est exprimé sur le sujet ici.

Mars 1973 : régime des changes internationaux flottants.
Il n’y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Les spéculateurs peuvent s’en donner à coeur joie avec des produits financiers dérivés, en particulier sur les taux de change entre monnaies (on parie plusieurs fois sa mise, avec un effet de levier, moyennant des informations obtenues sur les pressions politiques exercées sur telle ou telle devise d’Etat).

1987 : Alan Greenspan combat l’effondrement des bourses mondiales par l’émission pratiquement illimitée de monnaie-crédit en faveur des marchés.

1992 : Traité de Maastricht. Prélude à un euro découplé de l’autorité des Etats.
Abdication de fait des souverainetés nationales par privation des moyens de les exercer. Son article 104, § 1, « interdit en effet à la BCE et aux banques centrales des Etats membres, ci après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

4 août 1993 : loi Mitterrand-Balladur donnant son indépendance à la Banque de France.
Son article 3 lui interdit d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publique, de même que l’acquisition de titres de leur dette.

Juin 1997 : Jacques Cheminade et Christophe Lavernhe rédigent Un plan de relance par le crédit productif, ou la nécessaire transformation de la monnaie en capital, expliquant comment les monnaies nationales sont prises en otage par les intérêts financiers depuis le renoncement de 1973 en France et le Traité de Maastricht à l’échelle européenne.
Rejet de la proposition d’avances par la banque de France au Trésor public pour un plan de relance économique, faite par un groupe parlementaire français, jugée contraire au Traité de Maastricht et au choix effectué en 1973.

12 mai 1998 : loi Chirac-Jospin, intégrant la Banque de France au Système européen de banques centrales (SEBC) et à la BCE.
Le Traité de Maastricht prévoyant déjà que « l’objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix ».

1999 : vote aux Etats-Unis du Gramm-Leach-Bliley Act, qui annule le Glass-Steagall Act voté sous la présidence Roosevelt.
Désormais, il n’y a plus de séparation aux Etats-Unis entre banques de dépôt et banques d’affaires, et les banques sont autorisées à fusionner avec des sociétés d’assurance. Chute de la « muraille de feu » prudentielle. L’Europe, elle aussi, déréglemente.

Mai 2005 : rejet par le peuple français du Traité constitutionnel européen qui, dans son article III-181, aurait « constitutionnalisé » l’article 104, § 1 du Traité de Maastricht.

2007-2008 : le Traité de Lisbonne reprend (article 123 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) l’article 104, §1 du Traité de Maastricht.
L’objectif est bel et bien d’abandonner la création monétaire aux banques privées, dans un contexte de mondialisation financière sans limites.
http://www.bankster.tv

Nous devrons nous opposer avec la plus grande vigueur à la vente de la nation française.

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Une Réponse to “A vendre : îles, routes, palais, l’idée fait son chemin, c’est pas croyable, en faisant cela, les ultra riches deviendront encore plus riche et puissant, c’est pathétique et extrèmement grave.”

  1. 2015 prixlarcdetriomphe Says:

    Genuinely no matter if someone doesn’t understand then its up to other viewers that
    they will assist, so here it takes place.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :