Grippe A : nouvelles accusations contre l’OMS, qui maintient le niveau 6…

es critiques sur la manière dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a répondu à la pandémie grippale sont montées d’un cran, vendredi 4 juin, avec la publication coordonnée d’une enquête menée conjointement par le British Medical Journal (BMJ) et le Bureau of Investigative Journalism de Londres, et du rapport adopté le même jour par la commission de la santé de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 1 mois offert
UNE PANDÉMIE « OFFICIALISÉE » IL Y A UN AN
24 avril 2009 Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lance une alerte internationale

de santé publique après la survenue de cas de grippe liés à un nouveau virus A(H1N1), aux Etats-Unis et au Mexique.

11 juin 2009 L’OMS annonce une pandémie grippale et le passage au niveau d’alerte maximum (6).

3 juillet 2009 En France, une réunion interministérielle valide la commande de 94 millions de doses de vaccin contre le virus A(H1N1).

23 mars 2010 Roselyne Bachelot, ministre française de la santé, confirme l’annulation de la commande de 50 millions de doses de vaccin et des négociations pour l’indemnisation des industriels.

3 juin 2010 L’OMS maintient l’alerte internationale au niveau 6, avant une réévaluation prévue mi-juillet.

La première révèle que certains des experts ayant participé à la rédaction des lignes directrices de l’OMS face à une pandémie grippale ont reçu des rémunérations d’industriels pharmaceutiques – Roche et GlaxoSmithKline – impliqués dans la fabrication des médicaments ou des vaccins contre les virus grippaux.

Le second souligne un « manque de transparence » dans la gestion de la crise du H1N1 par l’OMS et les institutions publiques de santé, les accusant d’avoir « dilapidé une partie de la confiance que le public européen a dans ces organisations hautement réputées » et juge que « ce déclin de la confiance pourrait représenter un risque dans le futur ».

Un an après l’annonce, le 11 mai 2009, par Margaret Chan du début de la pandémie grippale, beaucoup des gouvernements occidentaux se retrouvent avec des stocks inemployés de médicaments antiviraux et de vaccins contre le nouveau virus A (H1N1), commandés au prix fort, tandis que dans le même temps, la banque JP Morgan estime que les ventes des vaccins antipandémiques ont rapporté entre 7 et 10 milliards de dollars (5,8 à 8,3 milliards d’euros) aux laboratoires.

Il apparaît que, depuis 1999, date à laquelle un document présentait les premières lignes directrices de l’OMS pour un plan pandémie grippale, des experts jouant un rôle clé dans l’élaboration de la stratégie de l’institution internationale dans ce domaine ont des liens d’intérêt avec les industriels. Les recommandations étaient rédigées par quatre experts en collaboration avec le Groupe de travail scientifique européen sur la grippe (ESWI dans sa version anglophone).

« Ce que ce document ne révélait pas est le fait que l’ESWI est entièrement financé par Roche et les autres fabricants de vaccins. Pas plus qu’il n’indiquait que René Snacken et Daniel Lavanchy (deux des experts, le second étant à l’époque employé de l’OMS) avaient participé à des événements financés par Roche l’année précédente, selon les documents de marketing consultés par le BMJ et le Bureau », écrivent les journalistes britanniques Deborah Cohen et Philip Carter.

L’article cite différents autres experts ayant participé à l’élaboration de documents stratégiques de l’OMS sur une pandémie grippale, parmi lesquels les professeurs Karl Nicholson (université de Leicester), Albert Osterhaus (université Erasme, Rotterdam) ou Frederick Hayden (université de Virginie), qui ont été rétribués par les industriels et ont publié des articles à l’appui de l’intérêt des médicaments antiviraux (le Tamiflu de Roche ou le Relenza de GlaxoSmithKline), intérêt aujourd’hui contesté au sein de la communauté médicale.

« Aucune déclaration d’intérêt n’a été publiée et aucun détail n’a été fourni par l’OMS en réponse à nos demandes », indiquent Deborah Cohen et Philip Carter, qui signalent que plusieurs experts cités ont affirmé avoir déclaré leurs liens d’intérêt.

Les deux journalistes déplorent aussi le secret entretenu par l’OMS sur la composition du comité d’urgence, mis sur pied par sa directrice générale et qui l’a conseillée pour décider du moment où déclarer une pandémie. « Une décision qui a déclenché les coûteux contrats préétablis sur les vaccins à travers le monde », commente dans son éditorial la directrice de la rédaction du BMJ, Fiona Godlee.

Interrogé par Le Monde, le porte-parole de l’OMS, Gregory Hartl précise que « chaque fois qu’elle réunit des experts, l’OMS leur fait remplir une déclaration d’intérêts, qui est soumise à l’appréciation du président du comité d’experts, mais elle ne les publie pas car elles contiennent beaucoup d’informations d’ordre privé. »

Concernant le comité d’urgence, M. Hartl précise que sa composition sera rendue publique lorsqu’il aura terminé sa mission, une mesure qui vise « à éviter que ses membres subissent des pressions, compte tenu des conséquences énormes des décisions prises ». L’argumentation n’avait pas convaincu le BMJ et le Bureau qui se demandent si cela sous-entendrait que d’autres comités de l’OMS dont la composition est publique sont soumis à ces influences extérieures.

Le rapport rédigé par Paul Flynn, parlementaire britannique socialiste, et adopté vendredi 4 juin par la commission de la santé de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, accuse lui aussi l’institution internationale de faire preuve d’un « grave manque de transparence » dans ses processus de décision, à quoi s’ajoute « la preuve écrasante que la gravité de la pandémie a été largement surestimée par l’OMS ».

Le document souligne que « c’est principalement le passage rapide de l’OMS vers le niveau 6 de la pandémie, à un moment où la grippe donnait des symptômes relativement modérés, combinés au changement de définition des niveaux de pandémie juste avant l’annonce de la pandémie H1N1, qui a soulevé des préoccupations et des soupçons de la part de la communauté scientifique. » Le rapport sera soumis à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et ses 47 Etats membres le 24 juin.
Paul Benkimoun

le monde

Et dire que je lui ai envoyé 15 mails pour lui expliquer exactement cela, à ce benkimoun, mais il a préféré attendre la version officielle, alors que tout était limpide dès l’année passée.
Enfin bref, vous savez tous ce qui c’est passé avec cette grippe, une méga manipulation des labos et selon moi quelque chose de bien plus grave, une tentative de meurtre de masse.

Il est étrange que l’OMS maintienne le niveau 6 :

 » L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé aujourd’hui dans un communiqué qu’elle maintenait l’alerte pandémique sur la grippe H1N1 qui a fait quelque 18.000 morts dans le monde, après consultation de son comité d’urgence.

Convoqué mardi, le Comité d’experts de l’OMS, chargés de conseiller l’organisation sur l’évolution du virus H1N1, a estimé « d’un point de vue unanime » que « l’activité pandémique continuait » même si la « période la plus intense » de propagation « semblait passée dans de nombreuses régions du monde ».

Tenant compte de cet avis, la directrice de l’OMS, Margare t Chan a décidé de maintenir le statu quo sur l’alerte pandémique, déclarée le 11 juin 2009.  »
le figaro

Comme je n’ai aucune confiance dans ces organisations à vocation mondiale, je me demande bien pourquoi maintenir ce niveau 6. Cela signifie que techniquement nous sommes encore sous la menace de l’établissement d’un système fasciste au niveau mondial.
On verra bien, soyons attentif, pour dépeupler, les virus c’est très bien, ils feront partis de la panoplie utilisée avec les famines, les guerres, les empoisonnements et compagnie…..

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

2 Réponses to “Grippe A : nouvelles accusations contre l’OMS, qui maintient le niveau 6…”

  1. quasar Says:

    salut

    Un jour , un virus muté et meurtrier pourrait voire le jour et se propager , tuant énormément de monde sur terre .

    Ils leur sera facile de dire qu’ils étaient sur la bonne voie , qu’ils avaient bien saisient la dangerosité de ce H1N1 , et jouant sur la culpabilité de tout à chacun .

    D’enfoncer le clou en se posant en moralisateur ( rappellez vous , nous avons maintenu l’alerte pendant X années aprés la première vague , vos gouvernnements nous ont suivient , tout était fait pour votre sécurité , MAIS , VOUS MANQUIEZ DE CONFIANCE A CAUSE D’AMATEUR DU NET , maintennant vous le voyez bien , mais il est trop tard vous avez tous perdus les 3/4 de vos familles .

  2. quasar Says:

    Il leur serai facile de propager un virus hyper mortelle , en laissant croire aux survivants , qu’ils avaient bien prévenu , mais qu’ils n’avaient pas été entendu .

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :