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Le téléphone, le big brother dans votre poche, ou vous allez, combien de temps, avec qui ….

mai 11, 2010

Jusqu’à présent, la géo-localisation de votre mobile a servi à savoir où vous êtes. Bientôt, elle servira aussi à savoir qui vous êtes. Une équipe de spécialistes d’intelligence artificielle dirigée par le professeur Tony Jebara, de l’université Columbia de New York, a mis au point un système permettant de profiler un possesseur de téléphone portable sans rien lui demander, en se basant exclusivement sur ses déplacements quotidiens. Après une période d’observation continue des mouvements d’un téléphone, le moteur d’intelligence artificielle saura si son propriétaire est un homme ou une femme, jeune ou âgé, riche ou pauvre, dépensier ou avare, diplômé ou non, nomade ou sédentaire, employé stable ou précaire…

Pour monétiser cette invention, une partie de l’équipe a créé une start-up baptisée Sense Networks, qui compte aujourd’hui une quinzaine d’employés, répartis entre New York et la Californie. Installé dans son petit bureau de Mountain View, près du campus de Google, le directeur technique de Sense Networks, Anand Venkatamaran, explique qu’il a d’abord fallu créer un système de collecte de données de mobilité des téléphones portables dans une zone donnée : « Nous avons réussi à créer une plate-forme « agnostique », c’est-à-dire capable de digérer n’importe quel type d’informations. On peut bien sûr pister les téléphones grâce aux relais télécoms, mais ce n’est pas toujours assez précis. On peut aussi repérer les smartphones quand ils passent à portée des réseaux Wi-Fi dont on connaît l’emplacement grâce des bases de données spécialisées. Enfin, avec les nouveaux smartphones, tout est à la fois facile et précis, puisqu’ils sont équipés d’une puce GPS qui diffuse leurs coordonnées de longitude et de latitude vers toute une gamme d’applications. »

Deuxième étape : le moteur d’intelligence artificielle va analyser ces flux de données anonymisées, en déduire un ensemble de caractéristiques individuelles, et les segmenter selon les catégories prédéfinies telles que l’âge, le sexe, le revenu ou le niveau d’études : « La force de notre système, affirme M. Venkatamaran, est qu’il n’est absolument pas intuitif. Nos algorithmes ne reposent sur aucun présupposé humain, ils sont vierges de toute règle préconçue du genre « si ce téléphone est souvent dans un salon de beauté, il appartient probablement à une femme ». Ces critères de bon sens sont en réalité naïfs et incertains. » A terme, le système sera aussi capable d’améliorer automatiquement ses propres performances.

Pour commencer, les ingénieurs de Sense Networks fournissent à leur machine des données de mobilité de personnes dont ils connaissent déjà les caractéristiques, et laissent le moteur d’intelligence artificielle établir des modèles de déplacements par catégories.

Ensuite, quand on lui fournit des données appartenant à des personnes dont on ne sait rien, la machine effectue ses propres déductions statistiques, sans intervention humaine : « Par exemple, notre système calcule l’âge d’un possesseur de mobile en se basant sur sa vitesse moyenne de déplacement. Les jeunes bougent vite, souvent et de façon imprévisible. Les plus âgés se déplacent de façon plus lente et plus régulière. Aucun ingénieur n’y avait pensé. »

Selon M. Venkataraman, le système sera même capable de fournir des pourcentages statistiques sur les habitudes alimentaires de ses cibles, ou encore de déterminer si un consommateur aura tendance à rester fidèle à ses marques préférées, ou si au contraire il sera capable d’en changer sur un coup de tête

Les premiers clients de Sense Networks seront sans doute les agences de publicité et de marketing et les professionnels du commerce en ligne, qui rêvent depuis toujours de profiler les utilisateurs de portables pour leur envoyer des messages publicitaires personnalisés et des offres commerciales ultra-ciblées. Sense Networks, qui vient de passer sous le contrôle du fonds de capital-risque californien Intel Capital, démarche activement ce secteur.

Au delà, les usages sont potentiellement infinis. M. Venkatamaran compte sur l’imagination de jeunes développeurs indépendants du monde entier qui pourront créer toutes sortes d’applications inédites, ludiques ou utilitaires, et venir se connecter sur sa plate-forme pour puiser dans ses données. En attendant, la société cherche à se faire connaître du grand public en créant ses propres applications.

La première a été CitySense, à l’usage des fêtards de San Francisco : un plan de la ville indiquant en temps réel les rues et les lieux publics les plus animés, où se concentrent les noctambules circulant en véhicules dotés de GPS et utilisant leurs portables. Elle a aussi expérimenté une application pour les New-Yorkais, CabSense : compte tenu de l’heure et du quartier, elle leur indique le carrefour où ils ont le plus de chance de croiser un taxi en maraude.

M. Venkataraman imagine déjà des services payants : « Nous pouvons déterminer qu’un possesseur de mobile prend le même train de banlieue tous les jours à la même heure. Nous pourrions lui proposer de regarder sur son smartphone un programme vidéo dont la durée correspond exactement à son temps de trajet. »

Il rêve même de coupler son service avec celui d’un moteur de recherche : « Quand vous posez une question à Google via votre mobile, celui-ci pourrait la faire transiter par la plate-forme de Sense Networks. Ainsi, nous pourrions faire à Google des recommandations basées sur les informations personnelles que nous possédons sur vous. Le moteur vous renverrait alors des résultats sur mesure, spécialement adaptés à vos goûts ou à votre mode de vie. » M. Venkataraman a trouvé le slogan qui résume sa démarche : « Plus besoin de faire de recherches, nous avons déjà trouvé ce que vous voulez.  »
le monde

(ça c’est ce que l(on veut nous faire croire)

(ça c’est la réalité)

De mieux en mieux, je vous en avais déja parlé mais cette fois ça va encore plus loin, l’apport de l’ I.A sera incontestablement problématique pour notre liberté, en effet on me rétorque souvent qu’il est impossible de traiter toutes les données, qu’il y en a trop et qu’il est impossible de créer un profil cohérent, mais force est de constater qu’il n’en est rien, ce n’est qu’une question de puissance de calcul et de programme adequat.

En parlant de géolocalisation, voila que facebook s’y met aussi !!!

Selon ce que rapporte le site AdAge, cette fonctionnalité de géolocalisation servirait également les entreprises qui annoncent sur Facebook. Déjà, McDonald’s aurait commencé à développer son application pour Facebook. En l’utilisant, les clients pourraient indiquer qu’ils sont dans un restaurant de la chaîne, laquelle pourrait afficher de la publicité aux côtés de ce statut.

Ce n’est un secret pour personne que Facebook entend lancer une telle fonctionnalité et plusieurs s’attendaient à ce que l’entreprise le fasse dans le cadre de sa conférence «f8», qui a eu lieu il y a quelques semaines.

Facebook lancerait plutôt la géolicalisation ce mois-ci, a déclaré à AdAge le PDG d’une compagnie de marketing numérique.

«Nous nous préparons à l’intégrer, mais nous ne savons pas exactement quand ce sera disponible», a indiqué Kevin Barenblat, de Context Optional.

En lançant ses fonctionnalités de géolocalisation, Facebook, qui compte 400 millions d’utilisateurs, pourrait faire mal à des entreprises comme Foursquare et Gowalla, des plateformes de réseautage social basées sur la géolocalisation.
cyberpresse

Le plus délirant, c’est que les mongoliens consommateurs seront heureux de profiter de cette technologie de géolocalisation, la stupidité est réellement infinie….

Il est à parier que certains governements ont déja des profils extrèmement précis de millions de personnes, ou vont-ils, en combien de temps, combien de temps reste t-ils , avec qui, on vont les gens qu’ils ont précédément rencontrés, que lisent-ils, que regarde t-ils sur internet, à qui ils envoient des mails, le contenu des mails, etc…

J’ai appris récement que google mettait en lien des publicités grace aux mots clés trouvés dans les mails reçus ou envoyés, je croyais que ces publicités n’étaient liés qu’aux mots tapés sur les barres de recherche, mais si google scanne les mails, c’est qu’il y a intrusion de fait dans la vie privée, et qui nous dit qu’en plus d’un scan
 » neutre  » en fonction de mots clés il n’y a pas une véritable analyse du sens des mails et bien évidement en lien avec les recherches effectuées, les vidéos regardées etc….

Comme enfant j’ai lu beaucoup de science fiction, je suis habitué au futur et comme je connais un peu ce qui se passe dans le monde, j’aime bien tenter d’imaginer l’avenir et plus précisement l’organisation humaine dans l’avenir, et franchement, je nous vois mal barré, parceque comme les nazis (qui ont gagné la guerre) les élites occidentales et ensuite mondiale ont appliqué des méthodes de controle politique, sociale et psychologique (voir la vidéo article précédent) basés sur la rigueur de la science, laissant peu d’échappatoire aux individus broyés par des gens qui les connaissent mieux que eux ne se connaissent.

Bref, le cocktail nano-rfid-gps risque de s’avérer désastreux pour la vie privé et incroyablement efficace pour ce qui est du controle social avec une surveillance quasi imparable.

Les trois grandes sources de risque pour la Chine : Risque 1 – Aggravation du déséquilibre mental et psychique de certaines grandes puissances. C’est délirant de lire ça ????

avril 14, 2010

L’Académie des Sciences sociales de Chine vient de publier le 6 avril le « Rapport (2010) sur le développement de la Région Asie-Pacifique », dans lequel il est indiqué qu’à l’heure actuelle, l’environnement sécuritaire de voisinage de la Chine devient de plus en plus complexe et qu’il existe principalement trois grandes sources de risque.

Risque un – Aggravation du déséquilibre mental et psychique de certaines grandes puissances.

Il est déclaré dans le livre bleu qu’en 2009, la Chine s’est hissée à la tête des plus grands pays exportateurs du monde et qu’elle s’approche de la deuxième place mondiale quant à l’ampleur de son PIB (Produit intérieur brut). L’émergence vigoureuse de la Chine déplaît à certaines grandes puissances, qui en tant que détenteurs d’intérêts acquis de l’ordre international, voient cela d’un mauvais œil et elles connaissent un déséquilibre mental et psychique qui s’aggrave de plus en plus, alors que leur conscience idéologique renforce leur sens de prévention contre celle-ci. Cet état d’esprit déséquilibré et ce sens de prévention les amènent à exciter le nationalisme et le chauvinisme, ce qui augmente objectivement les risques de la Chine quant à sa sécurité. Les effets de ce genre de facteurs sont clairement et nettement traduits dans les conflits frontaliers entre la Chine et l’Inde, le litige sino-japonais au sujet de la délimitation de la Mer Orientale ainsi que le contentieux sino-australien en ce qui concerne le cas d’espionnage du Groupe Rio Tinto.

D’autre part, l’ingérence de certaines grandes puissances, en dehors de la région, dans les affaires des régions environnantes de la Chine aggrave sérieusement les risques existants de la sécurité de ces régions.

Risque deux – Méfiance et inquiétude des pays voisins.

Le livre bleu indique que la spéculation de la communauté internationale au sujet de la Chine, de la « menace de la Chine » à la « responsabilité de la Chine » ou bien de la « partie prenante responsable » au G2, tout cela redouble, à un certain degré, la méfiance et l’inquiétude des pays voisins de la Chine à l’égard d’elle. Le terme « G2 » est devenu l’année dernière le point chaud de spéculation de la communauté internationale. En réalité, ce genre de propos non seulement exagère et surestime l’influence de la Chine dans les affaires internationales, mais surtout méconnaît et méprend l’orientation fondamentale de la politique extérieure non hégémoniste de la Chine. Ce qui est plus sérieux, c’est que la méfiance et l’inquiétude de ces pays les amènent à tenter de pousser les puissances de la région et à demander à certaines grandes puissances en dehors de la région à réunir leur force pour faire équilibre ou contrepoids à la Chine. Fin 2009, l’ancien Premier Ministre de Singapour Lee Kuan Yew a appelé les Etats-Unis à s’introduire en Asie pour faire contrepoids à la Chine et le propos qu’il a tenu à cet effet traduit pleinement ce genre de méfiance et d’inquiétude envers la Chine. En ce qui concerne les conflits au sujet de la Mer de Chine Méridionale, on remarque également de semblable tentative des pays concernés.

Choc fortuit mais manipulé venu de l’extérieur.

Dans le contexte actuel où le degré de mondialisation se renforce davantage de jour en jour, les effets de la sécurité non conventionnelle deviennent de plus en plus évident et un événement fortuit qui se produit dans un certain pays ou dans un certain territoire peut devenir le centre d’attention du monde entier. Les pays voisins de la Chine recèlent chacun une grande différence quant à son système politique, sa structure ethnique ou bien le niveau de son développement économique. Dans le domaine de la sécurité non conventionnelle, les risques proviennent de sources nombreuses et différentes. Au cours de l’année écoulée, nous avons constaté de nombreux événements imprévus : le changement soudain du problème nucléaire nord-coréen, l’incident du cas d’espionnage de Rio Tinto, le problème transfrontalier des réfugiés provoqué par le conflit armé entre le gouvernement birman et les minorités nationales de la région Kokang dans le nord du pays, l’incident du 5 juillet créé par la collusion et la complicité entre les séparatistes du Xinjiang et les forces terroristes de l’étranger, … etc. Derrière ces incidents extérieurs qui semblent fortuits, on remarque souvent la participation et la manipulation des forces antichinoises pleines d’hostilités envers notre pays.

Ces dangers latents qui menacent sérieusement la sécurité de la Chine font que notre environnement sécuritaire avoisinant devient de plus en plus grave et complexe et il est décidé en même temps qu’il est impossible pour nous d’adopter de simple contre-mesure de riposte pour dissiper ces différentes espèces de menaces latentes pour la sécurité de notre pays. Le livre bleu insiste que pour assurer la sécurité de notre situation environnante, la mesure que nous devons adopter pour faire face c’est de développer et d’accroître notre propre puissance, de stabiliser les relations sino-américaines, d’étendre nos relations d’amitié et de bon voisinage, d’élargir notre influence sur nos pays voisins, de renforcer notre « puissance douce et souple » et d’améliorer l’image internationale de notre pays.

Risque trois – Notre plus grand risque réside dans le moment opportun pour le retrait en Asie de la politique de stimulation économique.

Il est indiqué dans le livre bleu que la crise financière internationale a dépassé ses moments les plus difficiles, mais qu’il existe toujours de nombreux facteurs indéterminés quant à la perspective d’avenir du redressement de l’économie mondiale. L’économie asiatique joue jusqu’à présent le rôle de meneur dans le processus de relèvement de l’économie mondiale et au moins dans le courant de l’année à venir (2010), sa position demeurera inchangée et il est prévu qu’elle sera toujours la partie la plus rapide dans la croissance économique de notre monde. Confronté à l’espérance optimiste envers l’économie asiatique, il est important pour nous de rester lucide, pondéré et perspicace en concentrant notre attention sur les risques potentiels qui pourraient surgir ultérieurement à tout moment.

Vu à court terme, le plus grand risque auquel est confrontée l’économie asiatique c’est la maîtrise du moment opportun pour le retrait de la politique de stimulation économique. Le redressement en premier de l’économie asiatique a été principalement dû à cette politique appliquée par les gouvernements des pays de l’Asie et une fois le retrait de cette politique, personne ne peut prévoir son résultat et si le processus de relèvement économique pourrait être maintenu. Le moment opportun pour le retrait de la politique de stimulation économique dépend non seulement de l’appréciation de la perspective d’avenir du redressement économique, mais surtout de la possibilité de la continuité de cette politique. Vu seulement du niveau de l’inflation, le risque à affronter par l’économie asiatique en 2010 n’est pas tellement grave. Mais le problème c’est qu’en poursuivant l’application d’une politique de telle ampleur il se peut que les anticipations inflationnistes soient aggravées et intensifiées et que, dans la condition où l’IPC (Indice des prix à la consommation) ne connaît pas une hausse importante, les prix d’actifs s’envolent. En réalité, depuis le début de l’année 2009, les prix d’actifs dans les régions d’Asie ont été en général supérieurs par rapport aux autres régions du monde, comme par exemple la hausse rapide des prix des actions, des prix des logements et même des prix de l’or dans le monde, laquelle est intimement liée aux opérations des investisseurs asiatiques qui voulaient éviter les risques. Comment continuer à appliquer la politique monétaire laxiste et comment empêcher le risque de bulle d’actifs, ce sont des problèmes épineux auxquels doivent faire face les autorités de gestion monétaire de tous les pays de l’Asie.
peopledaily.com

Les points 1 et 2 sont vraiment interessants, les chinois ont clairement compris que nous n’allons pas les laisser devenir une réelle puissance, vous allez peut être me trouver candide mais je crois les dirigeants chinois quand ils disent :

 » ce genre de propos non seulement exagère et surestime l’influence de la Chine dans les affaires internationales, mais surtout méconnaît et méprend l’orientation fondamentale de la politique extérieure non hégémoniste de la Chine  »

Nous fonctionnons avec nos concepts d’occidentaux et nous projetons notre système de pensée aux autres civilisations, il n’y a que l’occident qui revendique un universalisme qu’il s’imagine devoir imposer à autrui avec autant de systématisme.

Je vous l’ai déja dit plusieurs fois mais la Grande Flotte chinoise du début du 15 siècle n’a ni colonisé ni imposée ses idées dans les contrées visitées, alors que nous autres, avec 3 navires et quelques centaines de soldats avons esclavagisé, exterminés et imposés notre religion à des peuples entiers.

Bref, les chinois se préparent à des tensions avec les occidentaux, le plus grave étant que le danger ne vient pas de la Chine mais de l’occident qui a une perception faussée de son déclin, et qui risque de sur-réagir face à cette perte de leadership incontesté.
Lisez cette note du Sénat sur la toute relative augmentation du budget militaire chinois