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Fannie Mae et Freddie Mac victimes de la neurasthénie de l’immobilier américain.

juin 23, 2010

Les annonces ont été quasi concomitantes, mercredi 16 juin : d’un côté, la construction plonge aux Etats-Unis de manière abyssale, de l’autre, Fannie Mae et Freddie Mac, les deux financeurs du crédit hypothécaire américain, ont vu leur cotation à Wall Street retirée par leur autorité publique de contrôle, l’Agence fédérale de financement immobilier (FHFA).

« Enfin ! », se sont écriés les milieux d’affaires. L’administration Obama a attendu que la valeur de leur titre soit quasi nulle (0,92 dollar pour le premier, 1,22 pour le second) pour procéder à une mesure longtemps annoncée. Mais elle a valeur de symbole : malgré 145 milliards de dollars (120 milliards d’euros) injectés par l’Etat, rien n’est parvenu à restaurer la confiance des investisseurs envers ces deux géants.

Soeurs jumelles, les sociétés Fannie et Freddie avaient été placées sous tutelle publique par l’administration Bush en septembre 2008, une semaine avant la faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers. Durant la décennie de bulle spéculative immobilière qui avait précédé cette décision, elles étaient devenues des acteurs de premier ordre à Wall Street ; un succès dû au gonflement exponentiel de la bulle mais aussi à leur statut hybride. Organismes privés bénéficiant d’une garantie publique, elles étaient des interlocuteurs financiers majeurs et des partenaires-clés de la classe politique. Premières contributrices au financement des campagnes électorales, leur position et le poids de leur lobby au Congrès semblaient inexpugnables.

« Institutions zombies »

A leur zénith, Fannie et Freddie détenaient ou garantissaient 45 % de l’encourt du crédit immobilier américain : 31 millions de prêts pour 5 300 milliards de dollars. Leur effondrement a été causé par leur exposition ahurissante sur les titres subprime et par l’accroissement du nombre d’emprunteurs insolvables ; à Wall Street, leur titre chutait alors respectivement de 93,7 % et de 95,3 %. Leur trou était évalué à 280 milliards de dollars, leur dette à 1 600 milliards, dont 900 milliards détenus par des créanciers étrangers.

Dix-huit mois après leur nationalisation de facto, le Trésor américain a constaté son impuissance. Il a maintenu Fannie et Freddie à flot sans pouvoir dégager de perspective. Quant à la FHFA, elle ne prévoyait aucune amélioration en 2010 pour celles que Wall Street nommait désormais des « institutions zombies ».

Lors de la nationalisation de Fannie et Freddie, diverses options de réorganisation du financement du crédit immobilier avaient été évoquées, dont le démembrement des deux mastodontes en plusieurs entités régionales pour éviter l’impact « systémique » de leurs éventuelles difficultés. Mais ce chantier s’est fait attendre. Or, alors que l’accès au crédit tardait à se desserrer malgré les centaines de milliards injectés dans le système bancaire, Fannie et Freddie détenaient ou garantissaient toujours jusqu’à 76 % des emprunts contractés par les ménages américains en 2009.

Secrétaire au Trésor, Tim Geithner justifiait il y a deux semaines encore l’attentisme de l’administration par l’adoption préalable d’une vaste réforme financière. De très nombreux analystes jugent aujourd’hui qu’il a eu tort.

La paralysie qui paraît affecter l’intervention publique est symptomatique à la fois des obstacles auxquels elle se heurte et des limites qu’elle s’impose. Les moyens mis en oeuvre à ce jour par l’administration Obama ne sont pas parvenus à enrayer « un nombre record de saisies (d’appartements) qui maintient la pression sur des millions de propriétaires », estime le dernier rapport sur « L’état de l’immobilier national » publié par le Centre d’études immobilières de l’université de Harvard. « La clé » de la relance du secteur immobilier, observe le rapport, « réside d’abord dans la reprise de l’emploi ». Or celle-ci stagne désespérément.

Par ailleurs, depuis son arrivée à la Maison Blanche, Barack Obama a tenu à préserver cet élément constitutif du « rêve américain » qu’est l’accès au logement privé. La sortie de Fannie Mae et Freddie Mac de la cote indique symboliquement à quel point ce rêve est désormais mal en point.

D’ambition au fond très modeste vu l’ampleur des difficultés, une nouvelle législation portant sur « la création d’emplois et des logements abordables », proposée par la sénatrice Maria Cantwell, ambitionne de prolonger et d’élargir certains avantages fiscaux accordés aux promoteurs de bâti bon marché et avec une vocation locative. Ses partisans pensent qu’elle générerait 5 milliards de dollars d’investissement privé dans le secteur, la construction de 60 000 appartements et 70 000 emplois supplémentaires. Elle attend toujours d’être votée.

en plus :
LA CONSTRUCTION EN CHUTE LIBRE
Emblème du marché immobilier américain, les mises en chantier de maisons individuelles ont connu, en mai, leur chute la plus importante sur un mois depuis janvier 1991 : – 17,2 %. La construction globale de logements est en baisse de 10 % comparée au mois d’avril. Quant au nombre des permis de construire accordés (- 5,9 %), il est au plus bas depuis un an. Ces chutes s’expliquent amplement par l’expiration, fin avril, du crédit d’impôt accordé par le plan Obama de relance économique aux acquéreurs d’un bien immobilier. Aussi, depuis la création de ces statistiques, en 1970, jamais le nombre des logements en construction n’avait été aussi faible aux Etats-Unis, alors que la population a augmenté depuis de… 102 millions d’individus.
le monde

Il ne s’emmerde pas les américains, ils sortent les valeurs sont tombées trop bas, histoire de faire remonter articiellement l’indice, vous vous rendez compte du pognon que les autorités ont injecter dans ces entreprises et sans compter les dettes impayées qu’il faudra bien régler.
Ces deux entreprises sont le symbole de l’amérique en faillite et tout le monde fait comme si ça n’était pas arrivé, avec une simple recession l’économie serait déja repartie, au lieu de cela, l’effondrement continue, les usa contruisent moins de maisons qu’il y a 40 ans et 100 millions d’habitants en moins, je ne sais ce qu’il faut comme chiffre pour prendre la mesure de la catastrophe. N’oublions pas que l’année passée le vice président de Freddie Mac s’était suicidé, l’entreprise était un des plus gros donateur pour les campagnes électorales.
Le jour ou les créanciers demanderont les 900 milliards, je me demande bien ce qui va se passer….

La Russie voulait couler Fannie et Freddie

février 1, 2010

L’ancien secrétaire au Trésor américain Henry Paulson accuse la Russie d’avoir voulu couler les organismes immobiliers Fannie Mae et Freddie Mac, dans des mémoires à paraître dont des extraits ont été publiés dans le Financial Times.
(afp)- Dans ce récit intitulé « On the Brink » (« Sur le bord »), M. Paulson raconte qu’alors qu’il était à Pékin aux jeux Olympiques, en août 2008, il s’était fait raconter que Moscou avait voulu mettre en difficulté ces deux entreprises vitales pour le marché immobilier des Etats-Unis.

« Des responsables russes avaient fait une approche au plus haut niveau des Chinois, en suggérant qu’ensemble ils pourraient vendre d’énormes morceaux de ce qu’ils détenaient de ces entreprises afin de forcer les Etats-Unis à utiliser leurs pouvoirs d’exception pour les renflouer », écrit l’ancien secrétaire au Trésor.

« Les Chinois avaient refusé de s’associer à cette entreprise de déstabilisation, mais l’histoire était profondément troublante », s’émeut-il.

Les relations avec Moscou étaient tendues à l’époque, Washington soutenant la Géorgie dans la guerre éclair l’opposant à la Russie pour le contrôle du territoire séparatiste géorgien de l’Ossétie du Sud. Quant à Fannie Mae et Freddie Mac, ils étaient très mal en point, et allaient passer sous tutelle de l’Etat fédéral américain dès le mois suivant.

La Russie détenait alors plus de 65 milliards de dollars de dette de ces organismes, selon des données du Trésor américain.
source

Si c’est vrai, c’est assez marrant comme histoire, peut être que les chinois n’ont pas voulu plomber l’atmosphère de leur JO ou plutôt qu’ils savaient qu’en donnant un coup de fil menaçant, les américains garantiraient les deux sociétés, c’est d’ailleurs ce qui c’est passé.
Si c’est vrai, cela veut dire que les russes sont à l’affut de la moindre faiblesse US, ça promet, les usa
étant en rupture économique…
Et après l’expo universelle de Shangaï, les choses vont s’accelerer, à moins que les USA ne veuillent pas attendre…

Fannie Mae demande une nouvelle aide du Trésor américain, 15 milliards de plus…

novembre 6, 2009

wall-street-help

L’organisme de financement hypothécaire a encore enregistré une très lourde perte au troisième trimestre. Il réclame une aide de 15 milliards de dollars.

Fannie Mae, organisme de refinancement hypothécaire et acteur majeur de la crise financière aux Etats-Unis a annoncé avoir subi au troisième trimestre une nouvelle perte de 18,9 milliards de dollars.

La perte sur ce trimestre a été réduite de 35% par rapport au même trimestre de l’exercice précédent, mais s’est aggravée par rapport au deuxième trimestre, où elle était de 14,8 milliards de dollars.

Son chiffre d’affaires s’est limité au troisième trimestre à 5,9 milliards de dollars, dont près des deux tiers en intérêts sur son activité de crédit, et près d’un tiers rémunérant sa garantie.

Fannie Mae enchaîne donc son neuvième trimestre de pertes consécutif et ne devrait pas revenir aux bénéfices dans un avenir prévisible: « Nous prévoyons que nos pertes de crédits et notre ratio de pertes de crédits continueront à croître pour le reste de 2009 et en 2010 », a prévenu l’organisme.

Le groupe a attribué ce nouveau trou dans ses finances à 22 milliards de dollars de dépenses, « reflétant l’accumulation continue à la fois des provisions pour pertes et des dépréciations dues à l’ajustement comptable au prix le plus juste », explique le communiqué.

Des dépréciations attribuées au « nombre croissant de prêts qui ont été acquis auprès de détenteurs de titres adossés à des créances hypothécaires afin de poursuivre le programme de modification des termes de l’emprunt pour les propriétaires en difficulté « , a expliqué Fannie Mae.

L’organisme est en effet sollicité par les pouvoirs publics pour reprendre des titres adossés à des prêts immobiliers dont la valeur s’est effondrée, et soutenir de cette manière le marché immobilier. Le groupe demande donc une nouvelle aide du Trésor américain évaluée à 15 milliards de dollars.

La société bénéficie déjà d’une ligne de crédit de 100 milliards de dollars sur lesquelles elle doit puiser pour maintenir leur valeur d’actifs supérieure à leur passif.

D’après une étude publiée en octobre par la Banque de réserve fédérale de San Francisco, Fannie Mae, tout comme Freddie Mac et Ginnie Mae, garantissaient ou fournissaient à eux trois près de 95% des nouveaux prêts hypothécaires résidentiels.

Fannie Mae a plaidé pour une poursuite du soutien de la Fed, qui achète déjà sa dette à hauteur de 147 milliards de dollars à ce jour, en ajoutant celle de Freddie Mac.
la tribune

C’est un puit sans fond !
Déja 147 milliards et ce n’est pas terminé, les usa sont en mode auto destruction, le pays sombre lentement, mais les banquiers s’en foutent.Regardez aujourd’hui, le chomage passe les 10% et Wall Street est resté dans le vert ! C’est dingue, c’est la preuve qu’ils sont totalement déconnecté du réel.

Les américains sont au chomage et les bankster font la fête, tranquille quoi !

9 trimestres dans le rouge, j’ai jamais entendu ça ! et ce n’est pas fini, 2010 sera pareil !

Pauvres gens, regardez la dernière arnaque.On pourrait croire que cela part d’un bon sentiment, mais bon…

L’organisme américain de refinancement hypothécaire Fannie Mae a lancé aujourd’hui un programme pour proposer aux propriétaires d’un logement ne pouvant plus rembourser leur emprunt d’en devenir locataires plutôt que d’être expulsés.

« Dans le cadre de ‘Titre de propriété contre bail de location’, les emprunteurs transfèrent leur propriété au prêteur par un contrat au lieu d’une saisie, et louent ensuite le logement au prix du marché », a expliqué la société dans un communiqué.

Le Trésor avait annoncé début octobre que 500.000 ménages avaient bénéficié d’une modification de leur mensualité de remboursement, dans le cadre de ce plan public lancé en février pour aider les propriétaires en difficulté à rester chez eux. Dans le programme de Fannie Mae, le ménage occupant ce logement devrait prouver que ce loyer représente au maximum 31% de ses revenus, et signerait un premier bail d’un an renouvelable.

L’autre organisme parapublic de refinancement hypothécaire, Freddie Mac, avait lancé en mars une initiative semblable. Elle prévoyait un bail de location d’un mois renouvelable, et obligeait les emprunteurs à faire visiter leur logement aux acheteurs potentiels.
le figaro

Genre ils ont payé pour rien pendant des années, et deviennent locataires !!!!
le cauchemar, mon dieu les pauvres gens, les banquiers sont vraiment des chiens et l’état est complice.Les gens doivent être furax, heureusement qu’il y a la grippe pour les occuper…. et bientôt les enfermer…