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Un petit tour chez Jovanovic

février 19, 2010

VERS LA SUPRESSION DE L’ARGENT ET LA SURVEILLANCE TOTALE
du 17 au 19 février 2010 : Dans 777 j’ai montré comment les banquiers se sont interposés entre vous et votre argent, et cela depuis 1980 seulement. J’ai montré aussi que: 1) Visa veut supprimer l’usage de l’argent liquide à partir de 2012; et que 2) depuis presque 2 ans, les banques françaises ont progressivement empêché les gens de retirer leur argent de la banque. Par exemple quand papy a voulu retirer 2.000 euros en liquide, eh bien il a dû prévenir, 48 heures à l’avance, excusez du peu, messire le directeur, qui, du haut de sa grandeur de « seigneur banquier », condescendît éventuellement à lui donner ses 2.000 euros en piècettes, à condition qu’il réponde bien à ses questions inquisitives « c’est pour quoi faire? », et qu’un bazar qui s’appelle TracFin n’établisse pas que notre papy est un dangeureux terroriste parce qu’il veut les offrir à ses petits-enfants… Et regardez bien: quelle est la première mesure imposée aux Grecs par l’UE ? L’OBLIGATION DE TOUT PAYER EN CHEQUE OU CARTE pour les sommes au-dessus de 1.500 euros. IL SERA ILLEGAL DE PAYER EN LIQUIDE TOUTE SOMME AU-DESSUS. C’est pas étonnant ça? Les Danois ont la même règle depuis 2 ans. Obligation de tout payer en chèque ou carte de crédit. Les banques ont discrètement établi cette règle dans tous les pays de la CEE… Ainsi, le « système » va pouvoir surveiller ce que chaque papy européen fait de son argent, argent qu’il a quand même gagné en travaillant, qu’il a mis de côté « à la sueur de son front ». Cette politique étrange qui consiste à limiter l’accès à l’argent liquide est destinée à supprimer toute liberté aux gens et aussi à éviter la ruée. En cas de crash par exemple, il n’y aura pas de véritable ruée sur la banque, sauf pour retirer… 1.400 euros, ou moins, sans parler des 30% de gens qui sont à découvert en permanence! La banque gagne à tous les coups, faites vos jeux. A votre avis, qui a demandé à ce que cette limitation devienne une gloablité à l’échelle européenne? C’est évidemment les banquiers qui ont avancé progressivement leurs pions, et cela en toute discrétion. Et tout cet argent bloqué sur le compte, eh bien les banquiers, eux, le placent sur les marchés et ils ne demandent pas votre permission. Voyez plus bas le témoignage de ce monsieur qui a voulu sortir les 200.000 euros de son compte pour acheter une maison en Bretagne. Le banquier a voulu lui donner un prêt plutôt que de voir cet argent partir de son agence!! C’est bien une mise en esclavage des gens que les Etats sont en train de réaliser en collaboration avec les banques, sous prétexte que vous êtes, cher lecteur, un terroriste potentiel. Et c’est précisément le sujet, entre autres, de 777 qui, avec cette soudaine obligation faite à la Grèce, prend une dimension encore plus inquiétante. Quand le patron de Visa a dit en 2003 « on va vers la disparition de l’argent liquide » ce n’était pas une parole en l’air. Qui va hériter de cette manne ? Visa, Mastercard, Amex, etc. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com 2008-2010

Démence pure !, galerer à sortir son propre argent de la banque, c’est un comble, et que dire de cette histoire de paiement en liquide superieur à 1500 euros interdit, putain de fasciste, c’est dingue, ils emmerdent les petites gens alors que tous ces mafieux politiques se gavent sans vergogne, c’est hallucinant et rageant, on veut faire de vous des robots, révoltez vous….

LOUER UNE BOUTIQUE? FACILE EN ANGLETERRE
du 17 au 19 février 2010 : Il n’y a que les loueurs de boutiques français qui n’ont pas encore compris qu’il y avait une crise, si l’on en juge par les prix demandés en ce moment à Paris. De pauvres commerçants s’imaginent qu’ils vont réussir à trouver facilement un candidat qui va leur payer 20.000 ou 50.000 euros de reprise ou de pas de porte. Dans le centre des villes anglaises par exemple, selon le DailyMail, c’est une boutique sur 8 qui est vide maintenant, et à ce rythme on va arriver à 1 sur 7 puis à 1 sur 6. « A report shows 12,4% of shops in town centres are empty, compared to 4% in the summer of 2007 ». En revanche, dans d’autres quartiers, « les boutiques vides représentent même 30% comme dans le Kent »… Le dessinateur du journal résume bien la situation: on ne peut même plus faire du « lèche-vitrines ». Lire le Daily. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com 2008-2010

Whaou, ça c’est du chiffre, c’est la berezina in England, c’est triste pour les gens, vous vous rendez compte 30% de boutiques vides, mon dieu comme c’est grave, je ne comprends pas comment le Royaume tient encore debout, et je comprends mieux le virage totalitaire big brother qui pousse les enfants britanniques à la délation, dans 20 ans ce pays ressemblera à la roumanie soviétique….

GRAVE: LA PLANCHE A BILLETS NE SUFFIT PLUS A L’ANGLETERRE
du 19 au 21 février 2010 : Le chômage continue à frapper les Anglais et la BarclayCard par exemple a effacé presque 2 milliards de pertes sur ses opérations. Incroyable. « Barclaycard writes off £1.8bn in debts as UK credit card debt climbs to £5bn » a titré le DailyMail, soit une hausse de 64%. Ben oui, les courses de Noël, ça n’a pas aidé… Et pour 2010, ils s’attendent à 5 milliards de pertes sur impayés cartes de crédit, que des chiffres qui nous montrent « la sortie de crise » (qui a justifié la hausse du taux de la Fed aujourd’hui, si peu…) Lire ici. Mais le plus inquiétant numéro 1, c’est ça: « Frozen family budgets squeezed as inflation DOUBLES in two months » écrit Sean Poulter dans le même journal. L’inflation anglaise a doublée en 2 mois!!! Allo? Y a-t-il de la lumière au bout du tunnel? Par exemple, les assurances voiture, tiens c’est curieux, ont augmenté de 21,7% !!! Je crains que la même chose nous attend ici. MAIS VOICI LE PLUS GRAVE NUMERO 2: rien qu’en janvier 2010, le gouvernement a quand même emprunté 4,3 milliards de livres pour payer les salaires. MEME LA PLANCHE A BILLETS NE SUFFIT PLUS. A part ça, ils roulent toujours à gauche. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com 2008-2010

Les anglais sont morts, c’est pour cela qu’il va y avoir la guerre, rien ne va plus , les jeux sont fait !!!

UN AMERICAIN SE SUICIDE DANS LE TRESOR PUBLIC
du 19 au 21 février 2010 : Cela devait arriver, et je suis d’ailleurs étonné que cela n’ait pas eu lieu plus tôt. « Donc, Messieurs des Impôts-Big Brother, prenez maintenant un bout de ma chair et dormez bien ». J’ai lu sa note d’adieu postée sur son site internet, retirée aussitôt par le FBI, mais vous l’avez ici grâce à smoking gun. Cet informaticien en a eu marre de voir que l’argent de ses impôts, 40.000 dollars qu’on lui a pris de force, a servi à sauver les banquiers de Wall Street alors que lui était obligé ramer comme un malade. Dans un gesté déséspéré, il a pris un avion de tourisme et il a foncé droit dans la tour fédérale d’Austin qui abrite l’IRS, les impôts américains. Boum. Il a dit: il n’y a pas que les pauvres qui savent se battre pour leur liberté. L’affaire fait grand bruit de l’autre côté, et a divisé le pays en deux. Ce document vidéo est 15 secondes après le crash, le temps pour celui qui a vu l’avion percuter l’immeuble de se remettre du choc et d’appuyer sur le bouton « rec ». Faites une prière pour l’âme de cet homme, Joseph Stack, afin qu’il atterrisse bien de l’autre côté. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com 2008-2010

Un acte de désespéré, j’espère que cela va se multiplier et que la prochaine fois ils s’en prendront à des banquiers bien malsains, il faut que les gens comprennent qui est responsable de leurs malheurs et il faut qu’ils aillent se venger, ils ne faut pas que les gens se suicident sans emmener avec eux ceux qui sont responsables de leur sort.

Un pro européen :  » l’histoire montre que les empires arrivent généralement à plus d’efficacité et de prospérité ; avec une géographie extensive, le modèle impérial obtient toujours plus de succès « 

février 14, 2010

Il y a deux jours, donc à la veille du sommet de Bruxelles, Alberto Giovannini, l’ancien PDG du hedge fund calamiteux LTCM, qui fut chargé par l’UE de coordonner le passage à l’euro, a déclaré au quotidien financier italien Il Sole 24 Ore, en parlant de l’Europe, que « l’histoire montre que les empires arrivent généralement à plus d’efficacité et de prospérité ; avec une géographie extensive, le modèle impérial obtient toujours plus de succès ». Comme on le voit avec cette déclaration, si le sommet de Bruxelles porte son lot de tragicomique, c’est surtout le tragique qui prévaut.
suite solidarité et progrès

Vraiment n’importe quoi cette phrase c’est vrai que l’union soviétique a été un modèle de prospérité !
Voila l’état d’esprit de ceux qui construisent l’europe. lls veulent nous enfermer dans un empire totalitaire.

Un petit tour chez Jovanovic

février 8, 2010

CA Y EST: L’ARMEE DANS LES RUES ANGLAISES
du 8 au 11 février 2010 : Je le voyais venir et je vous l’annonce depuis août 2009 maintenant, eh bien c’est tombé la semaine passée dans le The Independent , merci à Luc. L’armée anglaise va être entraînée à faire du maintien d’ordre civil, habituellement le travail des CRS et policiers, dans les rues british… « The Army should never be used on the streets. That’s not what they are for. It’s also not what your average squaddie is trained for. There is a long tradition in British politics of distrusting a standing army in the hands of the government. That’s why, in legal fiction, we do not have a standing army, and the Army Act has to be passed every year… It’s also not very good for army morale to use them against their own people. For « Terrorist Threat » read « Population Control ». Proposing to use the army on the UK mainland is a very sinster move, and betrays some incredibly authoritarian attitudes ». La raison? Pour terroriser les terroristes bien-sûr… Et regardez ce qu’écrit le journaliste: « How have we come to this? How did our freedoms vanish so swiftly and quietly? And more to the point, what can we do about it? »… Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com 2008-2010

Et wé, en France aussi, ainsi qu’aux USA de manière sure, ce n’est pas pour rien que les militaires s’entrainent à intervenir en ville. L’ennemi c’est nous, et quand les gens le comprendront il sera trop tard.

l’armée US s’entraine à guider des civils dans des camps
envoyé par fonzibrain. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

DERNIERES NOUVELLES D’ATHENES
du 8 au 11 février 2010 : « Pour la 3e fois en 19 mois, le système financier global risque de partir en vrille si aucune action politique radicale n’est décidée immédiatement » a écrit AEP dans le Telegraph d’aujourd’hui. Vous voilà avertis, car… c’est la fuite des capitaux en ce moment. Les riches grecs mettent leur avoirs à l’abri, et les banques et sociétés étrangères ont déjà sorti plus de 10 milliards d’euros depuis octobre 2009… Ca sent le roussi. Mais pas plus que L’Estonie ou la Lettonie l’an passé, sauvées il est vrai par le FMI, je vous le rappelle. Et AEP dit la même chose que votre humble serviteur, la Grèce est coincée par l’Euro et la CEE, et elle ne peut appeler le FMI à l’aide comme la Lettonie ou le Pakistan (sauvé par l’Allemagne, voir archives). Que faire? AEP écrit que la Grèce est assise sur deux chaises. Cruel dilemme que voilà. Et Edmond Conway, du Telegraph aussi, rapporte avoir saisi par hasard dans un restaurant à Davos une conversation entre le PM grec et une autre personne qui lui expliquait que sa seule solution est le FMI… Oooops. « It was one of those moments that can only happen in a place like Davos. There I was last week, having a coffee and minding my own business, when from a nearby table I heard a desperate voice. I assumed it belonged to a beleaguered bank executive, or a stricken hedge fund manager. « We are doing everything we can, » he said, « but the markets don’t care » I looked up and realised the voice belonged to the Greek prime minister. His arms crossed defensively, George Papandreou was now listening as one of the world’s top economists told him he thought his best bet was to seek an emergency bail-out from the International Monetary Fund. ». Pour Ambrose Evans Pritchard, « le drame de la Grèce s’est déjà métastasé en une crise systèmique globale. Le monde risque de rejouer la même pièce qu’avec la chute de Lehman si cela continue ainsi, mais cette fois ce sera un effet de « dominos souverains » ». C’est du même niveau que les subprimes. Et il nous apprend aussi que le Portugal a annulé la semaine dernière la mise en vente de 500 millions d’euros de bons du T. Si l’Espagne, le Portugal et la Grèce reportent leurs ventes parce que le prix de l’assurance devient trop pesant, il ne reste qu’à taxer les gens de 50% d’impôts… Presque comme en temps de guerre. Alors que va-t-il se passer? Qui va sauver Athènes l’unique objet de leur ressentiment? Athènes sur qui va tomber la CEE pour taxer les gens! Athènes qui pourtant nous a vu naître, et que certains adorent! La BCE enfin, qu’on hait parce que ses banquiers l’ignorent! Puissent tous ses voisins, ensemble conjurés… Saper sa dette, encore mal assurée… Comme vous pouvez le voir, la Grèce et l’Espagne m’inspirent en ce moment, merci Horace, mais ne vous y trompez pas, si l’UE laisse tomber la Grèce, le reste de l’Europe va suivre et les Américains vont bien rire. Lire AEP et aussi Edmund Conway et aussi cet article du New York Times de Landon Thomas « Is Greece’s Debt Trashing the Euro? » qui rapporte ce propos d’un salarié grec: «  »Why should I, as a worker, pay for the errors in policies? » he asked, in response to reports that the embattled Greek state will cut his pay and, by extension, retirement benefits. « The worker can’t be the scapegoat. So we have to defend ourselves ». As Mr. Damianidis and others on the state payroll prepare to stop work on Wednesday, fear is building that the country’s new government may lack the nerve to cut public wages and pension payments, which make up 51% of its budget ». Mais le meilleur est ici, toujours dans le NYT de Jack Ewing à Francfort, expliquant que le vrai patron de l’Europe, ce n’est pas VanRampuy mais Trichet. Juste un rappel: Apocalypse, c’est un mot grec. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com 2008-2010

Hihihihi, comme ça craint, et dire que l’euro devait nous proteger…

SAINT-VALENTIN: UN RENDEZ-VOUS DISCRET A L’AUTRE BOUT DU MONDE (ENTRE BANQUIERS)
du 8 au 11 février 2010 : Notre lecteur Mr Olivier Croenne nous fait part d’une info fascinante: « Des représentants de 24 banques centrales et des autorités monétaires, y compris la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne, ont atterri à Sydney pour se rencontrer demain dans un lieu secret » selon le Herald Sun !!! Je rêve ! Mais pourquoi secret ? C’est à cause de la Grèce? C’est pas les chefs espions pourtant… Ou les responsables du contre-terrorisme… « Organisée par la Banque des règlements internationaux l’an dernier, les deux jours de négociations sont totalement secrets et entourés d’une sécurité de haut niveau réclamé par les forces de police. L’influent directeur général de la B.I.S Jaime Caruana devrait également jouer un rôle de premier plan dans les pourparlers ». « Il est très étonnant qu’une telle réunion ne soit pas suivie par les médias, en effet, je n’ai trouvé aucun article ni aucun reportage télé en français à ce sujet. Cela me rappelle étrangement les réunions du groupe Bilderberg ». En fait, même en anglais il n’y a rien. Peut-être qu’au moment de la clôture, ils nous diront qu’ils ont bien travaillé à ruiner le monde ?? Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com 2008-2010

Tiens, tiens, que vont ils préparer, la prochaine faillite du système et l’établissement d’une banque centrale mondiale ?
Surement, ou alors les répercussions d’une guerre contre l’Iran.

ARGGHHH: LES ANGLAIS SONT DE PLUS EN PLUS SURENDETTES
du 8 au 11 février 2010 : La dette « personnelle des Anglais est de 1.500 millions, 1,5 trilliard de livres » nous apprend le Daily Mail… ajoutant que « 150.000 Anglais de plus pourront tomber cette année » (dans la faillite personnelle). « The debt mountain, which includes everything from mortgages to credit cards and personal loans, has soared to record levels and is now equal to about £56,000 for every household, 60 per cent higher than average pre-tax income ». Pour vous rassurer, lisez ces deux aricles du dailymail 1 et le dailymail 2 Et comme les nouvelles n’arrivent jamais seules, 10.000 Anglais par mois se mettent en faillite personnelle. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com 2008-2010.

Déliquescence de la civilisation britannique, ce sont ceux qui ont le plus experimenté le système libéral qui sont les plus mal en point.Bien fait pour eux.

L’Etat va-t-il brader le patrimoine historique français?

février 8, 2010

Le projet de loi permettant de céder les monuments nationaux aux collectivités territoriales peut laisser craindre un démantèlement du patrimoine. Etat des lieux, après la censure du texte par le Conseil constitutionnel.
Le Mont-Saint-Michel vendu à un émirat. Le drapeau russe flottant sur Notre-Dame de Paris. Le domaine royal de Saint-Cloud annexé par des cow-boys texans… On n’est pas passé loin du cauchemar ! Certes, personne n’aurait sans doute osé aller jusque-là. Pourtant, tous ces scénarios catastrophe auraient été légalement possibles si les parlementaires n’avaient amendé, au dernier moment, un abracadabrant projet de loi concocté par Matignon. Et finalement retoqué par le Conseil constitutionnel.
Etait-ce vraiment une bonne idée d’imaginer, à l’heure des soldes d’hiver, brader les monuments nationaux pour soulager les caisses de l’Etat dans un pays où, chaque année, des millions de Français se ruent aux Journées du patrimoine ? Sans doute pas. Or rien ne prouve, malgré le tollé, que François Fillon y ait renoncé. Bien au contraire !
L’affaire a éclaté en novembre 2009, lorsque députés et sénateurs ont découvert que le gouvernement avait glissé, dans le projet de loi de finances 2010, l’article 52, stipulant qu’un monument national pouvait être transféré par l’Etat à une collectivité territoriale. Gratuitement et n’importe quand. Cela avec le simple accord d’un préfet. Pis, selon ce texte initial, ladite collectivité pouvait même, si cela lui chantait, vendre ensuite au prix qu’elle souhaitait ce bâtiment à un opérateur privé. Indignation générale. Au point que Jean-Jacques Aillagon lui-même, ancien ministre de la Culture de Jacques Chirac et président de l’établissement public de Versailles, monta au créneau contre sa tutelle.
Quel paradoxe ! A l’heure où Nicolas Sarkozy s’apprête à créer sa « Maison de l’Histoire » et où Eric Besson prétend lancer les Français sur les traces de leur identité nationale, jamais, depuis Malraux, le statut des lieux de mémoire n’a été si malmené. L’Etat brade ses biens à tout-va. Et les établissements culturels publics, comme Versailles ou le Louvre, sont plus que jamais soumis aux lois de la rentabilité touristique. « Une dysneylandisation ! » tonnent les plus critiques.
Le dossier apparaît d’autant plus explosif qu’il est aussi très politique. Désavoué par Matignon, Frédéric Mitterrand, attaché à la pérennité du patrimoine national, n’aimerait pas rester dans l’Histoire comme le fossoyeur des lois Malraux. Même si, jusqu’ici, son silence fut assourdissant, il n’a pas ménagé sa peine en coulisses pour faire amender, avec l’aide des sénateurs, ce fameux article 52. Et son interview laisse à penser qu’il est bien décidé à se battre.
Quels monuments garder, lesquels transférer ?
Reste à savoir quelle est sa marge de manoeuvre, quand beaucoup affirment qu’il lui a été imposé, par exemple, de céder le domaine royal de Saint-Cloud au département des Hauts-de-Seine, fief de Jean Sarkozy et de Patrick Devedjian, qui lorgnent depuis longtemps sur cette propriété d’exception.
Sur le fond du dossier, la question centrale est simple : comment continuer à entretenir d’innombrables monuments nationaux quand l’Etat n’a plus les moyens d’assumer seul cette charge ? Faute d’argent, nombre d’églises sont fermées au public – voire détruites – car elles menacent ruine. Sans parler du Panthéon, qui s’effondre ! La tentation est donc grande de lever les garde-fous, afin de se débarrasser de bâtiments publics, même emblématiques, comme ce fut le cas pour l’hôtel de la Marine, à Paris. Mais cela fait-il une politique culturelle ? Evidemment non, surtout quand les réponses à apporter sont complexes.
« On ne peut refuser, par principe, le transfert de certains bâtiments, reconnaît Jacques Legendre, président de la commission culturelle du Sénat. Les régions sont souvent plus aptes que l’Etat à gérer sur place les monuments. » De fait, les collectivités possèdent déjà un patrimoine historique très important, avec, par exemple, la responsabilité de chefs-d’oeuvre aussi prestigieux que la saline royale d’Arc-et-Senans (Doubs), classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, ou le théâtre antique d’Orange (Vaucluse). Mais quels monuments garder ? Lesquels transférer ? Comment s’assurer que ceux qui partiront ne seront pas revendus dans des conditions opaques par des élus indélicats ? « Il faut se mettre autour d’une table et discuter », insiste le député Nicolas Perruchot (Nouveau Centre). Car le patrimoine peut aussi, parfois, rapporter gros. Une étude du ministère de la Culture a prouvé que 1 euro investi en dégage 20, à terme, si l’on prend en compte les effets induits en matière de tourisme ou d’emploi.
L’avenir est au partenariat public-privé
Il n’est donc pas certain que l’Etat fasse toujours une affaire en cédant gracieusement ses biens, comme l’explique Isabelle Lemesle, la présidente du Centre des monuments nationaux (CMN) : « Si nous perdons le Mont-Saint-Michel ou les remparts de Carcassonne (voir page 95), qui va compenser le manque à gagner ? » Car au CMN, les lieux rentables servent à financer l’entretien des autres. Or, sauf exception, les collectivités ne sont attirées que par ce qui rapporte, comme par exemple le château du Haut-Koenigsbourg, en Alsace (voir ci-contre). Tous les spécialistes en sont persuadés : l’avenir est au partenariat public-privé. Et l’exemple de la prochaine réhabilitation de l’hôpital Richaud, à Versailles, en lieu de vie quotidienne le prouve.
Jusqu’où les Français sont-ils prêts à payer ?
Mais le meilleur filon à explorer reste encore le portefeuille des Français. « Ils n’ont jamais autant donné qu’en 2009 », se félicite Frédéric Néraud, directeur de la Fondation du patrimoine, qui, grâce à des collectes, essentiellement dans les zones rurales, permet, avec le soutien conjugué de l’Etat, d’aider à restaurer des bâtiments auxquels les Français sont attachés. « Beaucoup sont prêts à payer pour sauver leur église, un moulin, un château, ajoute Frédéric Néraud. On le voit sur le terrain : en période de crise, les gens sont en quête de racines, d’identité. Et contrairement à une idée reçue, le patrimoine est une question très moderne, qui transcende les clivages habituels. » Reste à savoir jusqu’où les Français sont prêts à aller pour sauver leur passé collectif. Et humaniser leur avenir.
l\'express

Lors de la crise financière en octobre 2008, france 5 avait diffusé un doc et un débat,  » la France en faillite « , et pour honorer notre dette, nous vendions notre patrimoine, je vois que nous en sommes déja la….
Le partenariat public privé revient à transférer l’argent public vers les entreprises privées pour le seul bénéfice de l’entreprise privée.
Tenez voila le dernier LIESI, c’est un bon numéro qui reprend l’historique de la trahison de VGE, de Pompidou et des Rothschild, liesi À lire absolument.

Dans ce doc, il était expliqué que la France était considérée comme hyper solvable justement grace à notre immense patrimoine, donc dans les années qui viennent, attendez vous à voir notre patrimoine bradé pour rembourser cette dette illégitime.

Le grand naufrage obligataire : l’Europe sombrera-t-elle avant les Etats-Unis ?

février 5, 2010

“Les Etats-Unis s’installent dans les déficits géants”, constatent L’Agefi. Bon, ce n’est certainement pas la découverte du siècle. Les Etats sont endettés et les Etats-Unis sont super endettés. Chaque jour nous apporte son nouveau lot de chiffres alarmants.
Je ne sais pas vous, cher lecteur, mais à MoneyWeek, nous avons l’impression d’observer le Titanic en train de couler lentement mais sûrement. L’iceberg a laissé une faille béante dans la coque, l’eau glacée s’y engouffre à toute vitesse, tout le monde s’en rend compte mais personne ne fait rien. Ah si, un surveillant de pont agite de temps en temps le doigt en direction de la brèche en marmonnant : “ce n’est pas bien, ce n’est pas sérieux, attention hein !”.
Que la catastrophe approche, nous n’en doutons. La seule question que nous nous posons, c’est savoir lequel des deux navires – européen et américain – coulera en premier.
L’Agefi annonce que les Etats-Unis auront besoin d’emprunter 1 753 milliards de dollars en 2010, soit plus que les émissions obligataires de tous les pays de la zone euro réunis (1 000 milliards de dollars).
De ce côté-ci de l’Atlantique, ce n’est pas plus encourageant. Les pays de la zone euro ont emprunté 110 milliards de dollars depuis le début de l’année – un record, nous apprend le Financial Times. Nous ne le contesterons pas : réussir à emprunter autant de milliards en un mois, cela tient de la gageure. Quant aux dettes à venir, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Aujourd’hui, la France tentera de placer 7 à 8 milliards d’obligations à long terme.
Il n’y a personne à la vigie. Que font les agences de notation ? Elles froncent les sourcils, elles profèrent quelques menaces. Et puis quoi ? Et puis rien. Pas d’instructions pour rejoindre le premier canot de sauvetage qui se présenterait sur votre chemin.
L’agence Fitch s’acharne, tous les mois, à mettre en garde les Etats-Unis, rejoint sur ce point par Moody’s : l’endettement américain est trop important, le poids de la dette les fragilise. Conclusion, ils risquent de perdre leur AAA. Mais pas tout de suite, non, dans quatre ou cinq ans… Faut-il s’étonner ce que ce genre de menaces n’ait aucun effet ?
Les cales du Titanic américain sont bien chargés de dettes, mais l’européen presque tout autant. Et les Etats-Unis l’emportent encore sur le terrain de cette fameuse confiance des investisseurs – qui n’est pas toujours bien placée.
“Le Portugal peine à son tour à emprunter”, remarque Le Figaro. Hier le pays a essayé de mettre sur le marché pour 500 millions d’euros d’obligations… et a dû rabattre ses exigences à 300 millions d’euros.
Révélateur n’est-ce pas ? Tout d’abord c’est le signe qu’une vraie crise est en préparation sur les obligations d’Etat. Mais c’est aussi l’aveu d’une manipulation flagrante sur les obligations grecques qui se seraient arrachées il y a quelques jours. Et pourtant la situation économique de la Grèce n’est pas meilleure que celle du Portugal. A MoneyWeek, cela nous conforte dans l’idée que l’émission obligataire grecque n’a pas été si réussie que cela.
Les menaces qui pèsent sur la zone euro ont pour principale conséquence de renforcer les obligations américaines. Les investisseurs vont évidemment se détourner de la dette obligataire en euros pour se réfugier dans les bras de l’Oncle Sam. Du moins pour un temps.
A MoneyWeek, nous pensons qu’à moyen terme, l’apparente attractivité des T-Bonds volera en éclats. C’est d’ailleurs l’avis de Nouriel Roubini comme il l’expliquait dans une tribune accordée il y a quelques jours aux Echos : “Les Etats-Unis et le Japon pourraient être les derniers touchés par la colère des marchés : le dollar est la principale monnaie de réserve dans le monde et l’accumulation des réserves de changes – en bons et obligations au Trésor américain pour la plus grande partie – continue de monter en flèche. […] Pourtant, si l’indispensable assainissement des finances publiques est retardée, les investisseurs se montreront de plus en plus prudents, même avec ces pays”.
Et Roubini d’envisager une explosion en vol du dollar : “Si les Etats-Unis utilisent l’inflation comme moyen de réduction de la valeur réelle de leur déficit, le risque d’un écroulement chaotique du dollar américain augmenterait de manière significative. Les créanciers étrangers de l’Amérique n’accepteraient pas la réduction drastique de la valeur réelle de leurs actifs en dollars – qu’une dévalorisation de cette devise entraînerait par le biais de l’inflation et la dévaluation. Une ruée désordonnée vers la sortie pourrait mener à la chute du dollar, une flambée des taux d’intérêt à long terme et une grave récession en W”.
Sauve qui peut ! Nos lecteurs d’abord !
moneyweek

Cette semaine a été très difficile sur les marchès, Madrid a perdu 6% avant hier et 1,3 aujourd’hui, 10242, il y a un mois l’Ibex était à 1223.
Le Cac a perdu 2,75%hier et 3,40 % aujourd’hui, à 3563 points, il était à 4045 il y a un mois, LOL, et c’est pareil pour toutes les bourses mondiales :
Dow Jones à 1012 points avec un plus bas à 9840 aujourd’hui et il était à 10725 il y a moins d’un mois
le footsie est à 5060 points
le Nikkei est à 10057 points
le Hang seng chinois est à 19665 points et il était à 22400 il y a un mois et c’est le même ordre de grandeur pour le footsie, le dax, le nikkei, en un mois toutes les bourses ont perdu en moyenne 10 %, les problèmes sont de plus en plus sérieux, nous sommes passés de banques qui risquent la faillite à des États qui risquent la faillite.
Nous savons tous que ces montants faramineux de dettes imposées par les cartel bancaires ne pourront pas être remboursées, il va forcement se passer un truc pas cool…

Nous allons tous sombrer en même temps, les économies, les banques sont trop interdépendantes, je me demande par ailleurs si les problèmes de toyota ne sont pas un exemple de l’intensification de la guerre économique, je dis cela parceque le gouvernement US veut attaquer toyota en justice, une sorte de revanche sur la société qui a tué l’industrie automobile américaine.Si des preuves, fabriquées ou pas, démontrent que l’entreprise a voulu cacher les problèmes, toyota est cuit, et ce n’est pas ford qui se plaindra.

Bref, quand on sait des trucs comme ça et qu’on écoute les journaux, j’ai l’impression que ce n’est pas le même monde, la distortion est énorme.

Les dépenses fédérales de l’administration Obama grimpent en flèche

février 5, 2010

Vous avez de l’argent ? Vous aurez peut-être du mal à le garder. Les gens sont coincés entre le marteau et l’enclume. D’un côté, il y a l’économie en plein désendettement. De l’autre, il y a le gouvernement.

La dépression pèse sur tout — les actions, les entreprises, les bénéfices. Et elle va durer pendant des années — quoi qu’en disent les journaux. Préparez-vous à un déclin de 20% sur les prix des actions, déclare notre vieil ami Marc Faber. Un autre analyste met le PER actuel à 22… sous-entendant une perte de 20% environ simplement pour revenir à des niveaux « normaux ».

Mais « ce n’est pas un environnement normal », déclare un analyste senior de Ned Davis Research.

Eh bien, il est normal — pour une dépression. Lorsque tout le monde s’en rendra compte, on verra les actions perdre du terrain. Le prix de l’immobilier baissera probablement aussi.

▪ Pendant ce temps, du côté de l’enclume, aux Etats-Unis, M. Obama annonce vouloir augmenter les impôts pour les riches et les entreprises, à hauteur de 1 900 milliards de dollars. Voyons voir… On trouve environ 100 millions de familles aux Etats-Unis. Parmi elles, environ la moitié paie des impôts. Les 10 premiers pour-cent possèderaient la moitié de la richesse des Etats-Unis et paient déjà 66% du total des impôts. On dirait qu’ils vont repasser à la caisse. Chacune de ces familles riches versera près de 200 000 $ d’impôts supplémentaires.

Un commentaire de Chris Edwards, du Cato Institute :

« Le président Obama a présenté son budget pour l’an prochain. Il propose que le gouvernement dépense 3 830 milliards de dollars durant l’exercice fiscal 2011. Pour remettre ce chiffre en perspective, remontons un peu le temps. Le président George W. Bush… a pris ses fonctions alors que les dépenses fédérales annuelles se montaient à 1 860 milliards de dollars. Il a proposé d’augmenter ces dépenses, qui passeraient à 2 710 milliards d’ici à 2011 ».

« Bush et son équipe ont commencé à gonfler leur budget presque immédiatement. Ils ont dépensé de plus en plus — des guerres, une gigantesque bureaucratie mise en place pour la sécurité nationale, l’aide après l’ouragan Katrina, une loi sur les médicaments par ordonnance, des dépenses pour l’éducation, des augmentations de salaires pour les fonctionnaires fédéraux, des renflouages financiers, etc. Je ne trouve pas de crise qui se soit produite durant le mandat de Bush à laquelle l’équipe Bush/Rove n’ont pas réagi de manière interventionniste et dépensière ».

« Durant la dernière année du mandat de Bush, l’exercice 2009, le gouvernement a dépensé 1 000 milliards de dollars de plus que ce que l’équipe Rove/Bush avait prévu à l’origine. Il est vrai que les dépenses de 2009 comprenaient 112 milliards pour le plan de relance d’Obama — soustrayons-les. En tenant compte de cet ajustement, l’équipe Bush/Rove a finalement dépensé 916 milliards de dollars de plus par an, à la date de 2009, que ce qu’ils avaient d’abord prévu. Notez que les guerres en Irak et en Afghanistan ne représentent qu’un cinquième de l’excès de dépenses de 2009 ».

« Puis Obama prend ses fonctions et se révèle être Bush sous stéroïdes en ce qui concerne les dépenses fédérales. Obama appelle à dépenser 3 830 milliards de dollars en 2011, soit 1 100 milliards de plus que ce que le budget fédéral avait promis neuf ans auparavant. C’est une erreur de prédiction de 41% ».

« La leçon de tout cela, c’est que les prévisions de dépenses d’un gouvernement perdent tout leur sens au-delà de la première année. Obama propose le gel d’une très petite part du budget, par exemple, mais ses plans budgétaires de l’année prochaine trouveront probablement des raisons de briser cette promesse. Je suis franchement effrayé par le fait que les dépenses fédérales pourraient à l’avenir être 41% plus élevées que même les gigantesques augmentations prévues par Obama ».

▪ Nous comprenons les augmentations fiscales. En revanche, nous ne comprenons pas le raisonnement économique.

L’idée d’un budget à 3 800 milliards de dollars, c’est de stimuler l’économie. L’équipe Obama sait aussi bien que nous que cette « reprise » est en majeure partie un mirage. Sans emplois… et sans immobilier… on ne peut s’attendre à une croissance réelle.

Les relances monétaires ont échoué. M. Bernanke a fourni aux banques tout l’argent gratuit qu’elles voulaient. Tout ce qu’elles font avec, c’est se verser des bonus. Que peut faire Bernanke ? Les taux sont déjà à zéro. Ils ne peuvent aller plus bas.

Reste les relances budgétaires. « Dépensez plus d’argent ! ». C’est ce que des économistes comme le prix Nobel Paul Krugman, l’économiste en chef du Financial Times Martin Wolf et l’expert du Japon Richard Koo murmurent à l’oreille d’Obama. Les dépenses sont censées stimuler les ventes et créer des emplois.

Mais si on ne fait que prendre l’argent dans une poche pour le verser dans une autre, à quoi bon ? Il n’y a pas d’augmentation nette du pouvoir d’achat. Les économistes affirment tout de même que les riches ne dépensent pas leur argent ; ils l’épargnent ! Et nous savons tous à quel point l’épargne est une chose épouvantable…

Prendre l’argent des « riches » retarde en fait une réelle renaissance économique.

Les riches sont ceux qui consomment le plus… parce qu’ils ont plus à dépenser. Plus important, ce sont eux qui financent les petites entreprises qui embauchent. Les banques ne prennent pas ce risque. Ce sont les familles des entrepreneurs… et les « riches » eux-mêmes… qui mettent leur argent en jeu.

Soit quelqu’un a oublié d’expliquer ça à l’administration Obama, soit ils s’en fichent complètement. A Washington, la politique bat l’économie à tous les coups…
chronique agora

C’est des dingues quand même la chronique agora, pour eux, taxer les super riche n’est pas la solution, LOL…
Bon sinon, pour vraiment se rendre compte de l’inflation monstrueuse du budget US ces 10 dernières années, un tour chez wikipédia, vous y verrez qu’en 2000 le budget américain s’élevait à 1800 miliards de dollars…

Les scop – des entreprises qui associent tous leurs salariés aux résultats et à l’élection des dirigeants – sont un modèle en plein essor.Normal !

février 5, 2010

Les scop – des entreprises qui associent tous leurs salariés aux résultats et à l’élection des dirigeants – sont un modèle en plein essor.

Alors que le statut d’autoentrepreneur attire un nombre grandissant de Français qui souhaitent tenter seul l’aventure de la création d’entreprise, une autre forme d’entrepreneuriat continue de séduire : les scop ou sociétés coopératives de production, un régime juridique permettant aux salariés d’être les associés majoritaires d’une entreprise, de participer aux décisions et d’élire leurs dirigeants.

«Les scop se développent de manière régulière dans tous les secteurs. Des biotechnologies au centre d’appels en passant par l’industrie, le BTP ou le commerce équitable. Elles se développent particulièrement dans les services aux entreprises et à la personne», explique Patrick Lenancker, président de la Confédération générale des scop.

Tous métiers confondus, leur chiffre d’affaires a doublé en dix ans pour atteindre 3,8 milliards. À fin 2009, on comptait, en France, près de 1 950 scop. Sur un peu plus de 40 000 salariés, un tiers travaille dans le BTP, un quart dans l’industrie et 45 % dans les services. Chaque scop emploie en moyenne 22 personnes. Depuis 2007, il se crée 200 nouvelles coopératives chaque année, contre 120 à 150 les années précédentes. «Les scop ont bien traversé la crise car elles bénéficient des efforts d’investissement que les salariés associés ont réalisé les années précédentes, observe Patrick Lenancker. L’une de leurs forces est en effet de disposer de fonds propres quatre à cinq fois supérieurs à ceux des PME de même taille. «40 à 45 % des bénéfices sont systématiquement affectés à des réserves qui restent dans l’entreprise pour consolider ses fonds propres et sa capacité d’investissement», poursuit Patrick Lenancker.

«Les champions de l’entreprise collective»
Décidées à mieux se faire connaître, les scop lancent une campagne de communication. Leur sigle signifie désormais sociétés coopératives et participatives. «Nous voulons faire savoir que nous sommes les champions de l’entreprise collective. La possibilité d’entreprendre à plusieurs, le coentrepreneuriat est une idée moderne car il repose sur la réussite collective», affirme Patrick Lenancker.

Alors que les pouvoirs publics veulent encourager le développement de PME et réfléchissent aux moyens de relancer l’industrie française, la Confédération générale des scop leur demande de mettre en place trois mesures.

«Nous souhaitons une égalité de traitement entre les salariés qui reprennent une entreprise et les fonds d’investissement. Aujourd’hui, les fonds bénéficient de la garantie de l’État. Les salariés qui se lancent dans l’aventure, non. Ils le mériteraient car ils sauvent des emplois», assure Patrick Lenancker.

La deuxième mesure concerne plus particulièrement la reprise d’entreprise en difficulté. «Les salariés doivent pouvoir recevoir les aides dont ils bénéficieraient en tant que chômeurs afin qu’ils puissent les apporter rapidement au capital de la société qu’ils veulent reprendre. Cela doit être possible avant qu’ils ne deviennent chômeurs, sans attendre que l’entreprise soit mise en liquidation.» La troisième proposition est d’encourager les coopératives à jouer un plus grand rôle dans des secteurs comme l’alimentaire ou l’énergie. Cela permettrait de mettre à l’abri des appétits des capitaux étrangers des laboratoires de recherche puisque les scop ne sont pas opéables.
le figaro

C’est un scandale que ce type d’entreprise ne soit pas plus mis en avant, les scop sont l’avenir de l’entreprise, de taille humaine avec des travailleurs motivés et une bonne ambiance, pourtant :
 » Aujourd’hui, les fonds bénéficient de la garantie de l’État. Les salariés qui se lancent dans l’aventure, non. Ils le mériteraient car ils sauvent des emplois.  »

Et wé, nos dirigeants ne veulent pas nous rendre heureux, ils veulent que nous soyons exploités pour les bénéfices de quelques uns.

L’évaporation de la civilisation et de la monnaie

février 4, 2010

Jusqu’au début du dix-septième siècle, la civilisation occidentale avait eu pour philosophie celle de la Grèce et de Rome, préservée et développée par les scholastiques de l’Eglise Catholique. La « science » était alors appelée « philosophie naturelle ». La philosophie (et la philosophie naturelle) incluait la métaphysique, un domaine d’études basé sur la déduction et qui explique le monde matériel comme étant un effet produit par des causes opérant au-delà du monde matériel.
 
Puis il y eut deux penseurs, Francis Bacon (1561-1626) un anglais, et René Descartes (1596-1650), un français. Les deux posèrent les fondations d’une révolution scientifique. C’est en grande partie grâce à eux que la métaphysique passa de mode et le demeura. L’induction – la découverte des lois physiques basées sur l’expérimentation – fut proposée par Francis Bacon comme l’unique méthode conduisant à la vérité scientifique ; René Descartes aida puissamment avec ses découvertes mathématiques. (Les graphes que nous aimons tant et sur qui nous nous reposons sont de son invention.)
 
La philosophie classique déclina et le matérialisme (“toute science est mesure et seule la mesure est science”) envahit le monde.
 

La révolution scientifique en elle-même n’aurait pas changé le monde de telle manière s’il n’y avait pas eu un facteur particulier rendant possible la révolution scientifique : l’invention de la machine à vapeur fonctionnant avec l’énergie locale. La révolution scientifique et le charbon ont amené la révolution industrielle que les historiens datent d’environ 1780.
 

Cent ans plus tard, aux environs de 1880, il devient clair que l’énergie pétrolière va devenir l’énergie du futur. Depuis cette date, le pétrole constitue une énergie abondante et bon marché pour le monde entier. Le pétrole est, et doit être, produit en quantités croissantes pour permettre de soutenir la croissance mondiale à un rythme toujours plus rapide.
 

L’évaporation de la civilisation

L’histoire de la civilisation occidentale depuis la révolution industrielle peut être comparée à une casserole d’eau posée sur le feu allumé. Alors que de plus en plus d’énergie atteint l’eau dans la casserole, l’eau commence à s’agiter à l’intérieur de la casserole, puis commence à faire de la vapeur ; ensuite l’eau frémit, fait bientôt des bulles et bout. Cela continue ainsi jusqu’à ce que tout se soit évaporé.
 

C’est ce qui s’est passé dans toutes les sociétés humaines sous l’influence des quantités croissantes d’énergie provenant de sources diverses que l’on leur injectait, mais bien entendu, surtout de pétrole.
 
 
Toutes les sociétés ont été déstabilisées par l’énergie qu’on leur injectait. Comme les sociétés sont constituées d’êtres humains, on peut clairement observer comment, plus une société est « développée », plus l’activité physique et mentale de sa population est grande ; la population n’a pas vraiment le choix d’être ou non en activité incessante. Qu’on l’aime ou pas, l’énergie dans les sociétés dans lesquelles nous vivons est la matière qui nous propulse : le mouvement, physique et mental, devient un impératif comme celui de la molécule d’eau dans la casserole d’eau bouillante. Chaque américain consomme, je devrais plutôt dire, est « bouilli » par 27 barils de pétrole par an. Le chiffre pour le Mexique est de 7 barils par personne et par an. Pour la Chine, autour de 2.
 
Ceci déstabilise n’importe quelle société, parce que l’énergie accrue qui y est injectée pour propulser les êtres humains vers une vie encore plus agitée fait entrer ces humains en collision avec des institutions stables d’une époque précédente plus calme. Les institutions elles-mêmes ne peuvent plus contenir les mouvements des humains. Toutes les institutions cèdent ; aux Etats-Unis, le chaos grandissant face à l’émiettement des contraintes institutionnelles a produit une situation dans laquelle un américain sur 150 est en prison.
 
Je peux citer plusieurs institutions qui sont en train de fondre : la famille, les mœurs sexuelles anciennes, le respect pour l’Autorité, pour n’en citer que trois. Mais je m’intéresse particulièrement à l’institution que constitue la monnaie.

 
L’évaporation de la monnaie
 

L’institution de la monnaie s’est complètement évaporée ! Nous ne nous servons plus du tout de la monnaie quel que soit l’endroit où nous nous trouvons dans le monde. Ce que l’humanité utilise comme monnaie est un simulacre de monnaie : de simples bons qui sont utilisés partout comme moyen d’échange.
 
Cependant, ces bons ne sont pas véritablement de la monnaie – de la monnaie définie en tant que chose ayant la valeur, qui une fois délivrée, en constitue le paiement. La monnaie d’aujourd’hui est une non-chose, un simple nombre soit imprimé sur un billet ou pressé sur une pièce ou un nombre représenté par des bits sur un disque d’ordinateur. Comme la monnaie n’est pas une chose mais une non-chose, la tendre dans un échange ne peut pas et ne constitue pas un paiement.
 
Qu’est-il advenu de la monnaie? L’augmentation de l’activité humaine résultant de la révolution industrielle a son origine dans le processus injectant de l’énergie dans les sociétés humaines ; l’augmentation de l’activité humaine est reflétée par une grande augmentation du commerce, des transports et des moyens de communication. Le charbon, puis le pétrole, ont rendu les gens incomparablement plus actifs et plus agités qu’à aucun moment auparavant dans l’histoire. Tandis que le commerce, les transports et les communications augmentaient en volume et en vitesse, le besoin d’un moyen de paiement plus rapide et plus aisé vit le jour presque naturellement. Ainsi un « dérivé » de la monnaie fut utilisé communément : un billet convertible fut accueilli favorablement par une population mondiale appelée à l’action par l’énergie pompée dans cette société.
 
L’utilisation de billets –dérivés de la monnaie- plutôt que de monnaie réelle elle-même, donna lieu à une inflation de l’offre de monnaie. Ces dérivés étaient utilisés avec un effet de levier par rapport à leur référent, la véritable offre de monnaie. Cette inflation de l’offre de monnaie au moyen de dérivés déformait le niveau de production au-delà des besoins réels du marché.
 
Les banquiers ne sont pas des intellectuels. Ce sont des gens assez ordinaires, de sang et de chair, qui veulent développer leur affaire de manière à récolter le plus de richesses possibles. Leur attention ne se porte pas sur les principes. Les banquiers et les économistes qu’ils emploient se penchent sur les méthodes l’élimination des barrières limitant leur commerce qui est l’octroi de crédits.
 
Pour faire bref, les dérivés –qui furent inventés pour faciliter le volume et la vitesse toujours croissante des transactions causées par l’application de volumes croissants d’énergie à la société- finirent par déplacer le référent sous-jacent lui-même, la monnaie en or ou en argent.
 
Actuellement, les billets ne sont plus des dérivés de l’or ou de l’argent. Ils ne se réfèrent à aucune valeur sous-jacente et ne promettent rien à leurs détenteurs. Ils ne sont plus de la monnaie, bien qu’ils en aient l’air.
 
 
Depuis le 15 août 1971, la monnaie mondiale a cessé d’être une chose, ou bien même un dérivé d’une chose, en conséquence les nations n’ont pas fait les comptes entre elles depuis cette date. Elles se sont contentées de brasser des bons (dollars, euros, yen, livres etc.) qui sont les moyens d’échange utilisés.
 
Le pétrole a supplanté presque toutes les institutions du monde. C’est un fait terrifiant, car une société sans institutions, c’est la définition d’une société barbare. Un monde sans institutions qui perdurent, limitent et organisent la vie humaine, c’est un monde barbare. La dernière institution restante est une institution qui caractérise le barbarisme : l’armée. C’est ce dont nous nous approchons aujourd’hui.
 

Pourquoi le pétrole a-t-il supplanté presque toutes les institutions du monde ? Pourquoi le monde occidental se dissout-il dans la casserole d’eau bouillante que j’ai mentionnée? La réponse est la suivante : parce que le monde s’est détourné de la philosophie au début du dix-septième siècle. Petit à petit, la sagesse accumulée au cours de deux milles ans de philosophie a été écartée en faveur du brillant succès du matérialisme scientifique et de ses applications à la production de merveilles éblouissantes utilisant du pétrole et encore plus de pétrole. Les principes retardaient et gênaient les hommes qui étaient pressés ; le pragmatisme et le pratique étaient les favoris des gens dans les affaires. Les principes sont pour les gens « carrés », le pragmatisme tangue.
 
La philosophie nous a quitté parce qu’elle n’était pas désirée et nous a délaissés pour bouillir sur notre casserole, posée sur un poêle à pétrole, et nous y sommes maintenant, en train de bouillir, jusqu’à ce que nous retournions au barbarisme.
 

LE Nouvel Ordre Mondial est basé sur une énergie abondante et une monnaie factice

Ceux qui règnent sur le monde aujourd’hui peuvent le faire grâce à la monnaie factice que nous utilisons – la monnaie réelle s’est évaporée il y 35 ans. Ils observent une déstabilisation de toutes les sociétés du monde ; les maîtres de la monnaie ont le pouvoir d’émettre des montants illimités de monnaie factice et de crédit libellé dans cette monnaie factice. Ils en arrivent à la conclusion que le monde, dans cet état de flux et de semi-barbarisme, est mou et malléable et susceptible de prendre la forme que bon leur semble selon les circonstances. Les sociétés aux institutions débiles ou évanouies sont des sociétés qui manquent de structures, elles sont flexibles et peuvent être formées comme du fer rouge.
 
C’est ce que les dirigeants ont l’intention de faire. Il y a deux impératifs : le pétrole doit être abondant et la monnaie factice, elle, n’avoir aucun concurrent. Avec ces deux éléments, le contrôle et la forme de la société mondiale sont entre leurs mains.
 
Cependant, je pense que ces soi-disant contrôleurs du monde se fourvoient eux-mêmes. Si nous n’avons pas encore atteint le « pic du pétrole » maintenant mais que nous ne l’atteignons que dans 50 ans, le pétrole va probablement devenir très rare et très cher. La conséquence est que les sociétés du monde qui commencent à ralentir, et ralentir, cela signifie qu’il y a davantage de temps pour réfléchir mais aussi moins de mouvements erratiques en réponse aux injections d’énergie. Le ralentissement va entrainer une contraction du nombre de personnes vivant dans ce monde. Moins de pétrole, cela veut dire moins d’engrais, moins d’irrigation, moins de machines pour semer et récolter, moins de transport pour déplacer ces récoltes et moins d’énergie pour transformer et emballer les produits agro-alimentaires et les faire parvenir sur le marché. Moins de nourriture sur les marchés, cela se traduit par moins de gens en vie.
 
C’est une chose dure à dire, mais dure ou non, je pense qu’elle est vraie.

Tandis que le monde ralentit parce que “le feu sous la casserole brûle moins fort » et que les gens ont davantage de temps pour s’asseoir et réfléchir dans un environnement « plus serein », l’humanité pourrait être capable de récupérer sa tranquillité et d’entamer une reconstruction des institutions conduisant à la vie civilisée. L’emprise des dirigeants du monde ne pourra pas demeurer toute puissante.
 
Comme pour la monnaie factice, les soi-disant dirigeants vont tenter de supprimer toute compétition. Alors que l’humanité rabougrie souffre du processus de ralentissement, il se peut qu’elle redécouvre la philosophie ; il se peut qu’elle guérisse des illusions matérialistes de la révolution industrielle et de l’âge du pétrole. La tranquillité – s’asseoir, réfléchir ou contempler- est aussi une activité, l’activité la plus haute de l’âme, de fait : la contemplation de la vérité est une pure action de l’intellect.
 
Il est possible que les gens se débarrassent de la croyance irrationnelle dans la monnaie simulée. L’énergie a rendu la société tellement folle que seuls peu de gens peuvent voir derrière le rideau. Comme « Alice au pays des merveilles », nous sommes tous en train de courir comme des fous pour rester au même endroit. La réintroduction de la monnaie authentique dans la société sera une « fondation nouvelle» de la vie civilisée : les paiements signifieront  de nouveau donner quelque chose en échange d’une autre chose et non pas seulement échanger un bon sans valeur contre une chose réelle. La vraie monnaie est l’institution centrale d’une société (religion et philosophie exceptées, en tant qu’institutions supérieures, d’ordre plus élevé). La vraie monnaie est le ciment matériel qui maintient la cohésion d’une société et permet la vie civilisée grâce à une division du travail paisible. Sans ce ciment, nous ne pouvons pas bâtir de grandes entreprises, le ciment social de la vraie monnaie absent, la vie sociale devient impossible et nous vivons dans un état de guerre virtuel parmi nous. La véritable monnaie doit être redécouverte tandis que l’activité du monde commence à se ralentir.
 

 
L’énergie gratuite est la mort de la civilisation

 
Actuellement, les scientifiques travaillent à l’invention de machines qui produisent de l’électricité à partir d’énergie dans l’espace ; le flux d’énergie sera toujours inexhaustible quel que soit le volume désiré. Ceci est un projet certifié et garanti pour « faire bouillir l’eau dans la casserole », ce à quoi nous avons fait allusion plus haut, jusqu’à la dernière goutte, et pouf ! l’humanité se sera évaporée, remplacée par des sauvages brutaux. En Suisse, il existe actuellement une petite communauté religieuse chrétienne près de la ville de Linden. Dans un bâtiment de cette communauté, une machine produit davantage d’énergie qu’il n’en faut pour la faire fonctionner. Pourquoi cette machine n’a-t-elle pas été mise sur le marché ? Les aînés de la communauté répondent : « parce que l’humanité dans son état actuel n’est pas prête pour cela ». Ils ont absolument raison. Mais d’autres travaillent sur ce projet et font des progrès –vers l’extinction définitive des humains.
 

Francis Bacon et René Descartes initièrent le début de la religion des chiffres et des quantités de notre époque moderne. La mesure en tant qu’ «alpha et oméga des sciences » est basée sur le Nombre. René Guénon, un philosophe français de la première moitié du vingtième siècle a appelé notre époque « le règne de la quantité » dans un livre du même titre. Et vraiment, l’humanité a été séduite, elle a oublié deux mille ans d’héritage de la philosophie et s’est tournée vers la religion des nombres et les nombres et les mesures sont liés à la matière. Ainsi le « règne de la quantité »  est devenu la « règne de la matière ». Le matérialisme est notre anti-religion.
 
Guénon pensait que notre époque faisait partie d’un cycle et que la durée de notre cycle s’approche de sa fin à un rythme accéléré. Le cycle se répète et passe de la Qualité à la Quantité , tandis que la décadence s’installe. A la fin du cycle, notre humanité actuelle disparait et une nouvelle humanité entre en scène.
 
L’humanité va-t-elle se sortir de cette orgie d’énergie pétrolière qui a banni notre tranquillité d’esprit, la philosophie, la religion et les institutions civilisées de l’humanité. Je pense que c’est possible.
 
Allons-nous réussir à nous détruire nous-mêmes avec ces machines « à énergie libre » ? Peut-être.
 
Sommes-nous destinés à l’extinction par la loi d’un cycle inévitable qui contrôle la vie humaine ? Je ne crois pas.
 
Si suffisamment de personnes étaient conscientes de la casserole dans laquelle nous sommes en train de bouillir, nous pourrions peut-être faire quelque chose pour contrecarrer le cours des événements.
 
L’Institution de la vraie Monnaie

Je suis en faveur d’un plan qui réintroduise la monnaie argent en circulation parallèlement à la monnaie papier factice. La méthode permet à cette monnaie argent de coexister quelques temps avec la monnaie simulée en dépit de volumes croissants de monnaie papier qui sont injectés dans la société. C’est pour cela que l’on ne gravera sur les pièces d’argent aucune valeur nominale. Les monnaies précédentes en argent (et or) ont été retirées de la circulation monétaire parce que l’inflation monétaire a fait que la valeur d’or ou d’argent contenue dans les pièces de métal dépassait la valeur gravée. En conséquence, la monnaie or et argent a atteint le « point de fonte » et a été démonétisée.
 
“Un commencement c’est davantage que la moitié” disaient les grecs de l’antiquité. Pour réintroduire l’institution de la véritable monnaie en tentant d’abolir la monnaie simulée d’un seul coup, c’est appeler à un effondrement massif de toute l’activité économique. Je pense que cet appel ne pas être soutenu par une  majorité de gens de n’importe quel pays. D’un autre côté, l’introduction de l’institution d’une vraie monnaie en parallèle avec la monnaie simulée est une invitation non menaçante qui offre une ouverture vers des visions neuves et attractives.
 
Les conditions modernes de l’inflation perpétuelle de l’offre de monnaie rendent les pièces d’or et d’argent dont la valeur est gravée dessus obsolètes. A cette époque, le métal précieux ne doit pas porter de valeur gravée –mais seulement une valeur indiquée, déclarée par une autorité monétaire. Alors que la valeur de l’or et de l’argent augmente en raison de l’inflation, la valeur déclarée officiellement augmente aussi. Une condition indispensable pour que ces pièces deviennent véritablement de la monnaie et que cette indication de valeur ne doit à aucun prix être réduite.
 

Aujourd’hui, c’est tout ce qui est nécessaire pour récupérer une véritable monnaie, la plus fondamentale de toutes ces institutions matérielles. Cette institution doit être créée, peut importe si la quantité de métal précieux est faible. En s’en tenant aux principes ou à la qualité, plutôt qu’à la quantité et au nombre, une société instituant une monnaie véritable va agir dans le sens du plus haut intérêt de la vie humaine.

Dans les termes d’un homme d’Etat éclairé, George Washington: « Elevons un standard que le sage et l’honnête puissent réparer ».
 
Le temps va révéler les contradictions dévastatrices qui vont mettre un terme à la simulation de la monnaie. Une véritable monnaie basée sur un principe éternel – un paiement, c’est donner quelque chose en retour de quelque chose d’autre -. Quand la grande farce de simulation de la monnaie sera terminée, les pièces d’or et d’argent serviront la paix et la coopération entre les êtres humains, et non pas les barbares.
 
Hugo Salinas Price
Président de l’Association Civique Mexicaine pour l’Argent
http://www.plata.com.mx/plata/
24Hgold.com

Superbe article, voila quelqu’un qui pense !
Il ya tellement à dire que je vais m’abstenir ! Ce qui est dit sur l’énergie libre est vraiment interessant, guénon, le materialisme, la fausse monnaie, les faux philosophe, l’or, bref que du bon.
Lisez également cet article ,  » la fallite inéluctable de l’Oncle Sam en un seul graphique, on y voit un écart de 1600 milliards de dollars entre les dépenses et les recettes, soit 45% du budet, nous pouvons préciser que la france est dans la même situation avec 200 milliards de recette et 330 milliards de dépense plus un plan de relance de 26 milliards.
Bref, soit les gros pays ultra débiteurs font une réunion et décident de ne pas honorer leurs dettes, une sorte de faillite controlée, une liquidation du système financier et bancaire organisée, soit par un effet domino,c’est l’ensemble du systéme financier, bancaire, économique et social qui va basculer sans garde fou si ce n’est l’armée dans les rues et le chaos durant une longue periode.