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Le FMI place sous contrôle les cinq plus grandes économies mondiales dont la zone euro

juin 9, 2010

Le Fonds monétaire international va surveiller plus précisément les cinq plus grandes économies mondiales. Il prévoit notamment la publication de nouveaux rapports « sur les répercussions internationales » qui couvriront les économies de la Chine, des Etats-Unis, du Japon, du Royaume-Uni et de la zone euro.

Le FMI (Fonds monétaire international) va surveiller plus étroitement les cinq plus grandes économies mondiales. Il prévoit notamment de publier régulièrement des rapports pour mettre en exergue les éventuels problèmes qu’elles peuvent causer hors de leurs frontières. Ces rapports paraîtront en même temps que les rapports annuels, sur l’état de ces économies. »Des rapports sur les répercussions internationales, qui couvriront les cinq plus grandes économies (Chine, Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni, zone euro) sont programmés pour les prochains 18 à 24 mois », a précisé le FMI.

Dans un communiqué, le directeur général du FMI, le français Dominique Strauss-Kahn, affiche encore sa volonté d’élargir les moyens d’intervention du FMI auprès de ses Etats membres. Il a déclaré : « le FMI doit s’adapter aux défis nouveaux et doit détenir tous les outils pour pouvoir évaluer et atténuer les risques posés à la stabilité mondiale et, quand les efforts de prévention des crises ne suffisent pas, les bons instruments pour restaurer la confiance ».

Dominique Strauss-Kahn a demandé au conseil d’administration où sont représentés vingt-quatre pays d’examiner en juillet prochain « diverses idées pour renforcer l’ensemble d’outils de prévention de crise du Fonds ».
la tribune

Quelle ironie de l’Histoire quand même, créé par les occidentaux pour ravager les économies émergentes, voila que le FMI s’en prend dorénavant aux économies développées, ce serait comique si ce n’était pas tragique…

Et comme nous autres occidentaux n’avons rien fait pour aider ces pauvres gens lorsque le FMI venait vendre leur économie, cette organisation est maintenant toute puissante et elle va s’en prendre aux pays riches…

C’est une très mauvaise nouvelle, moi je vous le dit, d’ici quelques mois, nos économies vont faire faillite, le FMI le sait et se prépositionne…..
Regardez ce que le FMI a fait dans le monde , vous aurez comme ça un aperçu de ce que nous allons vivre…

Warren Buffet se fout de la gueule du monde….

juin 2, 2010

Le milliardaire américain Warren Buffett a exprimé aujourd’hui devant la Commission d’enquête sur la crise financière (FCIC) américaine sa méfiance vis-à-vis des agences de notation, alors qu’il est le premier actionnaire de l’agence Moody’s.

« Nous n’utilisons pas les notations », a déclaré Warren Buffett, fondateur et PDG du groupe financier Berkshire Hathaway, devant cette commission lors d’une audition à New York. Il a été contraint de témoigner contre son gré devant cette commission où il ne souhaitait pas se présenter. Lors d’un entretien avec la chaîne CNBC dans la matinée, il avait expliqué qu’il aurait préféré consacrer sa journée à la direction de son groupe.

Possédant 13% de Moody’s aujourd’hui, après être monté jusqu’à 20%, M. Buffett s’est complètement dédouané de toute responsabilité dans les erreurs de l’agence de notation sur la note des titres à l’origine de la crise financière, ceux adossés à des prêts immobiliers.

Interrogé pour savoir s’il pensait qu’il y avait suffisamment de contrôles internes chez Moody’s, il a éludé la question. « Je n’en ai aucune idée. Je ne suis jamais allé chez Moody’s. Je ne sais pas quelle est leur adresse. Je sais que leur modèle économique est extraordinaire. Ils ont la capacité de fixer les prix », a-t-il répondu, en référence à la faible concurrence dans ce secteur.

Warren Buffett a également insisté sur le fait que l’agence avait été loin d’être la seule à s’être leurrée sur la santé du marché immobilier américain. Il a cité un rapport du Congrès de mars 2007 estimant que les organismes de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac avaient des comptes solides.
le figaro

Putain, c’est incroyable comme il est désinvolte, cynique et arrogant.
Donc, il nous dit que les agences de notations ne sont pas fiables, mais que si il détient 20% de moody’s, c’est parce que cette entreprise permet de  » fixer les prix « , ça l’aide à tricher, à fausser l’économie et il s’en vante, alors qu’il devrait moisir en prison comme son coreligionnaire Madoff.

En parlant de coreligionnaire juif, voila un article de 2007 sur lequel je suis tombé par hasard, c’est quasiment un cliché et pourtant c’est vrai :

NEWS: ISRAEL PEOPLE – 3 JUIFS DANS LE TOP5 DES AMÉRICAINS LES PLUS RICHES

Sheldon Adelson, Larry Ellison et Sergey Brin se classent juste derrière Bill Gates et Warren Buffet.

C’est un “compte” de fées aux pays des entrepreneurs. 3 hommes d’affaires juifs et proches d’Israël investissent le TOP5 du très prisé classement Forbes. Le Forbes 400 classe les 400 hommes et femmes les plus riches des Etats-Unis.

Une spécificité cette année, ils sont TOUS milliardaires pour la première fois. Même le plus « pauvre » d’entre ces 400 fortunes américaines pèse 1,3 milliards de $. La marche pour atteindre ce podium est donc très haute. Quant au classement des 5 plus grandes fortunes 2007, on y retrouve les 2 indétrônables Bill Gates et Warren Buffet, alias Mr Microsoft et le plus fin financier du 20ème siècle.

Encore pour la première fois, les colistiers placés en 3ème, 4ème et 5ème positions sont juifs avec un fort élan vers le soutien pour Israël et les activités philanthropiques pour la communauté. Il s’agit de :

Sheldon Gary Adelson, milliardaire et développeur de casinos parmi les plus prolifiques, notamment à Las Vegas. Sa fortune a doublé en 2 ans et à ce rythme, beaucoup le prédisent parmi les plus grosses fortunes mondiales avec le Mexicain Carlos Slim.
Lawrence Joseph Ellison, orphelin à l’instar de Roman Abramovitch, il est co-fondateur d’Oracle et investit massivement en Israël, notamment à travers sa société Quark Biotech.
Sergey Michailovitch Brin, qui s’est traditionnellement marié sous la houpa avec Anne Wojcicki en juin 2007, est le co-fondateur et CEO de Google. Il a ouvert 2 centres de R&D Google en Israël.—
http://www.israelvalley.com/

LOL, ils sont tout fier de ce qu’ils ont volé au goy, ces gens sont vraiment cheloud quand même….

Voila liste des 50 juifs les plus influents, vous verrez la disproportion entre le nombre de juif dans le monde (environ 15 millions) et les 7 milliards d’habitants.
Il y a donc un serieux problème de corruption et d’infiltration des postes clés dans le monde par des juifs, c’est une question de logique mathématique, pourquoi n’y a t-il pas des musulmans, des chinois, des indiens, des africains à ces postes, (surtout aux USA ou l’ascenseur social fonctionne bien mieux que chez nous).
Ces gens fonctionnent comme les francs maçons, ce n’est pas bon du tout pour les affaires du monde.

1. Benyamin Netanyahou
Premier ministre d’Israël.
2. Ben Bernanke
Economiste, président de la Réserve fédérale des États-Unis.
3.Rahm Emanuel
Maison Blanche, chef du personnel.
4. Sergey Brin
Fondateur de Google
5. Shai Agassi
Fondateur de Better Place. Agassi, 42 ans, est devenu un pionnier dans les énergies alternatives, sous les auspices de la Société qu’il a fondée en 2007.
6. Dominique Strauss-Kahn
Directeur du Fonds monétaire international (FMI)
7. Shimon Peres
Le président d’Israël.
8. David Axelrod
Conseiller principal Maison Blanche
9. Alan Dershowitz
Professeur de droit, l’avocat d’Israël
10. Elena Kagan
Candidate à la Cour suprême américaine. Proche de Barack Obama.
11. Solow Alan
Président de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines. Ami du président Barack Obama.

12. Ehud Barak
Ministre israélien de la Défense
13. Irwin Cotler
Député canadien, militant des droits humains.
14. Michael Bloomberg
Maire de New York
15. Bernard Kouchner
Ministre des affaires étrangères, France
16. Gabi Ashkenazi
Major Général israélien

17. Stanley Fischer
Gouverneur de la banque d’Israël
18. Avigdor Lieberman
Ministre des Affaires étrangères
19. Adelson Sheldon
Entrepreneur et philanthrope américain
20. Beinisch Dorit
Présidente de la Cour suprême
21. Natan Sharansky
Président de l’Agence Juive
22. Ruth Bader Ginsburg
Suprême de justice Cour des États-Unis
23. Zuckerberg Mark
Fondateur Facebook
suite jssnews.com

Pourquoi Israël a t-il attaqué des civils en Méditerranée ?

juin 1, 2010

Israël a pesé à l’avance les conséquences de l’attaque qu’il a lancé contre un convoi humanitaire maritime. Quels sont ses objectifs en déclenchant une crise diplomatique mondiale, pourquoi a t-il défié son allié turc et son protecteur états-unien ?

L’attaque conduite par trois patrouilleurs lance-missiles israéliens de classe Saar, le 31 mai 2010, contre la flottille de la liberté, dans les eaux internationales de Méditerranée illustre la fuite en avant de Tel-Aviv.

La flottille de la liberté est une initiative de militants des droits de l’homme [1] [2], soutenue par le gouvernement turc. Son objectif est à la fois de véhiculer de l’aide humanitaire jusqu’à Gaza et, ce faisant, de briser le blocus mis en place illégalement par l’armée israélienne à l’encontre d’1,5 million de Gazaouites.

La décision d’aborder des navires civils dans les eaux internationales constitue un « acte de guerre » au regard du droit international. Juridiquement parlant, il y a eu vol des navires et de leurs cargaison, enlèvement et séquestration de leurs passagers, meurtres ; voire assassinats, si l’on admet les informations de la télévision turque selon laquelle les commandos avaient une liste des personnalités à liquider au cours de l’assaut.

Cet acte de guerre, à l’encontre des pavillons grecs et turcs de ces navires, a été perpétré afin de consolider le blocus, lequel constitue en lui-même une violation du droit international.

En choisissant l’argument de la « légitime défense », les autorités israéliennes ont explicitement revendiqué leur souveraineté sur les eaux internationales à 69 miles nautiques au large de la Palestine ; cette annexion —temporaire ou durable— étant nécessaire à la poursuite du blocus, lequel serait nécessaire à la sécurité de l’Etat d’Israël.

En abordant un navire turc et en en tuant des passagers, Tel-Aviv a d’abord choisi de répondre militairement à la crise diplomatique qui l’oppose depuis janvier 2009 à Ankara. Cette initiative est censée provoquer une crise au sein de l’état-major turc et entre celui-ci et le gouvernement turc. Cependant, elle pourrait aboutir à une rupture complète des relations militaires entre les deux pays, alors même que la Turquie aura été pendant un demi-siècle le meilleur allié d’Israël dans la région. D’ores et déjà, les manœuvres conjointes turco-israéliennes ont été annulées sine die. En outre, cette crise pourrait aussi avoir des conséquences sur les relations commerciales entre les deux pays, alors même que la Turquie est un partenaire vital pour l’économie israélienne.

Cependant, Tel-Aviv se devait de casser la crédibilité de la Turquie au moment où elle se rapproche de la Syrie et de l’Iran, et ambitionne d’exercer avec ses nouveaux partenaires une autorité régionale [3]. Dans l’immédiat, Israël devait sanctionner le rôle d’Ankara dans la négociation du Protocole de Téhéran sur l’industrie nucléaire iranienne.

Côté turc, où l’on s’attendait à une intervention israélienne musclée mais pas létale, le moment est venu de se poser en protecteur des populations palestiniennes, selon la doctrine néo-ottomane théorisée par le ministre des Affaires étrangères, le professeur Ahmet Davutoğlu. Sans attendre le retour du Premier ministre Recep Erdoğan, en voyage en Amérique latine, l’ambassadeur Turc à Tel-Aviv a été rappelé à Ankara et une cellule de crise a été mise en place autour du vice-Premier ministre, Bülent Arınç. Elle est immédiatement entrée en contact avec les 32 gouvernements des Etats dont les passagers du convoi sont ressortissants. Tout le personnel diplomatique turc a été mobilisé pour saisir du problème le maximum d’Etats et d’organisations internationales. Dans une conférence de presse, M. Arınç a exigé la restitution immédiate des trois bateaux turcs volés et de leur cargaison, ainsi et surtout que la libération des centaines de citoyens turcs enlevés et séquestrés. Il a choisi de qualifier l’attaque d’acte de « piraterie » (et non de guerre), de manière à offrir au gouvernement Netanyahu la possibilité de présenter l’affaire comme une « bavure » et non comme une politique. Dans cette logique, le président Abdullah Gül, quant à lui, a exigé que les tribunaux israéliens jugent les responsables de cette tuerie.

Depuis le Chili, M. Erdoğan a déclaré : « Cette action est totalement contraire aux principes du droit international, c’est le terrorisme d’un Etat inhumain. Je m’adresse à ceux qui ont appuyé cette opération, vous appuyez le sang, nous soutenons le droit humanitaire et la paix ».

Dans l’après-midi, Ankara a saisi la Conseil atlantique. La Turquie est membre de l’OTAN. Si elle ne trouve pas la réponse qu’elle attend du gouvernement israélien, elle pourrait qualifier l’attaque d’acte de guerre et requérir l’aide militaire des Etats membres de l’Alliance en vertu de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord.

Le gouvernement Netanyahu a invité ses ressortissants à quitter la Turquie, tandis que des manifestations spontanées se multiplient devant les consulats israéliens où la foule réclame vengeance.

Le 26 mai 2010, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, reçoit à Tel-Aviv le secrétaire général de la Maison-Blanche, Rahm Emanuel. Celui-ci lui remet une invitation de Barack Obama, que la partie israélienne annulera cinq jours plus tard.

Côté états-unien, cette affaire rappelle celle de l’USS Liberty (8 juin 1967). Durant la guerre des Six jours, les Israéliens attaquèrent un bâtiment de surveillance électronique de l’US Navy, faisant 34 morts et 171 blessés. Tel-Aviv présenta ses excuses pour cette méprise sur le champ de bataille tandis que, tout en les acceptant officiellement, Washington y vu un outrage délibéré. Les Israéliens auraient voulu à l’époque sanctionner les critiques états-uniennes.

Cette fois, l’attaque de la flottille de la liberté pourrait être une sanction après le vote par Washington d’une résolution des Etats signataires du Traité de non-prolifération enjoignant Israël à déclarer ses armes nucléaires et à accepter les contrôles de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

La décision israélienne d’attaquer des navires civils dans les eaux internationales intervient après l’assassinat aux Emirats d’un dirigeant palestinien par une unité du Mossad ; la découverte d’un vaste système de copie falsifiées de passeports au détriment d’Etats occidentaux ; et le refus d’assister à la conférence internationale de suivi du Traité de non-prolifération. Cet ensemble de faits peut être interprété comme une succession de coups perpétrés par un Etat sûr de son impunité —et dans ce cas, il pourrait s’agir cette fois d’un coup de plus ou de trop—, ou comme une escalade après une courte friction publique avec l’administration US —il s’agirait alors de revendiquer le leadership du mouvement sioniste en montrant que Tel-Aviv décide et Washington entérine—.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en voyage en Amérique du Nord, a décidé de terminer sa visite canadienne et d’annuler son rendez-vous à la Maison-Blanche. Il a été joint par téléphone par le président Obama qui lui a demandé des explications.

La Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, Navi Pillay, a déclaré que l’opération israélienne ne pouvait avoir aucune justification juridique. Le Rapporteur spécial sur les Droits de l’homme dans les territoires occupés palestiniens, Richard Falk, a tenu à souligner qu’au delà de l’atteinte à la liberté de circulation sur les mers, le problème central reste le blocus. « À moins que des actions promptes et décisives soient prises pour mettre au défi l’approche israélienne sur Gaza, nous serons tous complices d’une politique criminelle qui menace la survie d’une communauté assiégée », a t-il affirmé. Le Conseil de sécurité a été convoqué en urgence, ce jour, à 18h TU. Le ministre turc des Affaires étrangères est parti à New York.

Thierry Meyssan
voltairenet.org

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Et d\'autres


Et regardez comment ces tarés de juifs extrémistes se gargarisent du traitement de l’information aux USA :

« Non seulement l’assaut israélien contre le navire turc Marmara n’a pas fait l’ouverture des journaux télévisés, même sur les chaînes spécialisées, mais il est relégué loin derrière l’information qui continue de bouleverser les Américains : les fuites de pétrole dans le golfe du Mexique. L’envoyé spécial de la chaîne MSNBC, par exemple, détaille longuement la thèse israélienne : les occupants des navires ont été les agresseurs. Ils auraient usé « peut-être même d’armes à feu » contre les soldats venus arraisonner les bateaux.  »
guysen

Ne soyons pas naif, la Turquie a formidablement bien joué, son plan c’est parfaitement déroulé, les israéliens ont vraiment été trop cons. Je pense que Meyssan est dans vrai dans son analyse, mais je pense aussi que la Turquie a monté cette affaire en espérant que les israéliens fassent des victimes et cela pour pouvoir terminer la déconstruction de l’alliance avec israel. Mission réussie, la Turquie prend confiance en elle, c’est très bien, et lorsque les corps des victimes turques seront rapatriés, on se rendra compte que le martyr fait dorénavant parti du vocabulaire turc.
L’entité sioniste est vraiment à la masse, tout ce qu’ils vont gagner c’est la haine du monde entier, tous leurs médias ne serviront à rien, on ne peut pas travestir la réalité ad vitam eternam, il faut qu’ils pensent à donner une bonne image d’eux parceque quand israel disparaitra et que la majorité des juifs quitteront cette terre dévastée il ne faudrait pas qu’ils se fassent exterminer ou qu’ils aillent dans le monde….

Pensons à ces personnes assassinés sur le Mavi Marmara et aux palestiniens qui sont colonisés depuis 60 ans.

Le jackpot de la retraite des parlentaires

juin 1, 2010

1.550 euros de retraite au bout de cinq années de cotisation : le régime de retraite des députés est particulièrement favorable. Selon les chiffres communiqués par l’association Sauvegarde retraites, un parlementaire peut ainsi toucher, après 5 ans, autant qu’un salarié du privé après 40 années de cotisations.

La pension des députés est calculée au prorata de la durée des annuités acquises, dans la limite d’un plafond élevé progressivement à quarante et une annuités en 2012.

Les députés, comme les sénateurs, ont la possibilité de cotiser double pendant quinze ans. Les députés peuvent cotiser 1,5 fois les cinq années suivantes, tandis que les sénateurs peuvent acquérir « par demi-cotisations deux annuités et demie au cours des cinq années suivantes », selon le site du Sénat.

Globalement, la pension moyenne pour un député est de 2.700 euros nets par mois, celle d’un sénateur de 4.442 euros nets.

Retraite des députés : 88% de subventions

Marie-Laure Dufrêche, déléguée générale de Sauvegarde retraites, affirme que la caisse de retraite des députés n’est alimentée par les cotisations qu’à hauteur de 12%, tandis que 88% proviennent d’une subvention de l’Etat, votée par les parlementaires eux-mêmes.

« Le régime des députés coûte aux Français la bagatelle de 52 millions d’euros par an sur les 60 millions de prestations versées », précise Marie-Laure Dufrêche. « Le rendement de leur régime est imbattable: pour un euro versé, un député en touchera 6 au moment de la retraite, contre 1 à 1,5 pour un Français lambda ».

Tous les parlementaires peuvent ouvrir leur droit à la retraite à 60 ans. Mais selon le site de l’Assemblée, l’âge moyen auquel les députés font liquider leur pension est de 65 ans.

Les sénateurs font appel à la capitalisation

Du côté des sénateurs, les cotisations couvrent 43% des dépenses. Mais pas besoin de subvention de l’Etat : le reste des dépenses est couvert par la capitalisation.

« Leur régime est tellement bien géré, soutient Marie-Laure Dufrêche, qu’il était excédentaire de 575 millions d’euros fin 2008, ce qui leur permet d’assurer 23 années de prestations pour leurs 572 pensionnés (296 ayant droits directs, 271 veufs et 5 orphelins) ».

Bingo pour les conjoints

Les époux de parlementaires sont eux aussi avantagés. Le veuf ou la veuve reçoit 66% de la pension du défunt, sans condition de ressources. Alors que pour le régime général, ce montant est limité à 54% de la pension, et de plus il est plafonné.

Un système contesté

Tous ces avantages sont difficiles à justifier, à l’heure où le gouvernement demande aux Français des sacrifices. Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a pris les devant en avril dernier, promettant de poursuivre les efforts pour « rapprocher » le régime des députés avec le régime général. « Tous les Français vont faire des efforts, les députés, comme ils l’ont déjà fait, vont en faire », a affirmé Bernard Accoyer.

Déjà, lors de la réforme des régimes spéciaux, en 2007, l’Assemblée avait légèrement modifié son système. Elle avait supprimé la possibilité offerte à chaque élu de liquider sa retraite à 55 ans et demi. Elle avait également supprimé la possibilité pour un élu de cotiser en parallèle à la caisse des parlementaires et à sa caisse d’origine. Cependant cette réforme ne sera appliquée qu’en 2012.

Bernard Accoyer a par ailleurs contesté le montant moyen de la retraite des députés, qui s’élèverait selon lui à un peu plus de 2.000 euros.

La spécificité du régime des parlementaires s’explique, selon lui, par des raisons historiques. Il s’agissait, lors de la création du « fonds de solidarité vieillesse » en 1904, de « démocratiser l’accès à la fonction de parlementaire » et ne pas handicaper les élus moins fortunés, contraints ce cesser leur activité professionnelle. « Aujourd’hui (…) il demeure que lorsqu’on se consacre à un mandat de parlementaire, on interrompt sa carrière, on interrompt la constitution de la retraite », a souligné Bernard Accoyer.

Une argumentation qui ne suffit pas à faire taire les critiques – d’autant plus que les parlementaires sont déjà indemnisés à la fin de leur mandat. La députée Valérie Rosso-Debord (UMP) propose ainsi d’aligner le régime des députés sur le régime général : »Les Français ne pourraient pas comprendre que ce privilège perdure ».
nouvel obs

C’est bon d’être député, mais ils ont intérêt à revoir leurs copies si ils ne veulent pas se faire attaquer par des citoyens en colère…