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Le téléphone, le big brother dans votre poche, ou vous allez, combien de temps, avec qui ….

mai 11, 2010

Jusqu’à présent, la géo-localisation de votre mobile a servi à savoir où vous êtes. Bientôt, elle servira aussi à savoir qui vous êtes. Une équipe de spécialistes d’intelligence artificielle dirigée par le professeur Tony Jebara, de l’université Columbia de New York, a mis au point un système permettant de profiler un possesseur de téléphone portable sans rien lui demander, en se basant exclusivement sur ses déplacements quotidiens. Après une période d’observation continue des mouvements d’un téléphone, le moteur d’intelligence artificielle saura si son propriétaire est un homme ou une femme, jeune ou âgé, riche ou pauvre, dépensier ou avare, diplômé ou non, nomade ou sédentaire, employé stable ou précaire…

Pour monétiser cette invention, une partie de l’équipe a créé une start-up baptisée Sense Networks, qui compte aujourd’hui une quinzaine d’employés, répartis entre New York et la Californie. Installé dans son petit bureau de Mountain View, près du campus de Google, le directeur technique de Sense Networks, Anand Venkatamaran, explique qu’il a d’abord fallu créer un système de collecte de données de mobilité des téléphones portables dans une zone donnée : « Nous avons réussi à créer une plate-forme « agnostique », c’est-à-dire capable de digérer n’importe quel type d’informations. On peut bien sûr pister les téléphones grâce aux relais télécoms, mais ce n’est pas toujours assez précis. On peut aussi repérer les smartphones quand ils passent à portée des réseaux Wi-Fi dont on connaît l’emplacement grâce des bases de données spécialisées. Enfin, avec les nouveaux smartphones, tout est à la fois facile et précis, puisqu’ils sont équipés d’une puce GPS qui diffuse leurs coordonnées de longitude et de latitude vers toute une gamme d’applications. »

Deuxième étape : le moteur d’intelligence artificielle va analyser ces flux de données anonymisées, en déduire un ensemble de caractéristiques individuelles, et les segmenter selon les catégories prédéfinies telles que l’âge, le sexe, le revenu ou le niveau d’études : « La force de notre système, affirme M. Venkatamaran, est qu’il n’est absolument pas intuitif. Nos algorithmes ne reposent sur aucun présupposé humain, ils sont vierges de toute règle préconçue du genre « si ce téléphone est souvent dans un salon de beauté, il appartient probablement à une femme ». Ces critères de bon sens sont en réalité naïfs et incertains. » A terme, le système sera aussi capable d’améliorer automatiquement ses propres performances.

Pour commencer, les ingénieurs de Sense Networks fournissent à leur machine des données de mobilité de personnes dont ils connaissent déjà les caractéristiques, et laissent le moteur d’intelligence artificielle établir des modèles de déplacements par catégories.

Ensuite, quand on lui fournit des données appartenant à des personnes dont on ne sait rien, la machine effectue ses propres déductions statistiques, sans intervention humaine : « Par exemple, notre système calcule l’âge d’un possesseur de mobile en se basant sur sa vitesse moyenne de déplacement. Les jeunes bougent vite, souvent et de façon imprévisible. Les plus âgés se déplacent de façon plus lente et plus régulière. Aucun ingénieur n’y avait pensé. »

Selon M. Venkataraman, le système sera même capable de fournir des pourcentages statistiques sur les habitudes alimentaires de ses cibles, ou encore de déterminer si un consommateur aura tendance à rester fidèle à ses marques préférées, ou si au contraire il sera capable d’en changer sur un coup de tête

Les premiers clients de Sense Networks seront sans doute les agences de publicité et de marketing et les professionnels du commerce en ligne, qui rêvent depuis toujours de profiler les utilisateurs de portables pour leur envoyer des messages publicitaires personnalisés et des offres commerciales ultra-ciblées. Sense Networks, qui vient de passer sous le contrôle du fonds de capital-risque californien Intel Capital, démarche activement ce secteur.

Au delà, les usages sont potentiellement infinis. M. Venkatamaran compte sur l’imagination de jeunes développeurs indépendants du monde entier qui pourront créer toutes sortes d’applications inédites, ludiques ou utilitaires, et venir se connecter sur sa plate-forme pour puiser dans ses données. En attendant, la société cherche à se faire connaître du grand public en créant ses propres applications.

La première a été CitySense, à l’usage des fêtards de San Francisco : un plan de la ville indiquant en temps réel les rues et les lieux publics les plus animés, où se concentrent les noctambules circulant en véhicules dotés de GPS et utilisant leurs portables. Elle a aussi expérimenté une application pour les New-Yorkais, CabSense : compte tenu de l’heure et du quartier, elle leur indique le carrefour où ils ont le plus de chance de croiser un taxi en maraude.

M. Venkataraman imagine déjà des services payants : « Nous pouvons déterminer qu’un possesseur de mobile prend le même train de banlieue tous les jours à la même heure. Nous pourrions lui proposer de regarder sur son smartphone un programme vidéo dont la durée correspond exactement à son temps de trajet. »

Il rêve même de coupler son service avec celui d’un moteur de recherche : « Quand vous posez une question à Google via votre mobile, celui-ci pourrait la faire transiter par la plate-forme de Sense Networks. Ainsi, nous pourrions faire à Google des recommandations basées sur les informations personnelles que nous possédons sur vous. Le moteur vous renverrait alors des résultats sur mesure, spécialement adaptés à vos goûts ou à votre mode de vie. » M. Venkataraman a trouvé le slogan qui résume sa démarche : « Plus besoin de faire de recherches, nous avons déjà trouvé ce que vous voulez.  »
le monde

(ça c’est ce que l(on veut nous faire croire)

(ça c’est la réalité)

De mieux en mieux, je vous en avais déja parlé mais cette fois ça va encore plus loin, l’apport de l’ I.A sera incontestablement problématique pour notre liberté, en effet on me rétorque souvent qu’il est impossible de traiter toutes les données, qu’il y en a trop et qu’il est impossible de créer un profil cohérent, mais force est de constater qu’il n’en est rien, ce n’est qu’une question de puissance de calcul et de programme adequat.

En parlant de géolocalisation, voila que facebook s’y met aussi !!!

Selon ce que rapporte le site AdAge, cette fonctionnalité de géolocalisation servirait également les entreprises qui annoncent sur Facebook. Déjà, McDonald’s aurait commencé à développer son application pour Facebook. En l’utilisant, les clients pourraient indiquer qu’ils sont dans un restaurant de la chaîne, laquelle pourrait afficher de la publicité aux côtés de ce statut.

Ce n’est un secret pour personne que Facebook entend lancer une telle fonctionnalité et plusieurs s’attendaient à ce que l’entreprise le fasse dans le cadre de sa conférence «f8», qui a eu lieu il y a quelques semaines.

Facebook lancerait plutôt la géolicalisation ce mois-ci, a déclaré à AdAge le PDG d’une compagnie de marketing numérique.

«Nous nous préparons à l’intégrer, mais nous ne savons pas exactement quand ce sera disponible», a indiqué Kevin Barenblat, de Context Optional.

En lançant ses fonctionnalités de géolocalisation, Facebook, qui compte 400 millions d’utilisateurs, pourrait faire mal à des entreprises comme Foursquare et Gowalla, des plateformes de réseautage social basées sur la géolocalisation.
cyberpresse

Le plus délirant, c’est que les mongoliens consommateurs seront heureux de profiter de cette technologie de géolocalisation, la stupidité est réellement infinie….

Il est à parier que certains governements ont déja des profils extrèmement précis de millions de personnes, ou vont-ils, en combien de temps, combien de temps reste t-ils , avec qui, on vont les gens qu’ils ont précédément rencontrés, que lisent-ils, que regarde t-ils sur internet, à qui ils envoient des mails, le contenu des mails, etc…

J’ai appris récement que google mettait en lien des publicités grace aux mots clés trouvés dans les mails reçus ou envoyés, je croyais que ces publicités n’étaient liés qu’aux mots tapés sur les barres de recherche, mais si google scanne les mails, c’est qu’il y a intrusion de fait dans la vie privée, et qui nous dit qu’en plus d’un scan
 » neutre  » en fonction de mots clés il n’y a pas une véritable analyse du sens des mails et bien évidement en lien avec les recherches effectuées, les vidéos regardées etc….

Comme enfant j’ai lu beaucoup de science fiction, je suis habitué au futur et comme je connais un peu ce qui se passe dans le monde, j’aime bien tenter d’imaginer l’avenir et plus précisement l’organisation humaine dans l’avenir, et franchement, je nous vois mal barré, parceque comme les nazis (qui ont gagné la guerre) les élites occidentales et ensuite mondiale ont appliqué des méthodes de controle politique, sociale et psychologique (voir la vidéo article précédent) basés sur la rigueur de la science, laissant peu d’échappatoire aux individus broyés par des gens qui les connaissent mieux que eux ne se connaissent.

Bref, le cocktail nano-rfid-gps risque de s’avérer désastreux pour la vie privé et incroyablement efficace pour ce qui est du controle social avec une surveillance quasi imparable.

Lache attaque occidentale dans une mosqué en Somalie destinée à tuer des responsables d’ Al-Shabaab.

mai 2, 2010

Le bilan des victimes de l’attentat commis samedi contre une mosquée à Mogadiscio s’est élevé à 34 morts et près de 70 blessés, selon un nouveau bilan établi par les sources hospitalières.

Selon ces sources, le nombre des morts s’est élevé à 34 jusqu’à présent alors que près de 70 personnes blessées ont été admis à l’hôpital Daynile dans la banlieue de Mogadiscio.

Deux explosions ont frappé samedi la mosquée d’Abdalla Shideye, située sur le marché de Bakara.

La mosquée est fréquentée par des responsables du groupe rebelle Al-Shabaab. Le principal dirigeant du groupe, Fuad Mohamed Khalaf, pourrait être la cible de l’attaque, selon des témoins.

Al-Shabaab est lié au réseau terroriste Al-Qaïda et Khalaf figure parmi les dirigeants auxquels l’ONU a imposé des sanctions.

Aucun groupe n’a revendiqué l’attentat.
http://french.news.cn

Il n’y a que blackwater et autres services secrets occidentaux pour faire cela, faire sauter une mosqué pour assassiner les dirigeants d’ Al-Shabaab, c’est honteux et véritablement scandaleux.
La perversité, l’immoralité de cette guerre contre les musulmans est sans limite, je suis dépité de voir ce que nos dirigeants font en notre nom.
Voila un article sympa qui reprend les nouvelles d\'al shabab.

Les dirigeants occidentaux sont vraiment inhumains, ils s’en prennent uniquement à des pays qui sont en plein chaos et rajoute du chaos et de l’horreur alors que les somaliens n’aspirent qu’à vivrent sereinement avec leurs coutumes et leur religion.

L’Iran saisit l’ONU à propos du 11-Septembre , c’est pas beau la vie !!!!

avril 18, 2010

Des agences de presse ont fait mention d’une lettre adressée par le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, le 13 avril 2010.

Les premières dépêches indiquaient que l’Iran souhaitait l’ouverture d’investigations sur les attentats du 11 septembre 2001 et une condamnation des attentats commis dans le pays par le Jundallah, une organisation terroriste encadrée par l’OTAN.

Cependant, la revue Foreign Policy, éditée par la Brookings Institution, a diffusé sur son site internet ce qu’elle a présenté comme le texte intégral de la lettre iranienne, et qui ne contient pas de demande à propos du 11-Septembre. La presse a alors fait machine arrière.

Il s’agit d’une manipulation qui en dit long sur l’inquiétude des tenants de la version gouvernementale US des événements de 2001.

La lettre authentique, dont nous publions la version anglaise intégrale telle qu’elle nous a été transmise par la présidence iranienne, indique :

« Excellence, on attend au moins que vous désignez un groupe de recherche indépendant en qui les peuples de la région auraient confiance, pour lancer une enquête exhaustive sur les principaux criminels commanditaires des attentats du 11-Septembre en tant qu’excuse principale pour attaquer le Proche-Orient, sur les objectifs de la présence militaire de l’OTAN en Afghanistan et en Irak, sur les méthodes utilisées, et sur les conséquences de leur présence et de leur engagement, dont les résultats seraient présentés à l’Assemblée générale. »

Après consultation avec d’autres Etats membres des Nations Unies, l’Iran a souhaité saisir le secrétaire général, et entend saisir directement l’Assemblée générale si cette première démarche s’avère infructueuse, comme on peut le craindre.

En 2002, Thierry Meyssan avait convaincu la Ligue arabe et le Conseil de coopération du Golfe d’entreprendre une démarche à l’ONU pour faire toute la lumière sur le 11-Septembre, mais ceux-ci avaient finalement renoncé sous la pression des Etats-Unis.

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« Mahmoud Ahmadinejad’s letter to Ban Ki-moon », Voltaire Network.
voltairenet.org

J’aime de plus en plus Ahmadinejad, il est vraiment excellent….
Le régime sait que la situation est très tendue, ils sont en train de jouer toutes les cartes possible, et il y en a beaucoup….

Les américains et tous les hypocrites menteurs qui couvrent ce méga mensonge doivent se chier dessus, l’Iran n’est pas isolé, de nombreux pays possèdent de très bonnes relations avec la nation iranienne, et ça ne m’étonnerai pas que d’autres pays soutiennent cette iniative….

Les semaines et les mois à venir vont être extrèmement exaltants.

Les trois grandes sources de risque pour la Chine : Risque 1 – Aggravation du déséquilibre mental et psychique de certaines grandes puissances. C’est délirant de lire ça ????

avril 14, 2010

L’Académie des Sciences sociales de Chine vient de publier le 6 avril le « Rapport (2010) sur le développement de la Région Asie-Pacifique », dans lequel il est indiqué qu’à l’heure actuelle, l’environnement sécuritaire de voisinage de la Chine devient de plus en plus complexe et qu’il existe principalement trois grandes sources de risque.

Risque un – Aggravation du déséquilibre mental et psychique de certaines grandes puissances.

Il est déclaré dans le livre bleu qu’en 2009, la Chine s’est hissée à la tête des plus grands pays exportateurs du monde et qu’elle s’approche de la deuxième place mondiale quant à l’ampleur de son PIB (Produit intérieur brut). L’émergence vigoureuse de la Chine déplaît à certaines grandes puissances, qui en tant que détenteurs d’intérêts acquis de l’ordre international, voient cela d’un mauvais œil et elles connaissent un déséquilibre mental et psychique qui s’aggrave de plus en plus, alors que leur conscience idéologique renforce leur sens de prévention contre celle-ci. Cet état d’esprit déséquilibré et ce sens de prévention les amènent à exciter le nationalisme et le chauvinisme, ce qui augmente objectivement les risques de la Chine quant à sa sécurité. Les effets de ce genre de facteurs sont clairement et nettement traduits dans les conflits frontaliers entre la Chine et l’Inde, le litige sino-japonais au sujet de la délimitation de la Mer Orientale ainsi que le contentieux sino-australien en ce qui concerne le cas d’espionnage du Groupe Rio Tinto.

D’autre part, l’ingérence de certaines grandes puissances, en dehors de la région, dans les affaires des régions environnantes de la Chine aggrave sérieusement les risques existants de la sécurité de ces régions.

Risque deux – Méfiance et inquiétude des pays voisins.

Le livre bleu indique que la spéculation de la communauté internationale au sujet de la Chine, de la « menace de la Chine » à la « responsabilité de la Chine » ou bien de la « partie prenante responsable » au G2, tout cela redouble, à un certain degré, la méfiance et l’inquiétude des pays voisins de la Chine à l’égard d’elle. Le terme « G2 » est devenu l’année dernière le point chaud de spéculation de la communauté internationale. En réalité, ce genre de propos non seulement exagère et surestime l’influence de la Chine dans les affaires internationales, mais surtout méconnaît et méprend l’orientation fondamentale de la politique extérieure non hégémoniste de la Chine. Ce qui est plus sérieux, c’est que la méfiance et l’inquiétude de ces pays les amènent à tenter de pousser les puissances de la région et à demander à certaines grandes puissances en dehors de la région à réunir leur force pour faire équilibre ou contrepoids à la Chine. Fin 2009, l’ancien Premier Ministre de Singapour Lee Kuan Yew a appelé les Etats-Unis à s’introduire en Asie pour faire contrepoids à la Chine et le propos qu’il a tenu à cet effet traduit pleinement ce genre de méfiance et d’inquiétude envers la Chine. En ce qui concerne les conflits au sujet de la Mer de Chine Méridionale, on remarque également de semblable tentative des pays concernés.

Choc fortuit mais manipulé venu de l’extérieur.

Dans le contexte actuel où le degré de mondialisation se renforce davantage de jour en jour, les effets de la sécurité non conventionnelle deviennent de plus en plus évident et un événement fortuit qui se produit dans un certain pays ou dans un certain territoire peut devenir le centre d’attention du monde entier. Les pays voisins de la Chine recèlent chacun une grande différence quant à son système politique, sa structure ethnique ou bien le niveau de son développement économique. Dans le domaine de la sécurité non conventionnelle, les risques proviennent de sources nombreuses et différentes. Au cours de l’année écoulée, nous avons constaté de nombreux événements imprévus : le changement soudain du problème nucléaire nord-coréen, l’incident du cas d’espionnage de Rio Tinto, le problème transfrontalier des réfugiés provoqué par le conflit armé entre le gouvernement birman et les minorités nationales de la région Kokang dans le nord du pays, l’incident du 5 juillet créé par la collusion et la complicité entre les séparatistes du Xinjiang et les forces terroristes de l’étranger, … etc. Derrière ces incidents extérieurs qui semblent fortuits, on remarque souvent la participation et la manipulation des forces antichinoises pleines d’hostilités envers notre pays.

Ces dangers latents qui menacent sérieusement la sécurité de la Chine font que notre environnement sécuritaire avoisinant devient de plus en plus grave et complexe et il est décidé en même temps qu’il est impossible pour nous d’adopter de simple contre-mesure de riposte pour dissiper ces différentes espèces de menaces latentes pour la sécurité de notre pays. Le livre bleu insiste que pour assurer la sécurité de notre situation environnante, la mesure que nous devons adopter pour faire face c’est de développer et d’accroître notre propre puissance, de stabiliser les relations sino-américaines, d’étendre nos relations d’amitié et de bon voisinage, d’élargir notre influence sur nos pays voisins, de renforcer notre « puissance douce et souple » et d’améliorer l’image internationale de notre pays.

Risque trois – Notre plus grand risque réside dans le moment opportun pour le retrait en Asie de la politique de stimulation économique.

Il est indiqué dans le livre bleu que la crise financière internationale a dépassé ses moments les plus difficiles, mais qu’il existe toujours de nombreux facteurs indéterminés quant à la perspective d’avenir du redressement de l’économie mondiale. L’économie asiatique joue jusqu’à présent le rôle de meneur dans le processus de relèvement de l’économie mondiale et au moins dans le courant de l’année à venir (2010), sa position demeurera inchangée et il est prévu qu’elle sera toujours la partie la plus rapide dans la croissance économique de notre monde. Confronté à l’espérance optimiste envers l’économie asiatique, il est important pour nous de rester lucide, pondéré et perspicace en concentrant notre attention sur les risques potentiels qui pourraient surgir ultérieurement à tout moment.

Vu à court terme, le plus grand risque auquel est confrontée l’économie asiatique c’est la maîtrise du moment opportun pour le retrait de la politique de stimulation économique. Le redressement en premier de l’économie asiatique a été principalement dû à cette politique appliquée par les gouvernements des pays de l’Asie et une fois le retrait de cette politique, personne ne peut prévoir son résultat et si le processus de relèvement économique pourrait être maintenu. Le moment opportun pour le retrait de la politique de stimulation économique dépend non seulement de l’appréciation de la perspective d’avenir du redressement économique, mais surtout de la possibilité de la continuité de cette politique. Vu seulement du niveau de l’inflation, le risque à affronter par l’économie asiatique en 2010 n’est pas tellement grave. Mais le problème c’est qu’en poursuivant l’application d’une politique de telle ampleur il se peut que les anticipations inflationnistes soient aggravées et intensifiées et que, dans la condition où l’IPC (Indice des prix à la consommation) ne connaît pas une hausse importante, les prix d’actifs s’envolent. En réalité, depuis le début de l’année 2009, les prix d’actifs dans les régions d’Asie ont été en général supérieurs par rapport aux autres régions du monde, comme par exemple la hausse rapide des prix des actions, des prix des logements et même des prix de l’or dans le monde, laquelle est intimement liée aux opérations des investisseurs asiatiques qui voulaient éviter les risques. Comment continuer à appliquer la politique monétaire laxiste et comment empêcher le risque de bulle d’actifs, ce sont des problèmes épineux auxquels doivent faire face les autorités de gestion monétaire de tous les pays de l’Asie.
peopledaily.com

Les points 1 et 2 sont vraiment interessants, les chinois ont clairement compris que nous n’allons pas les laisser devenir une réelle puissance, vous allez peut être me trouver candide mais je crois les dirigeants chinois quand ils disent :

 » ce genre de propos non seulement exagère et surestime l’influence de la Chine dans les affaires internationales, mais surtout méconnaît et méprend l’orientation fondamentale de la politique extérieure non hégémoniste de la Chine  »

Nous fonctionnons avec nos concepts d’occidentaux et nous projetons notre système de pensée aux autres civilisations, il n’y a que l’occident qui revendique un universalisme qu’il s’imagine devoir imposer à autrui avec autant de systématisme.

Je vous l’ai déja dit plusieurs fois mais la Grande Flotte chinoise du début du 15 siècle n’a ni colonisé ni imposée ses idées dans les contrées visitées, alors que nous autres, avec 3 navires et quelques centaines de soldats avons esclavagisé, exterminés et imposés notre religion à des peuples entiers.

Bref, les chinois se préparent à des tensions avec les occidentaux, le plus grave étant que le danger ne vient pas de la Chine mais de l’occident qui a une perception faussée de son déclin, et qui risque de sur-réagir face à cette perte de leadership incontesté.
Lisez cette note du Sénat sur la toute relative augmentation du budget militaire chinois

Incroyable débilité, le Figaro titre  » Hamid Karzaï serait toxicomane « , il y 3 jours il avait menacé de rejoindre les Talibans et accusé les ccidentaux d’avoir truqué les élections. Rien ne nous aura été épargné.

avril 9, 2010

L’ancien représentant adjoint de l’ONU en Afghanistan, Peter Galbraith, a mis en doute aujourd’hui « l’équilibre mental » du président afghan Hamid Karzaï, suggérant même qu’il pourrait être toxicomane, dans un entretien avec la chaîne de télévision américaine MSNBC.

« Il est coutumier des diatribes, il peut être très émotif, impulsif. En fait, des personnes proches du palais présidentiel disent qu’il a un certain goût pour l’un des produits d’exportation les plus rentables de l’Afghanistan », a-t-il déclaré. L’Afghanistan est le premier producteur et exportateur mondial d’opium.

Prié de préciser son affirmation, l’ancien responsable onusien a répondu: « Il y a des informations en ce sens mais quelles qu’en soient les causes, la vérité est qu’il peut être très émotif ». Les déclarations de Peter Galbraith surviennent en pleine crise de confiance entre Hamid Karzaï et Washington, le président afghan ayant accusé les Etats-Unis d’ingérence dans les affaires de son pays et affirmé que les étrangers avaient participé aux fraudes électorales de l’an dernier.

« La fraude a été organisée par des gens nommés par Karzaï et il en était le bénéficiaire », a ajouté Peter Galbraith, un diplomate américain qui avait été congédié par l’ONU par suite d’une dispute sur la manière de gérer le problème de la fraude électorale et le degré de pression à exercer sur les autorités afghanes. « Cette diatribe continuelle soulève des questions sur son équilibre mental et franchement, c’est une chose qui préoccupe les diplomates à Kaboul, » a-t-il dit.
http://www.lefigaro.fr/

On nage en plein délire, traiter un chef d’état de toxicomane, c’est ahurissant, du coup je me pose des questions sur la véracité de l’information comme quoi le frère de Karzaï serait un gros trafiquant de drogue, le président Afghan prétend que ces accusations sont le résultat de son opposition à la destructions des champs de pavot, parceque selon lui cela mènerait à un soulèvement populaire. source

Bref, c’est dingue, comme d’habitude en même temps.
Lisez cette article de France 24 qui tente d’expliquer un peu la situation, mais c’est bancal…

Il va s’en dire que pendant ce temps la, des tas de femmes et d’enfants meurent sous les bombes.
Quand on pense qu’un missile coute plusieurs centaines de milliers de dollars, au lieu d’envoyer un missile ils devraient utiliser l’argent pour contruire des routes et lancer les bases d’une économie saine.
C’est épouvantable.

L’alliance Chine-Inde est-elle inquiétante ? Tu m’étonnes que c’est inquiétant pour l’occident….

avril 8, 2010

Le dragon chinois et l’éléphant indien se haïssaient. La crise les a quelque peu réconciliés. Faut-il s’en réjouir ? Des deux côtés de l’Himalaya — frontière naturelle qui sépare les deux géants de l’Asie –, la réponse est un oui sans équivoque. Mais dans les pays développés, les réactions restent mitigées.

Certains y voient l’occasion de multiplier leurs opportunités d’affaires ; d’autres, en revanche, craignent que le rapprochement sino-indien n’augure un bouleversement de l’ordre mondial, propre à freiner les échanges entre pays développés et pays émergents. Le mouvement est-il irréversible ?

▪ Deux nouveaux poids lourds sur l’échiquier mondial
Il faut dire que le couple Chine-Inde représente un poids prépondérant sur l’échiquier mondial. En termes démographiques, ces deux pays comptent à eux deux plus du tiers de la population totale (2,4 milliards d’habitants). Sur le plan économique, ils figurent parmi les économies les plus dynamiques du globe et ont enregistré au cours des 10 dernières années un taux de croissance moyen à faire pâlir d’envie : 10,3% pour la Chine, 7,8% pour l’Inde.

Et si, dans un avenir proche, les deux pays réunis parvenaient à produire 50% du PIB mondial ? Audacieuse, une telle hypothèse reste toutefois plausible du fait d’un renforcement significatif des liens commerciaux entre les deux pays depuis l’éclatement de la crise des subprime.

▪ Ennemis hier, partenaires aujourd’hui
Ce n’est pas un hasard si le Premier ministre indien, Manmohan Singh, s’est rendu à Pékin en janvier 2008, soit six mois après le début de la crise de juillet 2007. Il a compris la nécessité pour son pays de renforcer sa coopération avec la Chine, dont l’irrésistible montée en puissance contraste avec la stagnation économique dans les pays développés.

Un partenariat stratégique a alors été signé entre les deux pays, dont leur commerce bilatéral a culminé, à la fin 2008, à un niveau sans précédent : 51,8 milliards de dollars, soit 37% de plus qu’en 2007. « Un miracle », saluait Huanqiu Shibao. Le magazine chinois a relevé par ailleurs, à titre de comparaison, que le volume des échanges sino-indiens n’atteignait que 14 milliards de dollars en 2004, 3,6 milliards de dollars en 2001 et… 264 millions de dollars en 1991.

Bien qu’elle n’ait pas épargné les deux pays, la crise financière d’octobre 2008 a contribué à renforcer leur commerce bilatéral, qui a atteint 43,4 milliards de dollars à la fin 2009. Aujourd’hui, la Chine s’impose comme le deuxième partenaire commercial de l’Inde, après l’Union européenne.

▪ Le pragmatisme l’emporte
A l’heure actuelle, les relations sino-indiennes semblent au beau fixe, alors que, il y a quelques années encore, celles-ci étaient froides, voire conflictuelles. L’explication est simple : les deux pays ne parvenaient pas à effacer de leur mémoire la courte mais sanglante guerre de 1962 qui les opposait pour le contrôle de territoires himalayens. L’armée indienne, qui pensait pouvoir battre les troupes chinoises, avait subi une défaite humiliante.

Depuis, l’Inde estime que la Chine occupe illégalement 38 000 km2 de son territoire, tandis que la Chine revendique l’Etat indien frontalier de l’Arunachal-Pradesh, dans le nord-est du pays. Aujourd’hui, près de cinquante ans après la guerre, face à des impératifs économiques et commerciaux, les deux pays ont fini par adopter l’un envers l’autre une attitude pragmatique, en mettant de côté leurs conflits territoriaux.

▪ Une méfiance réciproque demeure
Pour autant, c’est aller trop vite en besogne que de considérer le renforcement des liens sino-indiens comme une menace pour les flux d’échanges entre marchés développés et marchés émergents. N’oubliez pas que, sous des signes d’accalmie dans les relations sino-indiennes, couvent de multiples tensions politiques et militaires, qui, au moindre incident, risquent de refaire surface.

L’Inde ne cesse en effet de montrer son inquiétude quant à l’intention de l’empire du Milieu de se trouver un pied-à-terre, sur la côte pakistanaise, pour assurer l’approvisionnement de sa flotte. « Il est clair que la Chine veut faire pression sur l’Inde, et limiter l’influence des Etats-Unis sur le Pakistan et l’Afghanistan », commente le quotidien indien The Time of India.

L’Inde voit également d’un mauvais oeil le fait que la Chine apporte son soutien militaire et civil au Pakistan, son voisin avec lequel elle revendique la région du Cachemire depuis 1947.

De son côté, la Chine reproche à l’Inde d’avoir accueilli il y a cinquante ans le dalaï-lama, le chef des Tibétains, qu’elle considère comme un séparatiste notoire. L’empire du Milieu n’apprécie pas non plus que des officiels indiens réclament auprès de leur gouvernement une hausse du budget pour se procurer des avions de combat américains…

Autant de sujets de discorde qui, tant qu’ils ne seront pas résolus, nuiront à un approfondissement réel des relations entre les deux pays. Dans ce contexte, Chine et Inde devront continuer à développer leurs échanges avec les pays développés.

Le rapprochement entre l’Inde et les Etats-Unis depuis quelques années ainsi que le récent réchauffement des relations franco-chinoises en constituent les meilleures preuves.
chronique agora

Tant que nous ne rétablirons pas des taxes aux frontières, le développement de l’asie sera un problème majeur pour l’occident.
Il nous faut absolument détruire cette europe libérale, re-créer un tissu industriel, produire et consommer local, c’est la seule solution pour éviter un lent appauvrissement de l’europe et des USA.
La mondialisation n’a profité qu’aux banques et aux multinationales, les peuples sont soit esclavagisés pour les pays en développement soit appauvris et surveillés dans les pays riches, c’est un zéro pointé, sans compter la destruction fantastiquement rapide de la nature.

Si la Chine et L’Inde s’associent dans un marché commun à l’européenne, ce sera définitivement foutu, tous les acteurs économiques seront asiatiques et nous serons le tiers monde. Nos élites n’accepteront pas cette situation, c’est une évidence, le clash est nécessaire, il ne peut en être autrement.
Nous avons été vaincus à notre propre jeux…., ou plutot nos élites se sont sabordées elles mêmes, dans un soucis de bénéfices à court terme.

WikiLeaks releases secret video of journalists, civilians killed in Baghdad

avril 5, 2010

Envie de pleurer quand je vois ça

Karzaï accuse la communauté internationale d’avoir organisé les fraudes électorales, LOL…

avril 3, 2010

Le président afghan accuse l’ONU, l’Union européenne et « des ambassades » d’être responsables des fraudes électorales massives qui lui ont été imputées lors de l’élection présidentielle du mois d’août 2009.

Le président afghan Hamid Karzaï a accusé jeudi la communauté internationale, dont l’ONU, l’Union européenne et « des ambassades », d’avoir commis les fraudes massives qu’elle lui a ensuite reprochées lors de l’élection présidentielle du 20 août 2009.

M. Karzaï a été réélu de facto après l’abandon de son challenger au second tour, après que la communauté internationale eut pourtant dénoncé des fraudes massives en faveur du sortant.

« La vérité (…) c’est qu’il y a eu des fraudes lors des élections présidentielle et provinciales, des fraudes massives, très massives, il n’y a pas de doute, mais elles n’ont pas été commises par des Afghans, ce sont les étrangers qui les ont commises », a-t-il lancé lors d’une rencontre avec des membres de la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de surveiller les scrutins et accusée d’être entièrement soumise à M. Karzaï.

« Les Nations unies, le bureau du représentant adjoint de l’ONU (alors l’Américain Peter Galbraith, ndlr) », ainsi que le général français Philippe Morillon », le chef de la mission d’observateurs de l’UE à l’élection « ont été le foyer de ces fraudes », a-t-il poursuivi.

M. Galbraith a été remercié par l’ONU après avoir accusé son supérieur hiérarchique, le Norvégien Kai Eide, alors représentant spécial des Nations unies en Afghanistan, d’avoir « couvert » les fraudes massives en faveur de M. Karzaï. Et l’UE, Philippe Morillon en tête, a été la première à dénoncer, un mois après le scrutin, ces fraudes portant, selon elle, sur au moins un quart des suffrages validés par la CEI.

M. Galbraith avait notamment estimé qu’un tiers des votes en faveur du chef de l’Etat sortant étaient frauduleux, une proportion par la suite largement reprise par la communauté internationale.

M. Karzaï a été installé à la tête de l’Etat par la communauté internationale dès la fin 2001 quand une coalition emmenée par les Etats-Unis a chassé les talibans du pouvoir. Il a finalement été déclaré vainqueur du scrutin en novembre dernier après l’abandon de son rival Abdullah Abdullah.

Mais il est, notamment depuis l’arrivée du président Barack Obama au pouvoir, sous la pression constante de ses bailleurs de fonds qui le pressent de mettre fin à la corruption qui gangrène le pays jusqu’au sommet de l’Etat et de faire en sorte que les législatives prévues en septembre prochain, soient exemptes de tout reproche.

« Les fraudes ont été organisées à partir de là », a poursuivi M. Karzaï devant la CEI en évoquant notamment les bureaux de MM. Galbraith et Morillon mais aussi « des ambassades », sans préciser lesquelles. Puis, ils ont « nourri » les médias internationaux « pour qu’ils nous accusent de ces fraudes », a-t-il ajouté.
france 24

    Excellent d’entendre ça quand même, le pire étant que ce soit possible, mais Karzaï n’est pas net non plus, du coup entre menteurs c’est dure de savoir qui la vérité.

    Voila la réaction de la France et de Galbraith :

    Etonnée » par ces déclarations, la France avait été la première a réagir jeudi, le porte-parole du Quai d’Orsay les jugeant « sans fondement ».

    « C’est évidemment absurde et ahurissant », avait réagi pour sa part l’Américain Peter Galbraith, numéro 2 de la mission de l’ONU en Afghanistan au moment du scrutin du 20 août 2009 et nommément mis en cause par M. Karzaï.

    « Franchement, on se pose des questions sur son état mental ou sur son rapport à la réalité », a-t-il dit à propos du chef de l’Etat afghan. france 24

    C’est pas très fin, dire que Karzaï est un malade mental montre bien le désappointement des occidentaux !

    Ma foi, on verra bien…

Nouvelle attaque de l’armée israélienne contre des palestiniens chrétiens.

avril 1, 2010

200 personnes, à majorité catholiques, ont pris part ce dimanche à une marche pour dénoncer les restrictions faites aux Chrétiens de Palestine de respecter la tradition des rameaux. Leur objectif était de rejoindre le checkpoint de Gilo qui sépare Bethléem de Jérusalem. Arrivés sur place, ils ont été violemment pris à partie par des soldats israéliens qui leur ont barré le passage. Plusieurs d’entre eux ont été blessés, une quinzaine de personnes aurait aussi été arrêtée, parmi lesquels un photographe de l’AFP.

Cet affrontement intervient quelques heures après l’annonce du cabinet ministériel israélien de boucler la Cisjordanie, à l’occasion des festivités de la Pâque juive, et alors que la semaine sainte chrétienne vient officiellement de commencer ce dimanche. Il pose aussi la délicate question de la liberté religieuse accordée aux Palestiniens par les autorités Israéliennes.

Ces derniers jours, les affrontements ont redoublé de violence, notamment dans le sud de la bande de Gaza. 2 soldats israéliens y ont été tués après une embuscade, dans la nuit de vendredi à samedi.

Leurs funérailles ont été célébrées ce dimanche
euronews, mais la vidéo des violences israéliennes n\'est plus disponible
les intransigeants

Pour les sionistes, musulmans ou chrétiens qui manifestent, c’est des coups pour tout le monde…

Irak: la destruction de l’Etat comme objectif de guerre

mars 29, 2010

A l’approche de l’anniversaire du déclenchement de la guerre en Irak, je pense à ce que j’écrivais il y a sept ans. Cette guerre n’avait rien à voir avec la lutte contre le terrorisme mais avait été planifiée longtemps à l’avance non pas en vue d’une démocratisation de l’Irak mais plutôt de sa destruction. J’avais été ouvertement raillé pour avoir défendu ce point de vue et ma colère était considérée au mieux comme naïve ou pathétique aux yeux de l’opinion mais pas à ceux du monde politique.

En vue de la préparation d’une soirée commémorative de ce septième anniversaire du 20 mars, je suis en train de lire : Nettoyage culturel en Irak. Pourquoi les musées furent pillés, les bibliothèques brûlées et les universitaires assassinés ? (1) L’hypothèse de base, que vous le croyiez ou pas, était que cette guerre avait dès le départ comme unique objectif la destruction de l’Etat irakien. Mais il y a plus : l’épuration culturelle, le pillage des musées, l’incendie des bibliothèques et l’assassinat des universitaires faisaient partie intégrante de la stratégie de guerre, affirment les auteurs.
L’élimination d’un Etat deviendra certainement un concept au même niveau que le génocide et ses dérivés tels que l’urbicide – destruction de villes-, le sociocide – destruction de sociétés -, le mnémocide – destruction de la mémoire collective -. Nous l’espérons d’autant plus que ces nouveaux concepts et leurs intrications ne s’appliquent pas seulement à l’Irak.

La presse a largement couvert les pillages de musées. Mais les articles sur ce sujet n’ont pas pointé la responsabilité des pouvoirs occupants contrairement à ce que stipulent les règles internationales du droit de la guerre. La presse n’a pas non plus stigmatisé comme telle cette stratégie de mnémocide. Par contre, au fil de toutes ces années, un silence assourdissant a occulté le meurtre programmé de centaines de cadres et universitaires victimes d’assassinats ciblés en Irak. Etrange, d’autant qu’au cours des trois premiers mois de l’occupation, 250 universitaires ont été tués. Le BRussels Tribunal dispose maintenant d’une liste de 437 victimes qui sert de référence mondiale. Parce que les professeurs qui ont documenté ces meurtres et disparitions ont aujourd’hui été assassinés ou contraints à l’exil, il est de plus en plus difficile de tenir cette liste à jour. Selon le Christian Science Monitor, en juin 2006 déjà, 2500 universitaires avaient été tués, enlevés ou expulsés du pays. Nul ne sait combien ont été assassinés à ce jour. On sait que des milliers ont été menacés, souvent par des enveloppes contenant des balles, et qu’ils se sont enfuis. Tout comme les universitaires, les journalistes, les médecins, les ingénieurs et les leaders spirituels ont fait l’objet d’intimidations, d’enlèvements et de meurtres. Il faut savoir que dans ces cas, il ne s’agit pas d’éliminations à caractère partisan car les statistiques ne le démontrent pas. Ce sont des autorités intellectuelles qui ont été ciblées, pas juste des Baasistes.

Il n’y a jamais eu la moindre enquête sur ces meurtres, les coupables n’ont donc jamais été identifiés, et encore moins jugés. Pourquoi ? Sans doute parce que les occupants et les nouveaux dirigeants estiment que cela est sans importance. Ou peut-être parce que les bataillons de la mort font partie de leur stratégie, comme auparavant au Salvador. C’est ce qu’affirme ce livre : l’assassinat des universitaires fait et continue à faire partie de « l’option Salvador ».

Conclusion des auteurs ? L’objectif était d’éliminer la classe intellectuelle qui aurait pu devenir le fondement naturel d’un nouvel état démocratique. C’est sinistre. A ce point sinistre qu’il est malaisé d’y croire. Et pourtant c’est vrai : l’élimination des universitaires et autres professionnels de la classe moyenne a servi le premier et plus important objectif de la guerre : la destruction de l’Etat Irakien. « Destruction d’Etat » plutôt que « reconstruction d’Etat » Selon les auteurs de l’ouvrage, ce choix d’objectif de guerre s’est fait sur base du consensus de trois parties : les néo-conservateurs qui voulaient des bases permanentes en des lieux géographiquement stratégiques de domination militaire ; Israël qui ne voulait plus d’un état puissant dans son arrière cour ; et l’industrie pétrolière qui voulait mettre la main sur les plus grands gisements au monde. Cela aussi, je l’avais écrit sept ans plus tôt.

Aujourd’hui, tout est là, noir sur blanc, avec beaucoup de notes de bas de page, bien documenté, dans un livre publié par un éditeur internationalement reconnu ( Pluto Press ). Le monde va peut-être enfin commencer à prendre conscience de la vérité. Des protestations universelles des milieux académiques seraient une bonne chose. Mais une minute de silence pour leurs collègues assassinés ne suffira pas. Parce que, et cela saute aux yeux, il ne s’agit que de la pointe émergée de l’iceberg : les enfants nés avec des malformations imputables à l’usage du phosphore blanc et de l’uranium appauvri, le manque d’eau potable, d’électricité et de soins de santé, la destruction du système d’enseignement qui a produit une génération perdue, un million et demi de morts et cinq millions de réfugiés, toutes ces choses mises ensemble font de la guerre en Irak le plus grand crime de guerre et la plus grande catastrophe humanitaire des dernières décennies. Et cela continue. Il n’y a guère d’espoir d’amélioration, surtout après les dernières élections. Ajoutons à cela les bombardements incessants et l’éclatement religieux du pays nous obtenons une image de l’enfer. Et nous, nous détournons de plus en plus la tête. Parce que nous sommes malades et fatigués de l’Irak après ces sept années ?

Cela me laisse un goût amer de réaliser combien j’avais raison avec mes thèses à propos de la destruction de l’Irak que beaucoup jugeaient absurdes. Même Bush a eu raison avec son fameux show sur le pont de l’USS Lincoln le premier mai 2003 : « mission accomplie ». Effectivement, l’Irak est détruit.

Bon anniversaire, Mister President ! Yes, tu quoque Obama.

Lieven De Cauter,
Philosophe, président du BRussells Tribunal.
Traduit de l’anglais par Oscar Grosjean pour Investig’action.

Source originale: Brussels Tribunal
http://www.michelcollon.info/

Super papier, rien à dire, nous pouvons sans problème dire que l’administration US est aussi folle et criminelle que les nazis ou les soviétiques, un pays ravagé, les élites massacrées, les populations empoisonnées…
Ne collaborez pas de manière idéologique avec ces malades d’élites occidentales travaillant main dans la main avec israél, soyez lucide sur ce que nos dirigeants font en notre nom aux musulmans du monde entier, ne l’acceptez pas, restez indignés,
L’islamophobie ambiante va très mal se terminer, soyez du coté des êtres humains, pas de celui des laches.

Propagande/anticipation : Nuclear terror risk to Britain from al-Qaeda

mars 24, 2010

Britain faces an increased threat of a nuclear attack by al-Qaeda terrorists following a rise in the trafficking of radiological material, a government report has warned.

It is feared that terrorists could bring a nuclear bomb up the Thames on a small boat.

Bomb makers who have been active in Afghanistan may already have the ability to produce a « dirty bomb » using knowledge acquired over the internet.
It is feared that terrorists could transport an improvised nuclear device up the Thames and detonate it in the heart of London. Bristol, Liverpool Newcastle, Glasgow and Belfast are also thought to be vulnerable.

Lord West, the Security Minister, also raised the possibility of terrorists using small craft to enter ports and launch an attack similar to that in Mumbai in 2008, when more than 150 people were killed.
The Government is so concerned about the threat that it is setting up a command centre to track suspicious boats.
The terrorism threat level was raised from « substantial » to « severe » in January after the failed attempt to blow up an aircraft over Detroit on Christmas Day.
Three separate reviews of the country’s ability to prevent a major terrorist attack were published simultaneously yesterday, before an international meeting on nuclear security in Washington next month.
Downing Street released an update to the National Security Strategy in which it stated that « the UK does face nuclear threats now » and added that there was « the possibility that nuclear weapons or nuclear material [could] fall into the hands of rogue states or terrorist groups ».
The International Atomic Energy Authority recorded 1,562 incidents where nuclear material was lost or stolen between 1993 and 2008, mostly in the former Soviet Union, and 65 per cent of the losses were never recovered.
Another report, on the Government’s « Contest » counter-terrorism strategy, said there was a danger that the increased expertise of insurgents in making bombs in Afghanistan had increased the threat from a radiological « dirty bomb ».
It added that there was a « significant increase in the illicit trafficking of radiological materials, the availability of chemical, biological radiological and nuclear (CBRN) related technologies over the internet and the increased use of CBRN material for legitimate purposes », which could be acquired by terrorist organisations.
A third report, on Britain’s strategy for countering chemical, biological radiological and nuclear terrorism, described al-Qaeda as the « first trans national organisation to support the use of CBRN weapons against civilian targets and to try to acquire them ».
The report said security around stockpiles of decommissioned material was « variable and sometimes inadequate, leaving materials vulnerable to theft by insiders and criminal and terrorist organisations ».
Legitimate uses for such materials also « significantly increases the risk that they may be diverted and exploited by terrorist organisations ».
It added that al-Qaeda had established facilities to conduct research into CBRN weapons when Afghanistan was under the control of the Taliban before 2002.
Since then the terrorist group had approached Pakistani nuclear scientists, developed a device to produce hydrogen cyanide, which can be used in chemical warfare, and used explosives in Iraq combined with chlorine gas cylinders.
The possibility of an attack launched from speedboats was highlighted by Lord West, speaking at the new National Maritime Information Centre in Northwood, Middlesex. He said hundreds of thousands of small boats arrived in Britain unchecked every year. “I think the public would be surprised to discover that we do not know about every single contact [with a vessel],” he said.
He said the agencies responsible for guarding the coastline did not know “with any clarity what is going on around our coasts”.
The maritime centre will receive intelligence from the security services and combine the response of the navy, coastguard, police and fisheries vessels in the event of an attack.
The Government has already set up 18 sites with officers who would co-ordinate the emergency services in the event of a CBRN attack.
Police and fire services have been given extra equipment to detect potential attacks and more members of the Army have been trained in making CBRN devices safe.
The Government has also introduced mobile radiation detection units to scan vehicles and passengers arriving at ports.
http://www.telegraph.co.uk
traduction google

ça faisait longtemps qu’on nous faisait pas le coup de la bombe sale d’al quaida, malheureusement c’est un scénario possible, un false flag islamiste serait le déclencheur d’une organisation plus fasciste de la société.
Dire qu’il faut avoir plus peur de nos propres dirigeants que nos censés ennemis…

Entretien exclusif avec le porte parole du Conseil national de la résistance afghane

mars 24, 2010

Qari Muhammad Yusuf Ahmadi est le porte parole du Conseil national de la résistance afghane pour les régions Sud-Ouest et Nord-Ouest de l’Afghanistan. Les difficultés techniques incessantes rencontrées lors de nos communications*, ajoutées à de complexes procédures d’identification, nous ont demandé de reporter à plusieurs reprises la publication de cet entretien. Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser pour ce retard.

Notre objectif n’est évidemment pas d’adhérer ou de relayer une quelconque idéologie de violence, mais de donner un contre-poids aux mensonges de la propagande des armées d’occupation en Afghanistan, cela dans le but d’offrir le plus large éventail d’information possible, afin que chacun puisse se forger sa propre opinion.

Qari Muhammad Yusuf Ahmadi, que pouvez-vous nous dire sur la situation dans la province de Helmand et plus particulièrement sur les récentes attaques des armées d’occupation dans cette région ?

Depuis le le premier jour de ce qu’ils appellent « une opération d’envergure », le 13 Février 2010, les troupes ennemies n’ont pas été en mesure de gagner une seule bataille dans le district de Nad Ali (voir la carte). A Marjah, l’ennemi n’a jamais pu pénétrer au-delà des quartiers périphériques que nous avions évacués afin de lui tendre ensuite un piège. Depuis samedi, l’ennemi voudrait faire diversion en lançant d’autres attaques sur les provinces de Farâh et Kandahar principalement, mais aussi Uruzgan et Zabul. L’objectif est de couvrir par de nouveaux mensonges les pertes que les moujahidin leur ont infligées dans le Helmand.

C’est désormais un fait acquis que les Américains et leurs complices ne sont pas en mesure de poursuivre l’occupation de l’Afghanistan par des moyens militaires. Ce serait mieux pour eux de retirer leurs forces de notre pays et de laisser les Afghans vivre comme ils l’entendent.

(…) Voici les chiffres des dernières opérations de la résistance :

Marjah :

Troupes étrangères tuées 382

Troupes afghanes tuées 4

Kandahar :

Troupes étrangères tuées : 28

Troupes afghanes tuées : 33

Farah:

Troupes étrangères tuées : 29

Troupes afghanes tuées 17

Zabul:

Troupes étrangères tuées : 3

Troupes afghanes tuée 26.

Uruzgan:

Troupes étrangères tuées : 5

Troupes afghanes tuée 19

Comment expliquez-vous que les informations que vous présentez par vos communiqués soient diamétralement opposées aux rapports des armées d’occupation ? Nous ne voulons pas mettre votre parole en doute, mais n’y a-t-il pas néanmoins une tentation chez vous aussi d’user de propagande en exagérant la portée des victoires et en minimisant les pertes ?

Nous publions des communiqués en premier lieu pour le peuple afghan qui, dans sa très grande majorité, soutien l’action des moujahidin. Que ces communiqués soient repris et traduits nous réjouis mais notre objectif principal est d’informer les afghans. Si nous avions menti, ne serais-ce qu’une seule fois, nous aurions perdu toute crédibilité auprès de la population qui nous soutient. Malgré la guerre, les informations circulent très vite ici. Si, par exemple, à Marjah, nous avions annoncé une victoire alors qu’il s’agissait d’une défaite, cela aurait été très vite connu. En réalité, toutes les informations que nous communiquons sont scrupuleusement vérifiées.

Tous ces efforts (de mensonges rapportés) par l’ennemi ont pour but de distraire l’attention du public du monde à partir Marjah. Cette entreprise moribonde va aussi échouer parce que les moudjahidin ne sont pas à court de main-d’œuvre et d’hommes armés

Un soldat américain brandissant son casque en signe de rédition. Marjah, février 2010

En tant que porte parole pour la région de Helmand, avez-vous des contacts réguliers avec des journalistes occidentaux sur place ?

Depuis l’arrestation de deux journalistes de la chaine Al-Jazeera (Qais Azim et Hamidullah Mohammad Shah) par la direction nationale de la sécurité (DNS service de renseignement afghan) en juin 2009 et la confiscation de tout leur matériel, il est devenu difficile pour des journalistes de venir nous rencontrer. Le président fantoche (Karzaï), avait prétendu que, dans cette affaire, il n’était pas question de liberté de la presse, mais d’interdire un sujet favorable aux moujahidin. Les reportages ne peuvent en effet que nous être favorables si les médias font leur travail, et c’est ce qui pose un problème au gouvernement mis en place par l’ennemi américain. La vérité leur est insupportable.

C’est pour cette raison que le président fantoche (Karzaï) impose un « black out » total des médias sur cette guerre. Même à Kaboul, les journalistes ont besoin de l’autorisation de la DNS pour se déplacer, et ils sont en permanence accompagnés et surveillés. Quel journaliste pourrait prétendre faire son travail dans de pareilles conditions ? Tous ceux qui ne suivent pas ces recommandations sont arrêtés et interrogés, quand ils ne disparaissent pas plus simplement de la circulation ou sont enlevés par de mystérieux ravisseurs qui les échangent ensuite contre des rançons. Toutes ces actions n’ont pour but que de décourager les journalistes à venir en Afghanistan afin d’établir la réalité des faits.

Les généraux américains indiquent que l’opération à Marjah était importante en raison du trafic d’opium qu’ils attribuent à la résistance. Que pouvez-vous dire à propos de cela ?

Nous avions quasiment éradiqué la production d’opium dans notre pays en 2001. La flambée de la culture du pavot correspond a l’arrivée de l’ennemi sur nos terres. Le frère du président fantoche (Karzaï) est lui même inculpé dans une affaire de trafic international. La présence même de l’envahisseur américain se légitime par le trafic de la drogue. Notre pays est occupé par plusieurs dizaine de milliers de soldats étrangers. Ce sont eux qui contrôlent nos frontières. Qui d’autres qu’eux pourraient sortir la drogue du pays et l’acheminer en Occident ? Pour toutes nos actions, nous nous référons à la loi de Dieu. Cela nous interdit de faire le commerce de la drogue.

Un autre prétexte régulièrement utilisé pour justifier cette guerre est que l’Afghanistan est le centre névralgique du terrorisme international.

Nous ne songeons qu’à terroriser l’ennemi. Nous n’avons jamais commis une action de guerre en dehors de notre pays. Nous voulons la liberté d’organiser un système de gouvernement fondé sur les besoins du peuple afghan, à partir de la tradition islamique. Pourquoi les États-Unis ne nous concèdent-ils pas ce droit ? Pourquoi tentent-ils d’étouffer nos voix sous le prétexte du terrorisme ?

Nous savons pertinemment que l’envahisseur américain et ses alliés vont toujours trouver des prétextes pour poursuivre leur occupation de l’Afghanistan. Le terrorisme, la démocratie, les droits de l’homme, droits des femmes ne sont que de simples slogans utilisés par l’ennemi américain afin d’atteindre leurs objectifs impérialistes dans cette partie du monde et en Afghanistan en particulier. De nombreux cas de tortures de détenus à Guantanamo, Bagram, la prison d’Abou Gharib, Camp Nama en Irak et les prisons secrètes PRT dans des bases militaires en Afghanistan, montrent des violations flagrantes et brutales des droits de l’homme par des enquêteurs américains par leurs troupes en Afghanistan et en Irak.

(…) Vous m’avez expliqué hier qu’en France une femme est violée toute les 10 minutes. C’est quelque chose que nous ne permettrions jamais dans notre pays. Pourquoi les dirigeants français eux aussi veulent-ils nous dire comment nous devons vivre alors qu’ils ne sont pas même capable de faire régner la justice dans leur pays ?

(…) Nous demandons aux envahisseurs américains et à leurs subalternes : pourquoi tuez-vous de jeunes innocents. Pourquoi tuez vous des hommes et des vieillards sous les yeux mêmes des membres de leur famille au cours de raids nocturnes ? Vous avez même tué un bébé de quatre jours devant sa mère à Garbez, dans la province de Khost, à la fin de l’année dernière. Était-il un terroriste ou étais-ce juste là une « opération de terreur » destinée à effrayer les populations qui nous soutiennent, perpétrée par vos soldats ? Est-ce comme cela que les défenseurs de la démocratie agissent ? En n’épargnant pas même un enfant de quatre jours?

Les opérations que mène l’ennemi sous le prétexte de la « lutte contre le terrorisme » est une guerre tyrannique et colonialiste, menée contre les combattants de la liberté. Car en effet, les moujahindin se battent pour la liberté, pour leur dignité humaine, pour leur pays et pour les valeurs de l’Islam. Nul envahisseur, aussi puissant soit-il, ne saura jamais étouffer la voix de la vérité dans la gorge du peuple afghan. Peu importe les quelques batailles que l’ennemi pourra remporter. A terme, grâce à la volonté de Dieu, le peuple opprimé d’Afghanistan remportera cette guerre entre la vérité et le mal.

(…) Les États-Unis sont une nouvelle forme de pouvoir colonialiste. Ils veulent maintenir leur domination sur le monde et utilisent pour cela le prétexte de la démocratie et des droit de l’homme. Mais dans leur bouche ce ne sont plus que des slogans vides de sens. En réalité, les États-Unis sont les ennemis de la dignité des valeurs humaines.

© 2010 Mecanopolis et ses ayant droit

Reproduction autorisée avec indication des sources

Les photographies sont issues du magazine de la résistance afghane en langue anglaise « In Fight » :
InFight_14_BattlesInMarjah_pdf

Nos remerciements vont aux administrateurs du site internet as-ansar.com, qui nous ont permis d’entrer en contact avec le Conseil national de la résistance afghane (Émirat islamique d’Afghanistan).

*Entretien réalisé entre le 1er et le 6 mars 2010 par téléphone, aux numéros 008821621346341, 0093700886853 et 0093707163424. Nous publions ces numéros avec la permission de leurs détenteurs. Mecanopolis et ses ayant droit déclinent toute responsabilité de l’usage qui pourrait être fait par des tiers de ces numéros.

La réalisation de cet entretien, sa publication et sa diffusion ne contreviennent nullement à la législation suisse en vigueur, ni à aucune des dispositions de « l’ordonnance fédérale instituant des mesures à l’encontre des Taliban » du 2 octobre 2000, ainsi que ses modifications ultérieures.
http://www.mecanopolis.org

Gloire à ces résistants afghans, que Dieu leur vienne en aide.

Vous savez, plus je regarde les médias plus j’ai peur, le traitement de l’information relatif aux résistances musulmanes est au dela de la propagande, nous traitons ces gens comme des Untermensch.
Ce qui m’enerve au plus haut point, c’est l’utilisation de faits divers de ces pays pour faire comprendre aux gens que ce sont des moins que rien. Dès qu’une homme brule sa femme , on met en avant ce fait divers dans la presse occidentale, laissant croire que tous les musulmans sont comme cela.
Il est évident que c’est un truc de malade de bruler sa femme ou qui ce soit d’ailleurs, mais ce qui est gravissime c’est que l’on lie ce fait divers à une sorte de fond psychologique des musulmans.
Imaginez un seconde que la presse pakistanaise fasse ses gros titres sur les faits divers français, genre la nana qui a tué ses 6 enfants à la naissance, et laisse sous entendre que ces pratiques sont monnaie courante en France, qu’elles sont constitutives de la culture et de la psyché française. C’est exactement ce que nous faisons, le moindre fait divers sordide est diffusé et rediffusé jusqu’ à en vomir, laissant sous entendre que les musulmans sont des sauvages.
J’en ai plus que marre de voir l’occident donnant des leçons de morale à portée univeralistes, alors même que nous sommes les plus malsains, que nous avons les mains pleine de sang, que nous avons fait voler en éclat toute intégrité morale en écrasant le monde entier. Le cynisme de nos élites est sans limite, comme la passivité et l’inconsistance intellectuelle du peuple.

Pour en revenir à l’interview au dessus, je suis extrèmement heureux de pouvoir lire le point de vue des principaux protagonistes de cette guerre, les afghans. Je vous invite à suivre régulièrement ce blog http://antipropagandecom.blogspot.com/, il est très bien et relaie assez souvent le point de vue des resistants afghans.
Les médias sont réellement ignobles avec les musulmans, l’ambiance est délétère.
Ce Qari Muhammad Yusuf Ahmadi est très bon, ce qu’il dit tombe sous le sens et c’est sincère, tout est dit, calmement, simplement :  » Nous voulons la liberté d’organiser un système de gouvernement fondé sur les besoins du peuple afghan, à partir de la tradition islamique. Pourquoi les États-Unis ne nous concèdent-ils pas ce droit ? Pourquoi tentent-ils d’étouffer nos voix sous le prétexte du terrorisme ?  »
C’est nous les malsains, ces gens ne nous ont rien fait, l’occident a un sacré problème avec la colonisation et avec l’imposition de ses valeurs à autrui.
Vous connaissez mon avis, allez savoir pourquoi mais force est de constater que les occidentaux sont totalement désaxés, un complexe de superiorité patent, un usage de la violence immodéré, une volonté de soumettre et de faconner autrui à son image.
Les lumières ont définitivement coupé les élites de l’occident avec le principe de réalité, la Raison nous a perdu. Il est indéniable que le rejet du fait religieux a été aussi désastreux que l’usage politique de la religion.
Les raisons qui nous ont mené à cette autodestruction sont multiples, et il est impossible de n’en donner qu’une ou deux, même importantes, il faudrait faire un travail pluridisciplinaire et transversal avec des sociologues, des psychologues, des historiens, des généticiens, des théologiens pour tenter de comprendre ce qu’il c’est passé en occident.

Bref, merci à mécanopolis de s’etre bougé pour nous donner cette interview, et en voila une autre.

Afghanistan : L’OTAN a tenté de dissimuler les faits après un raid qui a tourné au carnage, révèle le Times

mars 18, 2010

Le 12 février dernier, le raid nocturne lancé par des soldats américains et afghans sur une maison de notables ou se déroulaient ce jour là les réjouissances d’un baptême a tourné au carnage. Les militaires ont ouvert le feu sur ceux qui se trouvaient là, et qui pourtant protestaient de leur innocence, racontent les témoins du drame interrogés par le Times. Cinq personnes ont été tuées, dont deux frères, l’un commandant de police, l’autre procureur, ainsi que deux femmes enceintes et une jeune fille qui allait se marier sous peu. Un adolescent de quinze ans a également été blessé. Le communiqué publié par l’OTAN après les faits affirmait que les soldats avaient découvert sur les lieux des « atrocités » et que les trois cadavres de femmes étaient « bâillonnés et ligotés ». Les témoins indiquent qu’elles sont tombées sous les balles de la même rafale qui a tué le procureur sur le pas de la porte de la maison familiale. A ce jour, l’OTAN refuse d’identifier l’unité responsable de ce massacre.

Un raid nocturne des soldats américains et afghans a entraîné la mort de deux femmes enceintes, une jeune fille et de deux fonctionnaires locaux, atrocités que l’OTAN a ensuite tenté de dissimuler, indiquent les récits des survivants, recueillis par le Times.

L’opération, qui s’est déroulée le vendredi 12 février consistait en en assaut mené à l’aube sur la maison d’un policier située à quelques kilomètres de Gardez, la capitale de la province de Paktia, à l’est de l’Afghanistan. Dans un communiqué publié après le raid, titré « les forces conjointes opérant à Gardez font une macabre découverte », l’Otan affirmait que ses soldats avaient découvert dans une chambre des corps de femmes « tuées, ligotées et bâillonnées ».

Une enquête du Times suggère que les affirmations de l’OTAN sont soit délibérément fausses ou, au mieux, trompeuses. Plus d’une douzaine de survivants, dont des fonctionnaires, des responsables de la police et un chef religieux, interrogés sur la scène de l’attaque et alentour, affirment que les auteurs de ces crimes étaient des soldats américains et afghans. L’identité et le statut de ces hommes reste inconnue.

Cette attaque est intervenue plus de quinze jours après que le commandant des forces américaines et de l’OTAN en Afghanistan, ait publié de nouvelles directives visant à limiter les raids nocturnes. Les forces spéciales et les agences de renseignement occidentales qui opèrent secrètement en Afghanistan ont été critiquées pour avoir mené des raids nocturnes basés sur des renseignements douteux ou faux, qui se sont soldés par des pertes civiles.

Le commandant Dawood, âgé de 43 ans, fut la première personne tuée durant l’assaut. Policier de longue date, réputé et aguerri, il avait été promu récemment à la tête du renseignement dans un des districts les moins sûrs de la province de Paktia. Son frère, Saranwal Zahir, était procureur dans le district d’Ahmadabad. Il a été tué alors qu’il se trouvait sur le pas de la porte, tentant de protester de son innocence.

Trois femmes, qui étaient accroupies derrière lui dans le couloir, ont été touchées par le même tir en rafale. Bibi Shirin, âgée, de 22 ans, avait quatre enfants, âgés de moins de 5 ans. Bibi Saleha, 37 ans, avait 11 enfants. Toutes deux, selon leurs proches, étaient enceintes. Elles ont été tuées sur le coup.

La mère des deux hommes, Bibi Sabsparie, déclare que Shirin était enceinte de quatre mois et Saleha de cinq mois. La dernière victime, Gulalai, âgée de 18 ans, était fiancée. Elle est décédée de ses blessures. « Nous avions déjà tout acheté pour le mariage », soupire celui qui devait être son beau-père, Sayed Mohammed Mal, Vice-Chancelier de l’Université de Gardez.

La nuit de cet assaut, environ 25 hommes, amis et parents, s’étaient rassemblés au domicile du commandant Dawood dans le petit village de Khataba, pour célébrer le baptême d’un nouveau-né. Assis côte à côte le long des murs d’une chambre d’hôtes, les hommes avaient dansé tour à tour, pendant que jouaient les musiciens. Le chanteur, Mohammed Sediq Mahmoudi, âgé de 24 ans, précise que quelque temps après 3 heures du matin l’un des musiciens, Dur Mohammed, est sorti pour aller aux toilettes. « Quelqu’un a braqué une lampe sur son visage et il a alors couru vers l’intérieur en avertissant que les talibans étaient dehors », déclare M. Sediq.

Le lieutenant-colonel Zamarud Zazai, qui dirige le service de renseignement de la police de Gardez, déclare : « Des deux cotés, ont a cru que l’autre groupe était taliban. » Le commandant Dawoud a couru vers les pièces où se trouvait sa famille, avec son fils Sediqullah, âgé de 15 ans. A mi-chemin à travers la cour, ils ont été abattus par un tireur posté sur le toit. Le commandant Dawoud a été tué. Sediqullah, touché à deux reprises, a survécu, racontent ses oncles.

Les tirs ont cessé et les soldats ont crié en pachtoune, ordonnant à tous de sortir à l’extérieur. Waheedullah, un chauffeur d’ambulance, déclare que leur accent était celui de Kandahar.

L’OTAN a déclaré que les soldats faisaient partie d’un force conjointe « afghano-internationale », mais, malgré de nouvelles règles leur enjoignant de laisser derrière eux des tracts identifiant leur unité, la famille indique qu’ils n’en ont pas fourni. Les forces américaines du secteur nient toute implication.

Dans le couloir situé de l’autre côté de l’enceinte des bâtiments, les femmes se sont précipitées pour soigner les blessés. La mère du commandant Dawood raconte : « Zahir a crié,« Ne tirez pas, nous travaillons pour le gouvernement ». Mais tandis qu’il parlait, ils ont tiré à nouveau. Je l’ai vu tomber. Je me suis retourné et j’ai vu que ma belle-fille et les autres femmes étaient mortes. »

Mohamed Sabir, âgé de 26 ans, qui est le plus jeune frère du commandant de Dawood et de Zahir, a fait partie des huit hommes qui ont été arrêtés et transportés par avion vers une base située à proximité, dans la province de Paktika. Ils ont été détenus pendant quatre jours et interrogés par un américain en civil qui leur a montré des photos de l’homme qu’ils suspectaient. « J’ai dit : « Oui, c’est Shamsuddin. Il était à la fête. Pourquoi ne l’avez-vous pas arrêté ? », raconte Sabir. Ils ont ensuite été libérés sans être inculpés. Shamsuddin – qui avait travaillé durant cinq mois à la réparation des générateurs électriques de la base américaine locale – s’est livré de lui-même pour subir un interrogatoire. Il a été lui aussi libéré sans aucune inculpation.

Le communiqué initial de l’Otan indiquait que « plusieurs insurgés ont engagé le combat contre la force conjointe et ont été tués lors des échanges de tirs. » La famille affirme que personne n’a même jeté une pierre. Le contre-amiral Greg Smith, responsable de la communication de l’OTAN à Kaboul, nie qu’il y ait eu tentative de camouflage.

Il indique que les deux hommes qui ont été tués étaient armés et manifestaient des « intentions hostiles », mais a admis « qu’ils n’étaient pas la cible de ce raid particulier ».

« Je ne sais pas s’ils ont tiré des coups de feu », indique-t-il. « Si on a un individu qui sort d’un bâtiment, et que la force d’assaut est là, cela déclenche souvent une neutralisation de l’individu. Il n’est pas nécessaire d’être visé par un tir pour riposter. »

Il admet que le communiqué original avait été « mal formulé », mais déclare que « pour des gens qui voient beaucoup de cadavres », les femmes avaient paru à l’époque être décédées depuis plusieurs heures.

Par l’intermédiaire des doyens du village, les américains ont proposé une indemnisation à la famille – 2 000 dollars pour chacune des victimes.

« La vie humaine n’a aucune valeur » se lamente Bibi Sabsparie. « Ils ont tué notre famille, puis ils sont venus et ont apporté de l’argent. L’argent ne ramènera pas les nôtres. »
contre info

Malheureusement un massacre de plus à déplorer pour ce peuple qui subit la guerre depuis 33 ans.
C’est à pleurer, d’autant plus que la presse engagée contre les guerres dans les années 60 et 70 a totalement disparu, aucun média ne se fait le porte voix de la cause des musulmans qui subissent les guerres occidentales.
C’est le silence radio, en même temps c’est difficile de faire de la propagande pour bombarder l’Iran et soutenir les victimes des bombardements en Afghanistan ou à Gaza…

Nous tuons ces gens pauvres gens quotidiennement, et nos médias font mine de ne pas comprendre pourquoi les résistants sont victorieux, inventant ou relayant des faits divers horribles, les faisant passer pour des sauvages. Quand j’entends des mongoliens dire que les Pakistanais sont mysogines, je rigole et leur demande comment ça se fait qu’ils ont élu en 1988 une femme Premier ministre… Ce que les trois quart des pays européens n’ont jamais fait, on se demande alors qui a le cerveau figé…

Bref, prions et pensons aux victimes et leur famille.

Le psychopathe Karl Rove est « fier » des méthodes de torture comme le waterboarding

mars 16, 2010

Karl Rove, stratège de l’ancien président américain George Bush, s’est dit « fier » des méthodes d’interrogatoire des terroristes présumés, assurant qu’elles avaient permis de déjouer plusieurs attaques, selon une interview diffusée jeudi soir par la BBC.

« Je suis fier que nous ayons utilisé des techniques qui ont brisé la volonté de ces terroristes et nous ont donné des informations précieuses qui nous ont permis de déjouer des complots », a déclaré M. Rove, qui fut l’éminence grise de l’ex-président.

« Je suis fier que nous ayons rendu le monde plus sûr, grâce à l’usage de ces techniques. Elles sont appropriées, elles sont conformes à nos exigences internationales et à la loi américaine », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la simulation de noyade, méthode d’interrogatoire dure et très contestée, l’ancien conseiller a estimé qu’il ne s’agissait pas de torture : « Non, ce n’en est pas. Il faut lire les mémos qui stipulent ce qui était permis ou pas avant d’établir un jugement à ce sujet », a-t-il répondu.

« Tous ceux qui ont été soumis à des simulations de noyade avaient un médecin qui devait évaluer s’il y avait eu des séquelles mentales ou physiques à long terme », a-t-il poursuivi.

« Lancer des avions sur (l’aéroport londonien) de Heathrow ou sur Londres…, faire exploser des appareils au-dessus du Pacifique, précipiter un avion sur le plus haut édifice de Los Angeles », a cité Karl Rove parmi les complots déjoués, selon lui, grâce à ces méthodes d’interrogatoire.

Le président Barack Obama, successeur de George Bush, a fait interdire les méthodes d’interrogatoire les plus dures, assimilant notamment la simulation de noyade à de la « torture ».

George W. Bush a été président de 2001 à 2009, avant de céder le pouvoir à Barack Obama.

Vidéo de l’interview (sans sous-titres) :

newsoftomorrow

Oui, cet homme est un démocrate et nous vivons tous en démocratie, oui, oui…