L’élite iranienne des nanotechnologies s’est réunie en mars sur l’ïle de Kish pour célébrer ses percées et échanger avec des spécialistes étrangers. Un demi-millier d’experts ont assisté à cette conférence haut de gamme.


(Kish en 2015… projet Flower).

L’élite des nanosciences iraniennes s’est à nouveau réunie du 10 au 12 mars dernier, sur l’un des plus beaux sites de la planète : l’île de Kish à 1500 km de Téhéran, au cœur du Golfe Persique, face à Dubaï. Ce rassemblement assez discret est organisé pour la troisième année consécutive par le campus international de l’université Sharif de Téhéran, l’une des meilleures universités polytechniques du monde dont le niveau très élevé repose sur le transfert, dans les années 70, de compétences scientifiques américaines vers l’Iran. L’université Sharif héberge notamment l‘ Institute for Nano Science & Nanotechnology (INST) qui forme des PhD en nanosciences depuis 5 ans. La conférence annuelle de Kish sur les nanostructures est, bien entendu, sponsorisée par l’Iran Nanotechnology Initiative Council, l’entité ultra-performante de pilotage des nanotechnologies iraniennes.

Le nombre de participants a fortement augmenté en 3 ans, pour atteindre le record de 500 spécialistes cette année, parmi lesquels on relevait la présence de plus d’une cinquantaine de scientifiques étrangers venus d’Allemagne, d’Inde, d’Italie, de Corée, du Japon, de Singapour, de Suède, de Suisse, de Taïwan et du Royaume Uni (l’île iranienne de Kish, étant une zone de libre échange, on peut y accéder sans visa d’entrée). A noter qu’une bonne moitié de l’assistance était composée de femmes à l’image de la communauté scientifique iranienne, plus féminisée qu’en Europe par exemple.

Les travaux ont porté sur des secteurs d’avant-garde tels que les nanocomposites , les nanomatériaux carbonés (nanotubes, fullerènes, nanoflowers), la nanophotonique, la nanomédecine, les nanobiotechnologies et last but not least, les applications révolutionnaires des nanotechnologies dans les secteurs de l’énergie et de l’environnement.

Des sociétés occidentales à la pointe de l’état de l’art, ont également apporté une contribution active à l’événement. Comme, par exemple, la multinationale allemande Omicron NanoTechnology GmbH spécialisée dans la microscopie à effet tunnel (Scanning Tunneling Microscopy, STM). Ou encore Dyesol, une société australienne de renom, spécialisée dans les dernières technologies solaires, notamment les nanos appliquées aux cellules Grätzel (cellules à pigment photosensible).

Une scientifique de Singapour participant à la conférence a estimé que les efforts de recherches iraniens se concentrent actuellement sur la synthèse de nanomatériaux en raison des difficultés d’accès pour l’Iran aux grosses infrastructures de recherche internationales. 25 % des communications iraniennes en nanosciences porteraient sur les nanocomposites et leurs applications. Toujours lors de la conférence 2010 sur les nanostructures à Kish, le patron de l’Iran Nanotechnology initiative (INIC) a abondé en ce sens en soulignant que l’embargo avait forcé l’Iran à se doter de ses propres capacités de recherche et développement. Les nanos étant perçues par l’Iran comme un moyen de renforcer son industrie. Et, conclut-il, de repousser plus avant les frontières de la science.

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

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Sans les sanctions la République Islamique serait une puissance économique comme le Brésil, c’est un gachis qui profite au Saoud et aux occidentaux, sans parler d’israel qui voit mal une puissance spatiale à sa périphérie proche. Il ne faut pas qu’un grand pays musulman, religieux de surcroit, réussisse et rayonne, non les pays musulmans doivent être des dictatures peu développés et perçus comme des obscurantistes.

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