Woerth,, mensonges et compagnies…

Selon des documents que le Courrier picard a pu se procurer, la vente de l’hippodrome du Putois est une succession de coups tordus en vue de favoriser la Société des courses .

Saut d’obstacles. Il n’y a plus de raison d’en douter. Éric Woerth est bien passé au-dessus de l’avis contraire de l’ONF pour la vente de l’hippodrome du Putois à la société des courses de Compiègne, présidée par Antoine Gilibert, grosse fortune locale et membre éminent de l’UMP.

La preuve se trouve dans la convention que le responsable foncier de l’ONF et le président de la société des courses de l’époque (Armand de Coulange) avaient signée, le 6 novembre 2006, dans le bureau du directeur des services fiscaux de l’Oise.

Un document très instructif que le Courrier picard a retrouvé. On y apprend que la société a fait une offre d’achat à l’ONF, propriétaire, en date du 16 janvier 2006. La société des courses, locataire des terrains, proposait alors de les échanger contre d’autres parcelles, qu’elle aurait achetées ailleurs pour le compte de l’Office, ou qu’elle possédait déjà. Las, l’ONF a toujours refusé de vendre ce « bijou de famille ».

En 2006, la société ne dispose d’aucun appui dans les ministères pour faire tourner le vent. Sa chance surviendra avec l’installation d’Éric Woerth à Bercy, un an plus tard. À l’encontre de l’avis de l’ONF, le ministre du Budget vend d’autorité le domaine de 57 hectares, dont 5 000 m2 de bâtiments anglo-normands, pour la somme très controversée de 2,5 millions.

Au trot. Obligé de soutenir son collègue de l’Oise, Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, affirme que « tout cela a été fait après discussion avec Éric Woerth en plein accord avec le ministère de l’Agriculture. » Dans une interview au Courrier, Philippe Marini, sénateur-maire de Compiègne, déclare pourtant : « C’est clair, il y a eu opposition ».

Au galop. Depuis le début, l’argument se veut imparable. Si l’offre de vente de gré à gré a été faite à la seule société des courses, sans l’ombre d’un appel d’offres, c’est parce qu’elle occupe les terrains depuis l’origine en 1896. Pas de chance, le golf était là à la même époque !

La société a d’ailleurs toujours eu l’obligation légale de lui sous-louer une partie de l’hippodrome. Jusqu’à ce qu’elle s’en affranchisse par un courrier du 12 juillet 2007, signé de Me Weber, notaire à Compiègne, sec comme un coup de cravache. La société venait à peine d’obtenir de l’ONF une prolongation de bail pour elle-même jusqu’en 2021.

En tout état de cause, le golf aurait donc pu être sollicité, lui aussi, pour la vente. Au moins pour les 6 hectares qu’il utilise depuis des lustres. « Mais on n’a rien su », affirme Stéphane Lebois, président démissionnaire de l’association contre qui la société des courses a engagé une mesure d’expropriation.

Tuyaux percés. Philippe Marini vient d’en remettre une louche contre le golf, qui apparaît de plus en plus comme le gêneur. L’association est « en difficulté financière », a-t-il affirmé. Voire, elle pourrait déposer son bilan. Le sang du président Lebois n’a fait qu’un tour ! En quatre ans, ses comptes ont été positifs trois fois.

À la corde. « La société des courses pourrait se séparer du golf sans que cela ne change rien à son activité », remarque encore Stéphane Lebois, sorti du silence après les « accusations mensongères » de Marini. Alors pourquoi pas une belle opération immobilière à venir avec les 6 hectares du golf achetés à vil prix ? D’autant qu’Éric Woerth semble avoir tout prévu. Dans un courrier au président de la société, il évoque « des clauses d’intéressement » dans l’hypothèse où des « plus values seraient réalisées. » Des ventes de parcelles sont donc envisageables.

PASCAL MUREAU
courrier picard

et le meilleur

Affaire Woerth : Bassères (IGF) avait été nommé par Woerth

En demandant au patron de l’IGF de rédiger un rapport sur l’affaire Woerth/Bettencourt, François Baroin assurait que l’institution était complètement indépendante du pouvoir politique. Et pourtant…

Cela a été dit à plusieurs reprises. Le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur l’affaire Bettencourt/Woerth peut être considéré comme sujet à caution sur plusieurs points. Pour le gouvernement et la majorité, l’enquête réalisée par l’IGF a blanchi Eric Woerth. L’opposition, au contraire, a souligné que l’IGF, et donc son patron, était directement placée sous la tutelle de Bercy qui lui a d’ailleurs commandé ce rapport. Une proximité qui entacherait son indépendance. De fait, Eric Woerth et son cabinet entretiennent en effet une relation particulière avec l’IGF.

Le successeur d’Eric Woerth au Budget, François Baroin, a chargé Jean Bassères, patron de l’IGF, de mener à bien ce rapport. Or, ce qui n’a pas été relevé jusqu’alors, c’est que ce dernier a été nommé à ce poste par Eric Woerth lui-même. Le décret de nomination du 24 janvier 2008 annonçant le nouveau chef de service est bel et bien contresigné par Eric Woerth, alors ministre du Budget.

Par ailleurs, comme le soulignait un ancien chef de l’IGF interrogé par le Monde le 9 juillet dernier, le rapport n’a pas été commandé à l’IGF en tant qu’institution comme cela se pratique d’habitude, mais à son chef, Jean Bassères. « L’IGF n’a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l’IGF mais de son patron », expliquait-il.

Bassères a donc dû enquêter sur l’homme qui l’a conduit à occuper ce poste prestigieux. Sur le ministre mais aussi sur son cabinet, dont le directeur, Sébastien Proto, a commencé sa carrière… à l’IGF. Ajoutons que le prédécesseur de Sébastien Proto, Jean-Luc Tavernier, lorsqu’il a quitté le cabinet d’Eric Woerth a rejoint… l’IGF.

Enfin, la méthodologie utilisée pour rédiger ledit rapport est claire : « La mission a procédé à des investigations sur place et sur pièces et s’est attachée à corroborer les informations qui lui ont été communiquées ». Selon un bon connaisseur des procédures, les personnes ont été libres de témoigner ou pas et de livrer les pièces qu’ils voulaient bien fournir. Toutefois, le rapport stipule dès la première page que la mission « n’a pas rencontré d’obstacles dans le cadre du déroulement de ses investigations et a eu accès à des documents couverts par le secret fiscal ».

(François Sionneau – Nouvelobs.com)
nouvel obs

et un troisième pour la route

Ce sont les pires menteurs qu’il y ait, leur culot m’est insupportable, vivement le grand soir que les tetes tombent..
Comment voulez que le pouvoir soit crédible dans sa lutte contre la délinquance avec des histoires comme celles la.

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Une Réponse to “Woerth,, mensonges et compagnies…”

  1. dootjeblauw Says:

    C’est sûrement un renvoi d’ascenseur de la part de Woerth, sa femme possède ou dirige un harras.

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