Juifs pas content : La Russie brise l’embargo américain

Le ministre russe de l’Energie, Sergueï Shmatko et le ministre iranien du Pétrole Masud Mir-Kazemi se sont rencontrés mercredi à Moscou, et ont signé un certain nombre de contrats d’importance stratégique majeure, l’un d’eux portant sur la livraison à l’Iran de carburants et de produits dérivés du pétrole.
Les formules insérées dans les contrats signés ne laissent aucune place au doute: « la Russie et l’Iran ont l’intention d’intensifier leur coopération, tant dans le domaine de l’approvisionnement, les échanges et la commercialisation du gaz naturel, des carburants et des produits pétrochimiques ».
Plus que cela, Moscou a également aidé Téhéran à contourner l’embargo imposé par Washington sur les institutions bancaires et les compagnies d’assurances qui doivent accompagner les transactions commerciales. Les deux ministres ont notamment prévu la création d’une banque commune aux deux pays, et qui sera chargée de financer les transactions prévues par les contrats signés.
En cela, Moscou brise non seulement de manière ouverte et totale l’embargo décidé par les Etats-Unis sur le produits pétroliers à destination de l’Iran – et qui avaient déjà commencé à porter ses fruits sur l’économie iranienne – mais défie également Washington, pour voir si les Américains se risqueront à prendre des mesures contre les institutions bancaires ou les sociétés russes qui seront impliquées dans ces transactions commerciales. En effet, dans le texte signé par Barack Obama le 2 juillet dernier, il est clairement stipulé « que les Etats-Unis ne coopéreraient plus avec des sociétés ou des banques étrangères qui effectueront des transactions commerciales avec l’Iran dans le domaine pétrolier ». A la suite de cela, la plupart des grandes compagnies d’assurances et pétrolières (BP) ainsi que les grandes banques européennes avaient annoncé « qu’elles se mettaient au diapason de la décision américaine ».
Selon des observateurs de la vie politique russe, c’est le Premier ministre Vladimir Poutine qui se trouve derrière ce virage stratégique russe et qui a téléguidé en coulisses toute l’action du ministre russe de l’Energie, car c’est Poutine qui a la haute main sur la politique énergétique russe.
Le Président Obama se trouve désormais face à un dilemme: s’il tient parole, il risque de provoquer une crise dans les relations avec la Russie, ce qu’il ne souhaite pas. Mais s’il cède, il diffusera au monde entier le message que « l’embargo peut être rompu par qui le souhaite », ce qui fera la joie des nombreuses compagnies pétrolières appartenant à des pays limitrophes de l’Iran, en Asie ou dans la Caucase, et qui se feront un plaisir de commercer avec Téhéran.
Mais le sauvetage de l’Iran ne vient pas que depuis Moscou. Dans les marchés pétroliers, des rumeurs de plus en plus précises indiquent que la Chine et la Turquie sont également sur les rangs pour venir au secours du régime des Mollahs. Selon des images satellites, de longs convois de camions-citernes se pressent aux frontières du Kurdistan avec l’Iran, au nord de l’Irak pour entrer en Iran et livrer du carburant, malgré la présence au Kurdistan de nombreuses troupes américano-irakiennes. Alors si les Etats-Unis n’arrivent pas à faire respecter l’embargo dans des zones où ils sont maîtres, que dire du reste du monde?!!
La diplomatie hypocrite russe se révèle ici sous toute sa splendeur, car de tels gestes politiques et économiques ne s’improvisent pas et semblent préparés de longue date, alors que de l’autre côté, le Président Dimitri Medvedev déclarait encore lundi « que l’Iran était très proche de la possession de l’arme atomique ».
Ces derniers développements de la politique russe, s’ils entrent dans les faits, montreraient aussi, hélas, l’échec du Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou, qui depuis son entrée en fonction tente de convaincre la communauté internationale d’intensifier les sanctions contre l’Iran.
L’embargo américain semblait être la première mesure prise depuis des années, et qui semblait « faire mal » au régime iranien, et voilà que Moscou vient sauver Téhéran et tourner Obama en ridicule.
http://www.israel7.com

Vraiment délirant le ton de l’article, on dirait que l’auteur pleure.
Les russes ont une diplomatie totalement schyzophrénique, ils doivent subir de grosses pressions des juifs extrémistes et des américains, je me demande même si il n’y a pas une divergence importante entre Medvedev et Poutine, j’ai l’impression que medvedev est un nouveau Eltsine, en même temps Poutine ferme sa gueule depuis 11 ans maintenant, que ce soit pour le Koursk ((documentaire, merci vladi), les attentats dans le caucase téléguidés de Londres, les bases US en asie centrale, l’héroine afghane qui ravage la population russe et j’en passe, Poutine n’a pas fait grand chose.
Aujourd’hui, je pense que si la Russie a signé ces contrats avec l’Iran, c’est parceque la Chine, le Pakistan, la Turquie, le Vénézuéla et d’autres ont déja annoncé vouloir poursuivre leur collaboration économique avec la République Islamique. La russie a beaucoup investi en Iran, c’est gazprom qui aide à contruire le fameux gazoduc iran-pakistan et qui devait se prolonger jusqu’en Inde, suite aux tensions avec le Pakistan et les pressions US, l’Inde s’est moins impliquée dans le projet sans se retirer. À terme le gazoduc iran-pakistan-inde-chine existera et sera bénéfique pour la région, bien sûr ce serait bien mieux que les énergies libre soient utilisées…

Un signal important sera la mise en marche effective de la centrale nucléaire de Buscher en aout, si les russes tiennent parole, la centrale ne pourra plus être bombardé quoique je crois que même aujourd’hui la bombarder serait gravissime, il y a déja le combustible.

Une attaque israélienne sur l’Iran déclencherait une guerre qui durerait des années, c’est ce que dit une université anglaise, voila un article :

Une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes entraînerait une longue guerre et n’empêchera sans doute pas l’Iran d’acquérir des armes nucléaires à terme, selon une déclaration faite par un groupe de recherche jeudi.

L’Oxford Research Group, qui promeut des solutions non-violentes aux conflits, a déclaré qu’une action militaire doit être écartée en réponse aux ambitions nucléaires de l’Iran.

« Une attaque israélienne contre l’Iran serait le début d’un conflit prolongé qui aurait peu de chances d’empêcher l’acquisition éventuelle d’armes nucléaires par l’Iran, et pourrait même l’encourager, » indique le rapport.

Le conseil de sécurité des Nations Unies a imposé un quatrième train de sanctions à l’Iran le mois dernier sur son programme nucléaire, que l’Occident soupçonne de cacher une course a l’arme nucléaire secrète. L’Iran affirme qu’il veut obtenir l’énergie nucléaire exclusivement à des fins pacifiques.

Le rapport, rédigé par Paul Rogers, professeur d’études de la paix à l’université de Bradford, a déclaré qu’une action militaire américaine contre l’Iran semble peu probable, mais que les capacités d’Israël ont augmenté.

« Les avions de combats à longue distance acquis auprès des Etats-Unis, combinés à l’amélioration de la flotte des avions ravitailleurs, le déploiement de drones à longue portée et la disponibilité probable d’installations de soutien dans le nord de l’Irak et en Azerbaïdjan, tous cela accroît le potentiel d’Israël pour une action contre l’Iran, » a-t-il dit.

Les dirigeants palestiniens ne parlent généralement que de laisser toutes les options sur la table, même si le premier ministre adjoint israélien, Moshé Yaalon, a déclaré en mai qu’Israël avait la capacité de frapper l’Iran.

Israël est largement soupçonné d’avoir le seul arsenal nucléaire du Proche Orient. L’état juif ne confirme ni ne dément.

Le rapport d’Oxford estime qu’il pourrait prendre entre trois et sept ans à l’Iran pour développer un petit arsenal d’armes nucléaires, si elle décide de le faire. Il dit qu’il n’existe aujourd’hui aucune preuve irréfutable qu’une telle décision a déjà été prise par la dictature islamique.

Toute attaque israélienne serait axée non seulement sur la destruction des cibles nucléaires et de missiles, mais toucherait également les usines, les centres de recherche et même les laboratoires universitaires pour endommager l’expertise scientifique iranienne, selon le rapport.

Cela risque de provoquer de nombreuses victimes civiles, est-il ajouté.

L’action militaire se fonderait aussi sur le bombardement direct de cibles dans Téhéran, et probablement sur des tentatives de tuer des technocrates qui sont responsables des programmes nucléaires et de missiles de l’Iran.

Les réponses de l’Iran à une attaque israélienne pourraient consister à se retirer du traité de non-prolifération, et pourrait ensuite prendre des mesures rapides pour produire des armes nucléaires dans le but de dissuader toute nouvelle attaque.

Elles pourraient également inclure des attaques de missiles sur Israël, la fermeture du détroit d’Ormuz pour faire monter les prix du pétrole, et des attaques paramilitaires ou à l’aide de missiles sur les installations pétrolières occidentales dans le Golfe.

Après une première attaque, Israël pourrait avoir à lancer des frappes aériennes régulières pour empêcher l’Iran de développer des bombes atomiques et des missiles à moyenne portée. « La réponse iranienne serait également sur le long terme, en inaugurant une longue guerre avec des ramifications régionales et globales, » a déclaré Rogers.
http://www.juif.org/defense-israel

Et oui, une telle attaque serait catastrophique, les iraniens se vengeraient pendant des années, ils ont la rancoeur tenace les perses…

Le monde est sur un fil, avec la quantité de dégénéré qui sont à des postes permettant de faire basculer le système, estimons nous heureux que la 3 ième guerre mondiale n’ait pas déja éclaté…

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4 Réponses to “Juifs pas content : La Russie brise l’embargo américain”

  1. corsair31 Says:

    WW III : Les médias exigent que la France se prépare pour la future Guerre mondiale.

    Plusieurs journaux français majeurs exigent que les gouvernements européens augmentent leurs dépenses militaires, en vue des guerres importantes à l’avenir. Ces demandes, et les grands scénarios que les médias présentent, sont un avertissement sérieux à la classe ouvrière.

    En tant qu’élément des réductions des dépenses en réponse à la crise de dette souveraine, les gouvernements à travers l’Europe annoncent les coupes ou les gels provisoires dans des dépenses pour la défense. La France prévoit d’économiser près de 5 milliard d’€ sur trois ans, ce qui inclut une réduction de 54.000 postes dans les forces armées. Le budget 2011 de la défense s’élèvera à €30.1 milliard, de mêmes qu’en 2010.

    Ces sommes sont considérées complètement insatisfaisantes par de principales publications bourgeoises.

    Dans son éditorial du 3 juillet intitulé « Aux armes, citoyens européens ! », le journal français record des ventes Le Monde a écrit, « dans un monde qui s’arme, l’Europe désarme. Sous l’impact de la crise et de la nécessité de nettoyer des finances de public, les pays européens coupent leurs budgets de défense -massivement- . C’est dangereux ».

    La suite sur http://www.internationalnews.fr/article-ww-iii-media-demands-france-prepare-for-world-war-dossier-53998462.html

    Typique des économies au bord de l’effondrement : affamer ses populations mais pas le lobby militaire, exciter les nationalismes, agiter l’épouvantail terroriste en stigmatisant un ou plusieurs ennemis possibles, faire la propagande de la  » patrie en danger « . Nous sommes comme en 1930, la guerre est la seule échappatoire des gouvernements qui ne gouvernent plus rien car aux ordres des financiers et industriels de guerre.

    WWIII can begin now…

  2. zino Says:

    Alger, le 2010-08-14

    La stratégie impériale des Etats-Unis pour contrôler les ressources énergétiques mondiales Par Y : Mérabet

    Le nouveau siècle américain

    Les meneurs d’opinion aux USA, dans la décennie qui a immédiatement suivi l’effondrement de l’Union soviétique, se plaisaient à décrier l’absence d’une stratégie d’envergure comparable à ce que George Kennan avait appelé endiguement, limitation de l’expansion de l’ennemi, terme réfléchi pour qualifier l’encerclement de l’Union soviétique pendant la Guerre froide. La question clé, telle qu’elle fut posée en novembre 2000 par Richard Haas, (analyste américain en sécurité nationale, était de déterminer la manière dont les USA allaient utiliser leur ‘superpuissance’ économique et militaire pour remodeler le monde par la sauvagerie. La phrase arrogante de Hass, lui a valut sans aucun doute d’être immédiatement embauché comme directeur de la planification politique au Département d’État sous Colin Powell, était qu’il fallait promouvoir une stratégie d’une « Amérique impériale » visant à assurer une domination mondiale des USA pour les décennies à venir. Quelques mois auparavant, une stratégie d’envergure très similaire, mais plus ouvertement militariste, avait été présentée par le Projet pour le Nouveau Siècle Américain, dans un rapport écrit par les futures figures de pointe de l’ex administration Bush.

    La nouvelle grande stratégie impériale divulguée pour la première par le fameux rapport de Richard Cheney en 2000*, s’est confirmée, suite aux attaques du 11 septembre 2001, avec l’invasion US de l’Afghanistan, de l’Irak militairement. Mais l’excelle de cette partie a été consacrée officiellement dans la déclaration de la Maison blanche sur la Stratégie de sécurité nationale de 2002. Résumant cette nouvelle poussée impériale, Stephen Peter Rosen, directeur de l’Olin Institute for Strategic Studies à Harvard et membre fondateur du Projet pour le Nouveau Siècle Américain, écrivait dans Harvard Magazine :

    « Une entité politique qui a une supériorité militaire écrasante et utilise cette puissance pour influencer le comportement interne d’autres États, cela s’appelle un Empire. Comme les USA ne cherchent pas à contrôler les territoires ou à gouverner les citoyens outre-mer de l’Empire, nous sommes un empire indirect, certes, mais nous n’en restons pas moins un empire. Si cela est vrai, notre but n’est pas de combattre un adversaire, mais de maintenir notre position impériale et de maintenir un ordre impérial. Planifier des guerres impériales est différent de la planification de guerres conventionnelles internationales…Les guerres impériales pour restaurer l’ordre ne sont pas autant contraintes [par des considérations sur la dissuasion]. Une quantité maximale de force peut et doit être utilisée aussi vite que possible pour obtenir un impact psychologique – pour démontrer que l’empire ne peut être défié impunément…La stratégie impériale se concentre sur la prévention de l’émergence de challengers puissants et hostiles à l’Empire : par la guerre si nécessaire, mais si possible par l’assimilation impériale. »

    Les objectifs de la stratégie US

    Les objectifs stratégiques US ont peut-être été exposés le plus clairement par Robert J.
    Chercheur associé à l’Olin Institute (USA), ou nous devons retenir six «intérêts nationaux principaux » par ordre d’importance :

    1° – Prévenir une attaque sur le sol us américain;

    2° – Prévenir des guerres eurasiatiques entre grandes puissances et, si possible, les compétitions intenses en matière de sécurité qui les rendent probables ;

    3° -Préserver l’accès à des réserves de pétrole à des prix raisonnables et de manière sûre;

    4° – Préserver un ordre économique international ouvert;

    5° – Promouvoir la diffusion de la démocratie et le respect des droits humains à l’étranger et prévenir les génocides ou les massacres dans les guerres civiles;

    6° – Protéger l’environnement mondial, en particulier contre les effets néfastes du réchauffement global et d’un changement climatique grave ;

    Après la défense nationale au sens propre, c’est-à-dire la défense de la “patrie” contre des attaques extérieures, les trois autres grandes priorités stratégiques sont donc:

    (1) l’objectif géopolitique traditionnel d’hégémonie sur le continent eurasiatique vue comme la clé de la puissance;
    (2) assurer le contrôle des réserves pétrolières mondiales;
    (3) promouvoir des relations économiques capitalistes au plan mondial;

    Pour atteindre ces objectifs, les États-Unis sont obligés de “maintenir des forces positionnées” en Europe et en Asie orientale (les deux parties de l’Eurasie avec les plus hautes concentrations de puissance) et dans le Golfe arabo-persique (où se trouve le plus gros des réserves pétrolières). L’Eurasie abrite la plus grande partie de la population du monde, de ses réserves avérées de pétrole, de sa puissance militaire ainsi qu’une grande part de sa croissance économique. C’est pourquoi il est crucial que la grande stratégie US dans cette région vise à renforcer l’hégémonie dans la région, à commencer par les régions pétrolières clé du sud de l’Asie centrale : l’Iran et la Russie.

    Alors que la guerre et l’occupation s’enlisent en Afghanistan et en Irak sans issue, Washington a procédé à une escalade des menaces d’attaque “préventive” contre le voisin le plus puissant de ces pays, l’Iran. La justification principale donnée à cela et le programme iranien d’enrichissement de l’uranium, qui pourrait éventuellement permettre à l’Iran de développer des armes nucléaires dont d’acquérir un pouvoir dissuasif sur une région riche en énergie, dominée par les américains. Mais il existe d’autres raisons à l’intérêt des USA pour l’Iran. Comme l’Irak avant lui, l’Iran est une puissance pétrolière de premier rang, disposant maintenant des plus grandes réserves avérées après l’Arabie saoudite et avant l’Irak. Le contrôle de l’Iran est crucial dans le projet US de domination du Golfe arabo-persique et de son pétrole.

    L’importance géopolitique de l’Iran va en outre au-delà du Moyen-Orient. Il est une pièce clé (tout comme l’Afghanistan) dans le nouveau grand jeu pour le contrôle du sud de l’Asie centrale, y compris du bassin de la Mer caspienne avec ses énormes réserves d’hydrocarbures. Les planificateurs stratégiques US sont obsédés par la crainte que se constitue un bloc formé par la Russie, la Chine, l’Iran et les pays d’Asie centrale (avec éventuellement le Japon), qui pourraient se rassembler économiquement et passer des accords dans le domaine énergétique. Ce bloc pourrait briser la mainmise US et occidentale sur le marché mondial du pétrole et du gaz et créer la base pour un changement de pouvoir en faveur de l’Orient. Actuellement, la Chine, dont l’économie connaît la croissance la plus rapide du monde, manque de sécurité énergétique, même si sa demande en énergie fossile est en croissance rapide. Elle est en train d’essayer de résoudre partiellement ce problème en augmentant son approvisionnement énergétique à partir de l’Iran et des pays d’Asie centrale. Les tentatives US récentes d’établir une alliance plus forte avec l’Inde, dont Washington a favorisé l’accès au statut de puissance nucléaire, font clairement partie du nouveau grand jeu pour le contrôle du sud de l’Asie centrale.

    La course à l’Afrique commence

    Une nouvelle “Course à l’Afrique” de la part des grandes puissances, déclarait que le combat contre le terrorisme mondial et la nécessité d’assurer la sécurité énergétique des USA et de ses alliés européens requéraient des USA qu’ils augmentent leur engagement en Afrique et attirer certains États africains à coaliser volontairement pour établir des arrangements sécuritaires sur ce continent. Peu après, le Commandement US d’Europe, basé à Stuttgart, en Allemagne et chargé des opérations militaires U.S. en Afrique subsaharienne a augmenté ses activités militaires en Afrique de l’Ouest, se centrant sur les pays ayant d’importantes productions ou réserves de pétrole dans ou autour du Golfe de Guinée (en gros de la Côte d’Ivoire à l’Angola). Le Commandement militaire US pour l’Europe consacre maintenant 70% de son temps aux affaires africaines.
    À la fin de la décennie, l’Afrique subsaharienne est susceptible de devenir une source d’importations énergétiques US aussi importante que le Moyen-Orient, elle l’est aujourd’hui pour la France qui en dépende à 80%. L’Afrique de l’Ouest dispose de quelques 60 milliards de barils de réserves pétrolières avérées. Son pétrole, à faible teneur en soufre, est un brut doux fort apprécié par l’économie US, mais ceci n’est plus un critère, c’est qu’il y’a une réelle pénurie mondiale de pétrole (livre de Y.Mérabet ‘ la fin de l’âge d’or et Peak Oil’. Les experts mondiaux prévoient qu’un baril de pétrole sur cinq entrant dans le circuit économique mondial dans la deuxième moitié de cette décennie viendra du Golfe de Guinée et que la part provenant du Golfe de Guinée dans les importations US passera de 15 à 20 % en 2010 et à 25% en 2015. Le Nigeria fournit déjà 10% du pétrole importé par les USA. L’Angola en fournit 4% et sa part devrait doubler d’ici la fin de la décennie. La découverte de nouvelles réserves et l’expansion de la production pétrolière sont en train de faire d’autres pays de la région des exportateurs importants de pétrole, notamment la Guinée équatoriale, São Tomé et Principe, le Gabon, le Cameroun et le Tchad. La Mauritanie est en cours de devenir un exportateur de pétrole. Le Soudan, limité par la Mer rouge à l’Est et le Tchad à l’Ouest, est un important producteur de pétrole. Donc, l’instauration de foyers terroristes dans ces États est impérative pour s’accaparer facilement de leurs ressources énergétiques, une complémentarité de la culture impériale.

    À l’heure actuelle, la principale base militaire permanente US en Afrique est celle établie à Djibouti, dans la Corne de l’Afrique, qui permet aux USA le contrôle stratégique de la route maritime qu’emprunte un quart de la production pétrolière mondiale, utilisant comme prétexte la lutte contre la ‘piraterie maritime’. La base de Djibouti est aussi à proximité du pipeline soudanais (les militaires françaises ont depuis longtemps une présence militaire importante à Djibouti ainsi qu’une base aérienne à Abéché, au Tchad, près de la frontière soudanaise). La base de Djibouti permet aux USA de dominer l’extrémité orientale de la vaste bande pétrolière traversant l’Afrique, qui est désormais considérée comme vitale pour leurs intérêts stratégiques, une vaste bande allant du pipeline Higleig-Port Soudan (1600 km) dans le sud-est au pipeline Tchad-Cameroun (1000 km) et au Golfe de Guinée dans l’Ouest. Un nouveau poste d’opérations avancées en Ouganda donne aux USA la possibilité de contrôler le sud-Soudan, où se trouve la plus grosse patrie du pétrole soudanais.

    En Afrique de l’Ouest, le Commandement militaire US pour l’Europe a désormais établi des postes d’opérations avancées au Sénégal, au Mali, au Ghana et au Gabon ainsi qu’en Namibie, à la frontière avec l’Angola, au Sud qui impliquent l’amélioration de pistes aériennes, le stockage de réserves essentielles et de carburant ainsi que des accords (avec les gouvernements locaux) permettant le déploiement rapide de troupes d’intervention US . En 2003 a été lancé un programme de contreterrorisme en Afrique de l’Ouest et en mars 2004, des Forces spéciales US ont été directement engagées dans une opération militaire avec des pays du Sahel contre le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) financé en partie par la France via sur la marge de bénéfice des mines d’uranium du Niger. Cet incident à causé des irritations entre les deux gouvernements d’une même coalition. Le Commandement US pour l’Europe a déjà développé un programme de sécurité côtière dans le Golfe de Guinée. Quant à Israël avec ses trois sous-marins nucléaires de type ‘Dolphin’ de construction allemande, équipé de 21 missiles à tète nucléaire, assure la sécurité de la Méditerranée et surveille les ports de la rive Sud du bassin méditerranéen. Les canons suivent le commerce : les grandes entreprises pétrolières US et occidentales sont prises dans une course au pétrole ouest-africain et réclament de la sécurité. Dans cette course économique aux ressources pétrolières africaines, les anciennes puissances coloniales, la Grande-Bretagne et la France, sont en compétition avec les USA et ne ménagent aucun effort pour ‘sponsoriser’ les groupes terroristes (Al-Qaida, AQMI, groupes touaregs et autres sous le signe d’un faux Ben-Laden. Sur le plan militaire, la France et la Grande Bretagne collaborent étroitement avec les USA pour assurer le contrôle impérial occidental sur la région.

    L’escalade de la présence militaire US en Afrique est fréquemment justifiée par la nécessité de combattre le terrorisme, afin de contrer une instabilité croissante dans la région pétrolière de l’Afrique subsaharienne. Depuis 2003 le Soudan a été ravagé par une guerre civile et un conflit ethnique concentrés dans la région du Darfour, au sud-ouest (où se trouve une grande partie du pétrole soudanais), qui ont donné lieu à d’innombrables violations des droits humains et des massacres par des milices manipulés par des puissances étrangères. Des tentatives de coups d’État ont eu lieu dans les nouveaux pétro-États de São Tomé et Principe (2003) et de Guinée équatoriale (2004). Le Tchad, dirigé par un régime oppressif protégé par un appareil de sécurité et de renseignements appuyé par les USA, a aussi vécu une tentative de coup d’État en 2004. Un coup d’État réussi a eu lieu en 2005 en Mauritanie contre l’homme fort soutenu par les USA Maaouiya Ould Taya. En Angola, la guerre civile a duré trois décennies provoquée et alimentée par les USA, qui, avec l’Afrique du sud, ont organisé l’armée terroriste dirigée par l’UNITA de Jonas Savimbi – jusqu’au cessez-le-feu qui a suivi la mort de Savimbi en 2002. Au Nigeria, pays hégémonique dans la région, règnent la corruption, les révoltes et le vol organise de pétrole, avec des parts considérables de la production pétrolière du delta du Niger. L’apparition d’une insurrection armée téléguidée par la France dans le delta du Niger et le conflit potentiel entre le Nord musulman et Sud non musulman sont des sources majeures d’inquiétude US, l’idée que les militaires US pourraient être amenés avant longtemps à intervenir au Nigeria est fortement agitée parmi les sommités et dans les cercles d’experts. Et la poursuite de la déstabilisation de cet État par les USA, la France et l’Angleterre ou son passage sous la coupe de forces islamiques radicales a mis en danger les importantes réserves pétrolières que l’Amérique a juré de protéger, ce jour viendra si la guerre Irano-occidentale serait perdue, car l’Iran possède la deuxième réserve pétrolière (sinon le premier) dans la région du Moyen-Orient après l’Arabie saoudite qui a déjà atteint son ‘Peak Oil’.

    Le Nigeria est devenu “le plus grand État faillite sur terre”, et qu’une poursuite de la déstabilisation de cet État ou son passage sous la coupe de forces islamiques radicales mettrait en danger les importantes réserves pétrolières que l’Amérique a juré de protéger. Si ce jour devait arriver, cela donnerait le signal d’une intervention militaire bien plus massive que la campagne d’Irak.

    Mais les adeptes de la grande stratégie US s’accordent à penser que les vrais enjeux ne sont pas les pays africains en soi et le bien-être de leurs populations, mais le pétrole et la présence croissante de la Chine en Afrique. La Chine a fait de l’Afrique une ligne de front dans sa recherche d’une plus grande influence mondiale, verrouillant les ressources énergétiques, concluant des accords commerciaux avec des régimes comme celui du Soudan et éduquant les futures élites africaines dans les universités et écoles militaires chinoises. La Chine a altéré le contexte stratégique en Afrique. À travers toute l’Afrique, aujourd’hui, la Chine est en train d’acquérir le contrôle sur des ressources naturelles, éliminant les fournisseurs occidentaux des principaux projets de construction d’infrastructures et fournissant des prêts à bas taux et autres stimulants pour améliorer son avantage dans la compétition. La Chine importe plus d’un quart de son pétrole d’Afrique, en premier lieu d’Angola, du Soudan et du Congo. Elle est le premier investisseur étranger au Soudan. Elle a fourni au Nigeria d’importantes subventions pour augmenter son influence et lui a vendu des avions de chasse
    Pour le Conseil pour les relations étrangères, tout cela ne fait qu’aggraver la menace qui pèse sur le contrôle impérialiste occidental de l’Afrique. Vu le rôle de la Chine, les USA et l’Europe ne peuvent pas considérer l’Afrique comme leur chasse gardée, comme les Français voyaient autrefois l’Afrique francophone. Les règles sont en train de changer dans la mesure où la Chine cherche non seulement à accéder aux ressources, mais aussi à contrôler la production et la distribution de ressources, et peut-être même à se positionner pour obtenir un accès prioritaire à ces ressources, qui deviennent plus rares. La rapport du Conseil sur l’Afrique est tellement soucieux de combattre la Chine par le biais de l’expansion militaire US dans la région qu’il fait appel à nul autre que Chester Crocker, ancien secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines de l’administration Reagan , qui exprime sa « nostalgie mélancolique pour l’époque où les USA où l’Occident étaient les seuls puissances influentes et pouvaient poursuivre leurs… objectifs avec les mains libres. »

    Conclusion :

    Ce qui est certain, c’est que l’Empire US s’est élargi à des parties de l’Afrique dans sa recherche rapace de pétrole. Il pourrait en résulter des ravages pour les peuples africains. Comme la vieille course à l’Afrique, cette nouvelle course est une lutte entre grandes puissances pour les richesses et le pillage pas pour le développement de l’Afrique ou le bien-être de ses populations. C’est quoi le NEPAD dans tout ça?

    Expert en énergie et Journaliste indépendant(Asfir)

    Algérian Society For International Relations

  3. Samira Akli Says:

    Droits de l’Homme

    Pourquoi le Matin dz censure t-il la peine juive ?

    Par Y.Mérabet

    Le roi Mohammed VI promulgue des lois pour châtier les juifs marocains ?

    Le parlement marocain envisage une législation qui interdirait aux citoyens marocains d’entrer en contact avec des israéliens. Si cette loi passe, ceux qui s’engagent dans des contrats économiques, politiques, culturels ou tout autre types de rapports avec des citoyens israéliens ou des résidents en Israël, pourraient perdre leur passeport, être condamnés à cinq ans de prison et à une amende de 100.000 Euros.

    Persécuter des juifs marocains, voilà une idée à priori, saugrenue dans notre temps. Qu’elle soit formulée sous forme d’interrogation ou de simple hypothèse, elle fait sursauter. Pire, elle constitue une insulte à la mémoire collective des Marocains et des Maghrébins en générale, une offense gravissime à leur culture. Toute notre histoire, fondée sur la tolérance et la coexistence en bonne intelligence entre Marocains musulmans et juifs, serait ainsi l’objet d’un révisionnisme honteux et provocateur.
    Des députés marocains, de majorité comme de l’opposition viennent de rédiger deux propositions de loi interdisant tout rapprochement avec Israël. Entre 2 à 5 ans d’emprisonnement sont prévues contre les « normalisateurs » et des amendes pouvant atteindre le million de dirhams. Les milieux pan-arabistes et islamistes ont réussi à convaincre cinq formations politiques au parlement de bénir deux propositions de loi incriminant toute normalisation avec Israël. La première a reçu l’adhésion de quatre groupes à la Chambre des représentants : PJD, PPS (majorité), USFP et Istiqlal (opposition). Alors que la deuxième est une initiative propre du PAM.
    Les deux textes, qui attendent d’être adoptés en commission et par la plénière, comptent renforcer l’arsenal juridique contre les « échanges commerciaux », « financiers », « bancaires » et « les opérations d’assurances » avec Israël, annonce le premier article du texte du quartette. Une restriction qui concerne, également, « la participation de Marocains ou de résidents au Maroc dans des activités », tenues dans l’Etat hébreu. Dans la ligne de mire des députés, la culture, la politique, le sport et l’économie (article 4). Et bien entendu, cette interdiction affecte, aussi, les rencontres organisées au Maroc. La présence des Israéliens, selon cette proposition de loi, y est strictement interdite.
    Prisons et amendes contre les « normalisateurs » avec Israël
    Une fois les interdits énoncés, place aux sanctions. Au menu, entre « deux et cinq ans » d’emprisonnement et des amendes oscillant entre « 100 milles et un million de dirhams ». Visiblement, nullement satisfait par ses sanctions les députés du PJD, PPS, USFP et Istiqlal, ont suggéré l’addition de peines dites « accessoires », en parfaite conformité avec l’article 36 du code pénal qui les définit comme « L’interdiction légale », « la dégradation civique », « la suspension de l’exercice de certains droits civiques, civils ou de famille », « la perte ou la suspension du droit aux pensions servies par l’Etat et les établissements publics », ou « la confiscation partielle des biens appartenant au condamné et la dissolution d’une personne juridique ». La proposition du PAM est quasiment identique à celle des quatre autres groupes parlementaires.
    Que des juifs d’origine marocaine ?
    Force est de constater que les rédacteurs des deux textes ont, savamment, évité de mentionner le million 900 milles israéliens, selon des estimations de Driss El Yazami, le président du CCME, d’origine marocaine vivant dans l’Etat hébreu. Les députés estiment que les personnes qui ont choisi la nationalité israélienne sont visées par ces lois restrictives.
    Toutefois, ils ont oublié la double nationalité. Nombreux sont les Israéliens qui visitent le Maroc à cause, justement, de leurs origines. Le royaume mène, au plus haut niveau de l’Etat, depuis des années, une politique tendant à renforcer ses liens avec cette communauté, via la présence de représentants de l’administration territoriale (wali et gouverneur) dans les fêtes religieuses juives. Une politique qui commence à porter ses fruits. Les arrivées de touristes en provenance de Tel-Aviv sont en nette progression.
    Par racisme religieux des signes distinctifs que les Juifs marocains ont été obligés de porter tout au long de leur histoire sont divers, mais ont toujours eu le même objectif.

    En 1165 – Au Maroc, sous la dynastie des Almohades (où le Dayan de Fès est brûlé vif), les juifs doivent porter une gabardine (manteau bleu et large), et se couvrir la tête d’un châle jaune).

    En 1492 -Au Maroc, les Juifs étaient obligés de porter des habits ternes et de se déplacer â dos d’âne, les jambes pendantes d’un seul côté.

    En 1918 – Au Maroc, les juifs étaient obliges de marcher pied nus, dès qu’ils sortaient de leur quartier. On les voyait enlever leur babouches noires (en dehors du Mellah) par distinctions de celles des musulmans qui seuls avaient le privilège de les porter jaunes… »
    Les signes distinctifs que les Juifs ont été obligés de porter tout au long de leur histoire sont divers, mais ont toujours eu le même objectif. Leur origine vient pour une part de marques d’infamie déjà existantes, comme par exemple la rouelle symbolisant les trente deniers de Judas, ou la couleur jaune, associée aussi à Judas (souvent habillé d’une robe jaune), cette couleur étant généralement associé au soufre, à Lucifer, aux faux-monnayeurs et aux traîtres. A travers le monde et les âges :

    • VIe siècle avant notre ère
    À Athènes, les Juifs sont obligés de porter un signe qui les différencie des autres humains.

    • 201 avant notre ère
    Ptolémée Philopator ordonne aux Juifs d’Égypte d’adorer les dieux grecs sous peine d’être marqués avec un fer chaud qui imprimerait sur leur front l’image d’une feuille de lierre, plante consacrée à Bacchus.

    • 616 de notre ère
    L’empereur Héraclius oblige les Juifs à porter des vêtements distinctifs, et leur interdit de posséder des armes.

    • 634 Pacte d’Omar (douze ans après l’Hégire) : les Juifs doivent présenter sur leurs vêtements un signe distinctif afin qu’ils puissent être reconnus dans la rue (une rouelle ?).
    Le signe distinctif devait être de couleur jaune pour le juif, bleu pour le chrétien et rouge pour le zoroastrien.
    Dans certaine régions, ils doivent porter une cordelette avec un signe autour du cou.
    Autres interdictions : passer à la gauche d’un musulman, sortir du quartier juif chaussé, souiller un musulman par un contact humide.

    • 807
    Haroun Al-Rachid ordonne que les juifs portent des ceintures blanches et les chrétiens des ceintures bleues.
    Plus tard, c’est le port d’un chapeau jaune qui devient obligatoire.

    • 849
    En Egypte musulmane, juifs et chrétiens ne peuvent porter que des turbans et ceintures de couleur jaune, puis un insigne jaune sur leur poitrine »

    • 1005
    En Egypte, le calife El-Hakim décrète que les juifs doivent porter des cloches à leur ceinture, et arborer autour du cou une figurine en bois en forme de veau lorsqu’ils se baignent.
    Les Juifs d’Irak sont obligés de porter un signe distinctif jaune sur leurs vêtements.
    Dans d’autres pays musulmans, les juifs sont obligés de porter une ceinture appelée ‘Zonnar’.

    • 1215
    Le Concile de Latran oblige les Juifs à porter « un habit ou un signe distinctif » : la rouelle, symbolisant les 30 deniers de Judas, en tissu de couleur jaune.
    En France il était jaune pistache, plus tard en rouge blanc.
    En Angleterre, il a pris la forme de deux bandes ou raies, d’abord de blanc, puis de jaune.
    Dans le règne d’Edward II, il a la forme des Tables de la loi.
    Ces signes vestimentaires distinctifs ne sont pas uniformes dans le royaume : plus tard, le bonnet pointu, le « bonnet juif » s’impose.

    • 1267
    Le Concile de Vienne en 1267 ordonne le port d’un chapeau particulier, le Judenhut (bonnet pointu).

    • 1222
    En Angleterre, dès 1222, les juifs, par ordre de l’archevêque de Canterbury, étaient obligés de porter un signe.
    Ce signe, qui était d’abord une bande d’étoffe blanche, puis jaune, fut plus tard, sous Edouard Ier, une bande de feutre de couleur safran.
    En Allemagne le signe était, au XIIIe siècle, un chapeau rouge et pointu.

    • 1232,
    Raymond VII, comte de Toulouse, et le légat du pape imposent le port de la rouelle aux juifs de plusieurs villes méridionales.
    A Marseille, les juifs avaient le choix entre le chapeau jaune et la roue.
    Pour la femme, la roue était souvent remplacée par une espèce de voile.

    • 1233
    A Naples, Frédéric II introduit la rouelle vers 1233, et le concile de Piazza l’impose aux juifs de Sicile en 1296.
    A Venise, un chapeau roux remplace la rouelle.

    • 1267
    En Allemagne, c’est un chapeau que doivent porter les Juifs : le « Judenhut » est imposé par un décret du Concile de Vienne en 1267.
    C’est un chapeau plat surmonté d’une tige avec une boule (pourquoi ?) comme on le voit très bien sur les armoiries suivantes où trois chapeaux juifs sont représentés.

    • 1269
    En France, « Saint Louis » ordonne en 1269 le port de deux signes jaunes l’un dans le dos, l’autre sur le poitrine, à partir de 14 ans.

    • 1279
    L’abbé de Saint-Antonin de Pamiers réduisit cette marque à une rouelle étroite, à peine visible.

    • 13ème siècle
    Dans l’Allemagne du XIIIe siècle, un couvre-chef conique fut l’insigne infamant.
    En Pologne, un chapeau pointu.
    En Espagne, le san-benito, sorte de vêtement grossier et solide orné d’une croix de Saint-André, est imposé aux Juifs par l’inquisition.
    Le concile de Latran IV oblige les Juifs à porter la barbe comme la portent les intégristes.

    • XIVème
    Appartenant à la maison de Savoie, du XIVème siècle, la ville de Nice n’a jamais chassé les Juifs, et, bien qu’ils aient été obligés de porter un signe distinctif, un chapeau pointu, ils bénéficièrent de privilèges assez larges, notamment en ce qui concerne la liberté du commerce.

    • 1371
    Les Juifs doivent « porter un signe qui fasse qu’on les reconnaisse et qu’on les différencie des autres. » On les appela alors « les juifs marqués » (judíos de señal).

    • 1394
    Un édit de Charles VI bannit de France les Juifs, qui avaient déjà été proscrits plusieurs fois. Sous Philippe le Hardi, ils avaient été obligés de porter une corne sur la tête : il leur était défendu de se baigner dans la Seine.

    • 1405
    Ordre de porter une rouelle rouge sur l’épaule droite.

    • 1408
    Ordre de porter un signe distinctif de tissu bleu en forme de demi-lune dont les pointes se touchent presque et semblent former un cercle. »
    Les juifs doivent porter un signe distinctif sur leurs habits, une petite roue (rouelle) rouge et blanche.

    • 1516
    Venise, décret du 29 mars qui fonde le Ghetto.
    Pour circuler hors du Ghetto, les juifs sont obligés de porter un cercle de couleur jaune, bien visible sur leurs vêtements et aussi un chapeau rouge pointu à bord relevé, et une ceinture à frange.

    • 1524
    En France, obligation de porter un chapeau jaune pour les hommes et pour les femmes une coiffe, puis ensuite un nœud jaune.

    • XVIème siècle
    A Prague, ils devaient porter une étoile jaune.

    • XVIIe siècle A Carpentras, les hommes juifs étaient obligés de porter un chapeau de couleur jaune pour se déplacer.
    Ils devaient aussi assister à des sermons chrétiens. Seuls les métiers autorisés par le pape leur étaient accessibles. Les habitants des carrières vont donc se spécialiser dans la friperie et le prêt.
    A Venise, l’obligation du port du chapeau dura jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.

    • XVIIe et XVIIIe siècles, les juifs de Tunisie devaient porter la chéchia de couleur noire à la différence de celle des musulmans, rouge.
    Les juifs italiens devaient porter des chapeaux ronds comme les marchands chrétiens mais au début du XIXe un bey leur imposa le port d’une calotte blanche.

    • Avant la Révolution
    Les Juifs devaient toujours porter un chapeau jaune et les Juives, un foulard de la même couleur en travers de leur poitrine.

    • 1797 Quand Napoléon et son armée entrèrent à Ancône, il fut frappé de constater que certaines personnes portaient des bonnets jaunes et des brassards avec l’étoile de David.
    Napoléon ordonna immédiatement que les bonnets jaunes et les brassards soient enlevés et il les remplaça par la rosette tricolore.
    Il supprima le ghetto et donna des instructions pour que les Juifs puissent pratiquer ouvertement leur religion et vivre librement là où ils le souhaitaient. Les Juifs d’Ancône furent surpris et ravis de constater que les premiers soldats français qui entrèrent dans le ghetto étaient des Juifs.
    Plus tard, Napoléon libéra également les Juifs des ghettos de Rome, Venise, Vérone et Padoue.
    Le « Libérateur de l’Italie » abolit les lois de l’inquisition, et les Juifs furent enfin libres.

    .1892 Les Juifs Iraniens sont obligés de porter une marque distinctive, ils avaient l’interdiction de sortir les jours de pluie (pour que leur impureté ne se répande pas en ville), n’avaient pas le droit de marcher devant un musulman ou d’élever une belle maison.

    .1906, La conférence d’Algésiras, qui réunit 12 pays européens et les États-Unis, décide l’internationalisation économique du Maroc et confère à la France et à l’Espagne des droits spéciaux.

    .1907 Des Français sont assassinés à Casablanca. Le général Lyautey occupe Oujda le 31 juillet 1907. En août, le général Drude débarque à Casablanca. Le jeudi 3 août, les soldats du Makhzen se ruent sur le mellah de Casablanca et pendant 3 jours pillent, tuent, violent. Les synagogues sont saccagées. On compte 30 morts, une soixantaine de blessés, des viols innombrables. Des juifs sont faits prisonniers et emmenés comme captifs. À Settat on enregistre le passage de 500 familles, 400 personnes y resteront en tant que réfugié

    • 1940
    Tous les Juifs et Juives seront obligés de porter un brassard blanc d’une largeur de 10 cm au moins sur la manche droite de leur vêtement ou pardessus.

    • 1941
    En Croatie occupée par les Oustachis, les Juifs étaient obligés de porter sur le revers de la veste une bande de couleur bleue avec la lettre majuscule ‘P’ (Pravoslavni – orthodoxe)

    • 1942
    Le 29 avril 1942, les Juifs furent obligés de porter l’étoile jaune. La déportation des Juifs des Pays-Bas commença à l’été 1942.

    A retenir
    A travers les siècles les juifs n’ont jamais été persécutés en Algérie, comme ils l’on été au Maroc et en Europe. L’histoire d’Algérie montre que les Juifs sont arrivés en Algérie après l’antiquité et ont construit des temples dans la région d’Adrar. Les Juifs ne se sont pas opposés à l’avènement de l’Islam au milieu du VIIème siècle en Algérie et beaucoup de juifs se sont convertis à l’Islam par conviction.
    La communauté juive a été épargnée par toutes les civilisations y compris celle des Béni Hilal.
    La ville de Tlemcen était habitée en grande partie par des Juifs séfarades.
    Originaire de Tolède, le Rabbi Ephraïm Enkaoua est contraint de se réfugier à Marrakech, puis à Tlemcen en Algérie, pour échapper à l’Inquisition française (notamment par le blocus de Carpentras) et espagnole. Né à Tolède en 1359, le rabbin a été bien accueilli à Tlemcen en 1391 fuyant l’intolérance qui avait accompagné la «Reconquista» espagnole.
    Après la proscription d’Espagne, un des réfugiés juifs tel Jacob Berab, âgé de dix-huit ans (1474-1541), vint se réfugier Tlemcen, où il se trouva une grande convivialité entre juifs et musulman. Pour ne pas oublier la persécution de l’église, les juifs ont gravé la rose croix sur certains tapis algériens à coté des chandelles de David
    Après que la France a envahi Algérie en 1830, la France s’est précipité après le harcèlement du capitaine juif Dreyfus à promulguer la loi Crémieux pour inciter à la ségrégation entre musulmans et juifs.

    La torture au Maroc Visite de Mohammed VI à Washington du vendredi 22 novembre 2013 : le champion du monde marocain de boxe Thaï, Zakaria Mounni accuse le Roi
    A l’ occasion de cette visite du Roi Mohammed VI à Washington, le champion du monde marocain de boxe thaï, Zakaria Moumni, interpelle le Président Obama sur les tortures qu’il aurait subies pendant sa détention au Maroc. Une manifestation sera par ailleurs organisée à Paris, devant l’ambassade du Maroc, pour dénoncer la violation des droits de l’Homme au Maroc. Le combat du boxeur Zakaria Moumni est loin d’être terminé. Non pas sur un ring, mais pour obtenir réparation et justice auprès du roi Mohammed VI. Le champion du monde marocain de boxe Thaï avait été arrêté le 27 septembre 2010, à sa descente d’avion à l’aéroport de Rabat. C’est les yeux bandés qu’il aurait été conduit à la célèbre prison secrète de la DST, à Témara (près de Rabat). Dans cette prison pas si ancienne que cela, puisque de nombreux défenseurs des droits humains affirment qu’elle est toujours utilisée pour isoler et torturer des prisonniers politiques et d’opinions, Zakaria Moumni aurait vécu le plus grand calvaire de sa vie. Le boxeur saisit donc l’occasion de la visite officielle du Roi aux Etats-Unis pour organiser, avec le soutien d’associations de droits humains en France, une manifestation devant l’ambassade du Maroc à Paris. Il a dans un même temps adressé une lettre au Président Barack Obama, dans laquelle il lui rappelle les tortures qu’il aurait subies à Témara et les raisons qui l’ont mené dans cette prison tenue secrète.
    Genèse d’une histoire sans fin
    Officiellement, Zakaria Moumni avait été emprisonné pour avoir, selon la justice marocaine, soutiré de l’argent (1 200 euros) à deux Marocains en leur promettant de leur trouver du travail en France. Une accusation que le boxeur a toujours contestée, assurant n’avoir jamais rencontré ses deux accusateurs. Son avocat affirme que Zakaria Moumni a été emprisonné car il réclamait un poste de conseiller au ministère marocain des Sports. Un droit auquel peut prétendre n’importe quel champion international marocain, en vertu d’un décret royal de 1967.
    Après un procès expéditif, pendant lequel les plaignants ne se sont jamais présentés, Moumni avait été condamné à 3 ans de prison pour « escroquerie ». Mais sous la pression de la FIDH, de Human Rights Watch, d’Amnesty International, ainsi que d’un grand nombre d’organisations de défense des droits de l’Homme, regroupées dans un comité de soutien à Paris, Zakaria Moumni a vu sa condamnation passer de deux ans et six mois à 20 mois… Avant d’être gracié par le Roi en personne. Il a au final cumulé 18 mois de détention.
    Le champion de boxe en est convaincu, sa condamnation est liée au fait qu’il a manifesté devant le château du Roi à Betz, dans l’Oise, et pour avoir dénoncé la corruption au sein de la Fédération marocaine de boxe. Depuis sa libération, ce dernier ne cesse de réclamer sa réhabilitation et souhaite que les responsables de son « enlèvement », qui auraient exercé sur lui des tortures, soient traduits devant la justice. Dans sa ligne de mire, le directeur du cabinet royal, Mohamed Mounir Majidi (l’homme à tout faire du Roi) et le patron de la DST, Abdellatif Hammouchi.
    « Ici c’est l’abattoir de Sa Majesté »
    Selon des informations obtenue par le journal satirique Demain Online, après un an et demi d’échanges avec le ministre de l’Intérieur, mandaté par le Roi, on aurait fait comprendre à Zakaria Moumni que « les responsables des actes de torture qu’il a subis ne peuvent être traduits en justice car ils sont intouchables et que ce service (en parlant de la DST) ne dépend pas du gouvernement, il est sous les ordres du Roi ! ». Selon la même source, un responsable marocain lui aurait déclaré : « Tu veux quoi ? Tu veux qu’on juge le Roi ? ». Il semble clair que le champion marocain de boxe thaï n’obtiendra jamais la condamnation de ses présumés bourreaux.
    Pendant que les agents de Hammouchi l’auraient torturé, l’un d’eux aurait lancé à Moumni : « Ici, c’est l’abattoir de Sa Majesté et, nous, on ne dépend ni du ministère de l’Intérieur, ni du ministère de la Justice. Nous, on travaille directement avec le Roi. Et ça, c’est les ordres du Roi. Ici, on va te découper, faire de toi de la viande hachée et tu sortiras dans des boîtes de conserve.(…) Tu as beau remuer ciel et terre, tu ne sortiras pas d’ici vivant et comme ça, ça t’apprendra à aller manifester devant chez le Roi ».
    De graves accusations qui remettent en cause les déclarations de la communauté internationale qui continue d’affirmer qu’au Maroc les droits de l’Homme sont respectées.
    Conclusion : Pourquoi a-t-on peur de parler de la peine des juifs ?

    Ref. – Histoire des juifs séfarades d’Afrique du Nord – Revue de Généalogie et d’Histoire des Séfarades. No 28. Mars 2005

    Y.Mérabet

    – Journaliste indépendant (Association Algérienne des Relations Internationales) – 119, Bd Didouche Mourad (Alger

  4. ethnique Says:

    Que dire de plus ? Vous avez tout résumé dans cet article.
    Vraiment intéressant

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