Nucléaire : pas de politique américaine pour contrecarrer l’Iran ?

« Les États possédant l’arme nucléaire, ceux qui l’ont utilisée ou ceux qui ont menacé de l’utiliser devraient être suspendus de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA). », affirmait M. Ahmadinejad lors de la Conférence de Téhéran sur le nucléaire le 17 avril 2010. Pour le président iranien, le Traité de non-prolifération nucléaire devrait être révisé par les pays indépendants dépourvus de ce genre d’armement. Toujours à propos du nucléaire, demandant à ce que la structure du Conseil de sécurité de l’ONU soit réformée, il ajoutait : « Un jour, la justice, la paix et la sécurité seront instaurées dans le monde entier grâce aux efforts d’hommes justes et parfaits, et l’arrogance n’y aura aucune place … » Puis, M. Mehmanparast, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a récemment annoncé sur Al-Jazeera que l’Iran poursuivait son programme nucléaire, sans omettre de préciser que les Etats-Unis menaçaient son pays de sanctions depuis trente ans, donc bien avant le lancement même de ce programme. « Même si nous parvenions à un accord avec Washington, ils ouvriraient un nouveau dossier. »
Quant aux Etats-Unis, le dossier sur le nucléaire iranien est bel et bien ouvert et la diabolisation contre l’Iran fait son oeuvre à l’international bon gré, mal gré. Mais, comme nous l’apprend le New York Times, Washington s’interroge sur la politique à adopter pour contrecarrer l’Iran si les tractations diplomatiques venaient à échouer. Stratège reconnu dans son cercle, le Secrétaire à la Défense, Robert M. Gates, fort préoccupé, prévient la Maison Blanche dans un mémorandum de trois pages, que les Etats-Unis n’ont pas de politique réellement élaborée. Fâcheux, car selon leurs prévisions, l’Iran serait capable d’envoyer une bombe sur les Etats-Unis d’ici 2015.

Selon Gates, les Etats-Unis n’ont pas de politique pour contrecarrer l’Iran
Par David E.SANGER et THOM SHANKER, paru dans le New York Times
Publié le 17 avril 2010
WASHINGTON – Selon les responsables gouvernementaux connaissant le dossier, le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates a averti les officiels de la Maison-Blanche via un mémorandum secret de trois pages que les États-Unis n’ont pas de politique efficace à long terme pour faire face à l’évolution du potentiel nucléaire iranien.
Selon plusieurs officiels, les analyses hautement classifiées rédigées en janvier pour le conseiller à la sécurité du Président Obama, le Général James L. Jones, sont arrivées tandis que le Pentagone, la Maison Blanche et les services de renseignement travaillaient à développer de nouvelles options pour M. Obama. Il s’agissait d’une série d’alternatives militaires, encore à un stade de développement, à employer si la diplomatie et les sanctions pour obliger l’Iran à changer de cap venaient à échouer.
Les fonctionnaires ayant connaissance de la note auraient uniquement évoqué la stratégie et la politique, et non, apparemment, les sanctions concernant les opérations secrètes contre l’Iran ou la façon de négocier avec les alliés du Golfe Persique.
Un haut fonctionnaire qui, comme d’autres, en raison du caractère sensible de la note a parlé sous réserve de l’anonymat, a décrit ce document comme étant « un avertissement sans frais. » Mais les officiels de la Maison Blanche ne sont pas d’accord sur ce point. Ils insistent sur le fait que durant 15 mois, ils ont mené des plans détaillés envisageant toutes les éventualités sur le programme nucléaire iranien.
Vendredi, lors d’une interview, le Général Jones a refusé de parler de la note. Toutefois, il a dit : « Concernant l’Iran, on fait ce qu’on a dit qu’on allait faire. Le fait que l’on ne révèle pas au monde toute notre stratégie ne veut pas dire que nous n’avons pas de stratégie pour anticiper sur tout le panel des risques – nous le faisons. »
Mais dans sa note, M. Gates a abordé plusieurs sujets, notamment l’absence d’une stratégie efficace que l’Iran pourrait adopter et que plusieurs gouvernements et analystes extérieurs considèrent ainsi : l’Iran pourrait assembler les pièces essentielles à une arme nucléaire – le combustible, les plans et les détonateurs – mais ne pourrait aller jusqu’à assembler une arme totalement opérationnelle.
Dans ce cas, l’Iran pourrait rester signataire du Traité de Non-prolifération Nucléaire tout en devenant ce que les stratèges appellent un Etat à l’armement nucléaire « virtuel. »
Selon plusieurs fonctionnaires, la note appelle également à réfléchir sur la façon dont les Etats-Unis pourraient contenir la puissance de l’Iran si celui ci décidait de produire une arme, et sur la manière de gérer l’éventuelle obtention du combustible ou des armes par des groupes terroristes que l’Iran a soutenus, ce qui pour les officiels, est moins probable.
M. Gates n’a jamais mentionné la note en public. Son porte-parole, Geoff Morrell, a refusé de commenter les détails du document, mais a publié une déclaration le samedi, disant :  » Le secrétaire estime que le président et son équipe de sécurité nationale ont dépensé énormément d’efforts et de temps pour envisager et préparer le panel complet des éventualités à l’égard de l’Iran.
Poursuivant sur les phrases jusqu’alors ambiguëes de l’administration – jusqu’ à quel point les Etats-Unis seraient prêts à autoriser le programme de l’Iran – un haut fonctionnaire a décrit la semaine dernière de façon un peu plus explicite qu’il y a une ligne que l’Iran ne serait pas autorisé à franchir.
Le fonctionnaire a déclaré que les Etats-Unis devraient s’assurer que l’Iran ne puisse « acquérir une capacité nucléaire », une étape à laquelle Téhéran pourrait bien parvenir avant de développer une arme sophistiquée. « Cela inclut la possibilité d’ une rupture », a-t-il dit, employant un terme de spécialistes en nucléaire, s’appliquant à un pays qui renonce tout à coup au Traité de non prolifération, et utilisant sa technologie pour élaborer un petit arsenal.
Deux semaines avant environ, dans une interview du New York Times, on avait demandé à Mr Obama s’il faisait la différence entre la capacité nucléaire de l’Iran et (les pays) qui avaient une arme totalement développée. « Je ne vais pas analyser cela maintenant » a t-il dit. Mais il a noté que la Corée du Nord avait été considérée comme un État à potentiel nucléaire jusqu’à ce qu’elle ait rejeté les inspecteurs et, comme il l’a dit, « soit devenue un État nucléaire auto-proclamé. »
M. Gates, préoccupé, a fait allusion aux agences de renseignements qui pourraient passer à côté du signal indiquant que l’Iran a atteint la dernière étape de production d’une arme. Dimanche dernier, au journal télévisé « Meet the Press » de la NBC, il disait :  » Si leur politique consiste à aller jusqu’à franchir le seuil, mais sans assembler d’arme nucléaire, comment peut-on dire qu’ils ne l’ont pas assemblée ? Je ne sais vraiment pas comment on pourrait le vérifier. » Mais il a prévenu que l’Iran a rencontré des difficultés de production, disant :  » ça va lentement, plus lentement qu’ils ne l’espéraient; mais ils vont dans cette direction. »
M. Gates a tenu un rôle crucial dans la présentation de la stratégie de l’administration; on le connait dans sa carrière pour ses avertissements sévères sur de possibles surprises stratégiques.
Pour certains fonctionnaires, sa note devrait être vue sous cet angle : tel un avertissement pour prévenir un président relativement nouveau que les Etats-Unis ne sont pas suffisamment préparés.
Il a écrit cette note après que l’Iran ait laissé passer le délai de 2009 fixé par M. Obama pour répondre à son offre d’engagement diplomatique.
Ce processus tout comme les efforts visant à porter de nouvelles sanctions contre l’Iran ont été débattues. Les fonctionnaires de l’administration espéraient que les révélations de M. Obama en septembre, disant que l’Iran construisait une nouvelle centrale d’uranium enrichi dans une montagne près de Qom, stimuleraient d’autres nations contre l’Iran, mais les réactions ont été moindres.
Les trois mois suivants ont été consacrés à ce qui s’est révélé être des pourparlers diplomatiques infructueux avec l’Iran concernant le changement d’une grande partie de son uranium faiblement enrichi en combustible pour un réacteur médical à Téhéran. Les négociations échouaient au moment où Mr Gates rédigeait sa note.
La note de M. Gates semble refléter les préoccupations du Pentagone et des militaires sur le fait que la Maison Blanche n’ait pas d’alternatives suffisamment bien préparées au cas où toutes les mesures diplomatiques viendraient à échouer. De son côté, l’Amiral Mike Mullen, Président du Comité des chefs d’Etat-major interarmes, a écrit « une notice d’information pour la présidence » à l’intention de son équipe en décembre pour véhiculer un sentiment d’urgence sur la planification des contingences. Il a prévenu qu’une attaque militaire aurait des « résultats limités », mais il n’a fourni aucun avertissement sur les carences de la politique.
« Si le Président fait appelle à des options militaires, nous devons les tenir prêtes, » écrit l’Amiral.
Les responsables de l’administration, témoignant devant un comité sénatorial la semaine dernière, ont clairement indiqué que les préparatifs étaient en cours. Ce qu’a fait le Général Jones, disant dans l’interview : « Le Président a clairement fait savoir dès le commencement de cette administration que nous devions être prêts à toute éventualité. » « C’est ce que nous avons fait dès le premier jour, parvenant à constituer une coalition des nations pour isoler l’Iran et la presser de tenir ses obligations. »
Durant la même audience devant la commission sénatoriale des forces armées, le lieutenant-général Ronald L. Burgess Jr., directeur de la Défense Intelligence Agency, le général James E. Cartwright, le vice-président du Joint Chiefs of Staff et l’un des officiers militaires les plus expérimentés sur les questions nucléaires ont déclaré que l’Iran pourrait produire du combustible de la catégorie d’une bombe pour au moins une arme nucléaire d’ici un an, mais que deux à cinq ans lui seraient probablement nécessaires pour fabriquer une bombe atomique viable.
L’administration a intensifié les efforts pour contenir l’influence de l’Iran et contrer ses missiles, y compris par la mise en place de batteries anti-missiles Patriot, le plus souvent gérées par les Américains, dans plusieurs États à travers le Golfe Persique. Le Pentagone va également de l’avant avec un plan de défense antimissile régional qui reconfigure l’architecture héritée de l’administration Bush afin de répondre plus rapidement aux intercepteurs sur terre et sur mer.

Traduction apetimedia pour ReOpenNews
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L’article en explique pas plus que ça, mais la problématique est bien réelle, que vont pouvoir faire les occidentaux et ces tarés de juifs extrémistes pour faire plier l’Iran ?

Le jeu en vaut-il la chandelle, un baril à 400 dollars, une économie mondiale plombée, une rupture totale avec le reste des nations qui ne tolèreront plus l’hégémonie occidentale, Russie et Chine en tête.
Tout ça pour ces chiens galeux de sionistes malsains, espérons que Meyssan ait raison, que l’armée US a la la main haute sur les affaires et que les militaiires US comprendront le caractère suicidaire et vain d’une attaque sur l’Iran.
Maintenant, nous savons tous que certaines élites poussent au conflit, d’intenses tractations doivent avoir lieu en coulisse, le chaos est le but ultime des élites satanistes qui poussent à une gouvernance mondiale autoritaire, vont-elles y arriver, Hillard estime pour sa part qu’il faut compter sur la providence pour que ce projet échoue, et je crois qu’il a raison….

Quoiqu’il en soit, au jour d’aujourd’hui, c’est le flou artistique sur l’Iran, ces gens sont remarquablement habiles en diplomatie, les occidentaux enragent, et ne vous laissez pas manipuler par les médias, si les chinois et les russes participent aux sanctions, c’est que celles ci sont légères et ne gèneront en rien la République Islamique.

L’occident est sur la Fin, reste à savoir comment nous allons accepter cela….
L’Iran sera le pays qui aura déboulonné l’occident après 5 siècles de domination sans partage
ou
L’Iran sera le premier pays à se faire atomiser depuis la seconde guere mondiale, montrant que l’occident a totalement perdu la boule, et qu’lle s’accroche coute que coute à son leadership.

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