Israél : budget de la défense: 56 milliards de Shekels; budget des affaires sociales: 5 milliards de Shekels….

Israël commémore ses morts militaires et civils. En ce jour de souvenir, Guysen TV a reçu plusieurs invités sur son plateau. L’occasion de s’interroger sur la place de l’armée dans la société israélienne. Si l’Etat hébreu a payé un lourd tribut en vie humaines, la guerre se chiffre aussi économiquement. Un coût qui a des répercussions sur l’ensemble de la société.

Lundi 19 avril, Yom Hazikaron, Israël est plongé dans la douleur. Une douleur partagée par de nombreux Israéliens qui ont perdu un proche dans une guerre ou dans un attentat terroriste. Comme Ilan Moreno, père du lieutenant colonel Emmanuel Moreno tombé pendant la guerre du Liban de 2006.

Israéliens et Tsahal: un rapport privilégié

 »Après la mort d’Emmanuel, nous avons découvert que nous faisions partie d’une grande famille qui, depuis 1948, a perdu 22 000 de ses proches pour qu’Israël vive », affirme Ilan Moreno,  » notre douleur est partagée par des milliers et des milliers d’autres personnes. Cela ne nous aide pas plus à éponger notre douleur, mais tout du moins, d’en mesurer la nécessité ».

C’est un lien particulier qui unit les citoyens israéliens à Tsahal. Entre service militaire et périodes de réserve, les citoyens restent proches de leur armée dont l’admiration est unanime. Nombreux sont ceux qui décide d’y faire carrière.

Le récit familial de Ilan Moreno, illustre bien ce rapport privilégié :  »je suis arrivée en Israël en 1971. A peine un an et demi après, la guerre du Kippour s’est déclenchée où j’ai servi. Par la suite, j’ai eu cinq fils qui ont tous servi dans l’armée dans des postes importants », martèle Ilan Moreno.

La guerre, un tribut économique

Si Israël paye un lourd tribut humain, la guerre a aussi un coût économique. L’Etat hébreu le sait, les guerres successives ont fortement entamé son budget. L’effort de guerre représente une part importante dans l’économie du pays. L’Etat hébreu est le quatrième exportateur d’armes mondial.

Une résultante de cet état de conflit dans lequel vit Israël depuis sa création.  »Dans les technologies militaires, Israël est à la pointe et présente partout dans le monde. Avec un argument de vente infaillible. Par rapport aux autres armées, Tsahal a testé le matériel sur le terrain », expose l’économiste Mickaël Gabbay.

Mais à ce secteur militaire en pleine croissance, s’ajoutent de nombreux désagréments économiques.

Budget de la défense: 56 milliards de Shekels; budget des affaires sociales: 5 milliards de Shekels

L’inconvénient principal, son prix.  »Tsahal prévoit l’imprévu dans son budget et dispose pour cela d’une réserve budgétaire » explique l’économiste faisant allusion notamment à la menace iranienne. Une réserve budgétaire élevé qui pèse sur l’économie nationale.  »Actuellement le ministère de la Défense représente entre 30 et 35 % du budget de l’Etat israélien (56 milliards de Shekels). C’est énorme ! », s’exclame M. Gabbay.

Conséquences, le budget élevé de la défense bouche d’autres plans économiques. » L’éducation par exemple, ou le domaine social (seulement 5 milliards de Shekels en 2010) qui reste peu développé en Israël », note Mickael Gabbay.  »C’est un des reproches de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) adressé à Israël ».

Néanmoins, l’armée est un important facteur d’homogénéisation sociale en Israël. Ces dernières années, elle a favorisée une plus large intégration des membres de la communauté ultra-orthodoxe.

 »A la création d’Israël la communauté ultra-orthodoxe ne s’identifiait pas au nouvel Etat », rappelle le politologue Emmanuel Navon,  »mais aujourd’hui une partie relativement importante des ultra-orthodoxes sert dans des unités spéciales de l’armée, qui s’intègrent de facto à la société israélienne ».

Manque à gagner pour les entreprises

Si le secteur social est victime de l’état de guerre, les répercussions se ressentent aussi sur le marché du travail. Les ‘Milouim’, ou temps de réserves effectué par les citoyens israéliens se traduit par manque à gagner pour les entreprises.

 »Imaginez un chef d’entreprise indépendant. S’il part pendant un mois qui va gérer son affaire à sa place ? Cela empêche le développement des affaires », affirme M.Gabbay.

Si l’Etat verse un dédommagement au réserviste, celui-ci ne compense pas la perte de bénéfice de l’entreprise.  »L’état amortit de manière directe en reversant une somme équivalente au salaire du réserviste. Pour le salarié donc, aucun problème. Il part et lorsqu’il revient, rien n’a changé. Mais pour les patrons d’entreprises, il y a des conséquences sur le long terme. Comme des pertes de contrats ou de clients », explique Mickaël Gabbay. Un effort de guerre constant, auquel contribue l’ensemble de la nation israélienne.
guysen

L’article est bien évidemment pourri, mais je voulais tout de même le partager avec vous, simplement pour les chiffres qui sont tout extrèmement significatif, si vous voulez voila le budget détaillé.

L’éducation est sacrifiée, et ça passe difficilement :

Education minister: Budget cuts drag Israel closer to bottom

 » During yesterday’s debate on an expected NIS 750 million reduction in the Education Ministry’s budget, it was decided that before the cabinet votes on the cut next week, the Knesset Education Committee will meet to discuss the details and implications of the move.

In his first speech as education minister before the Knesset plenum yesterday, Gideon Sa’ar (Likud) fought to gain his fellow lawmakers’ support against the slashing of his ministry’s budget. « We are very close to the bottom. International tests show that Jordan’s school children have passed us, and we are a little ahead of Syria and Tunisia, although more recent statistics might show that they have also surpassed us. But at least we’re still ahead of Lebanon, » Sa’ar told the Knesset.

Education Committee chairman Zevulun Orlev (Habayit Hayehudi) said: « Under the present circumstances the education system is in danger. The budget cut will seriously sabotage Israel’s strength. »
suite haaretz

Bref, un budget de la défense faramineux, l’équivalent de 15 milliards de dollars pour 6 millions d’habitants, 3 ans de service militaire, un système éducatif à la dérive doublé d’une vaste entreprise de propagande et de lavage de cerveau, voila comment est formée la jeunesse, rien d’étonnant qu’ils aillent faire les voyeurs pervers en buvant des bieres sur les hauteur de Gaza pendant le massacre de fin 2008.

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