Angela Merkel se dit pour la possibilité d’exclure un pays membre de la zone euro…

La situation s’envenime, mercredi 17 mars, entre la Grèce et l’Allemagne au sujet de l’aide à apporter à Athènes, plongée dans une grave crise budgétaire.
La chancelière allemande Angela Merkel s’est en effet prononcée dans la matinée, devant les députés allemands, en faveur de la possibilité d’exclure un pays membre de la zone euro, en dernier recours, et quand celui-ci « ne remplit pas les conditions, encore et encore ». Une éventualité qu’avait déjà abordée son ministre des Finances Wolfgang Schaüble. Angela Merkel a également estimé qu’apporter un soutien rapide à la Grèce n’était « pas la bonne réponse » mais qu’il fallait « attaquer le problème à la racine ».
La veille, la Grèce avait indiqué attendre de ses partenaires de la zone euro qu’ils « spécifient davantage » lors du sommet européen des 25 et 26 mars l’aide qu’ils ont convenu d’apporter si nécessaire à Athènes, lors du conseil des ministres des Finances de lundi à Bruxelles. Wolfgang Schaüble avait lui affirmé devant les députés de son pays qu' »aucune décision politique » n’avait été prise la veille concernant une aide éventuelle.

Athènes ne veut pas « s’appesantir » sur Berlin

Pressé de questions sur l’attitude de l’Allemagne, réticente à payer pour la Grèce, le porte-parole du gouvernement grec Georges Pétalotis avait jugé mardi qu’il n’était pas utile de « s’appesantir, au moins pour le moment, sur l’attitude d’un seul pays » au sein de l’Union européenne.
A l’issue d’une réunion élargie aux autres ministres des Finances de l’UE, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn avait lui insisté sur le fait que les dirigeants européens devaient encore donner leur feu vert au mécanisme d’aide.
Le plan d’action envisagé porterait sur une somme de 20 à 25 milliards de dollars et passerait par des prêts bilatéraux des partenaires de la Grèce au sein de la zone euro, mais avec des taux d’intérêts élevés, pour inciter Athènes à revenir se financer sur les marchés le plus vite possible, et ne pas donner une prime aux mauvais élèves sur le plan budgétaire. En revanche, l’idée de garanties apportées par les Etats européens sur des emprunts réalisés par la Commission serait écartée.

20 milliards à trouver d’ici mai

Plombée par une dette de 300 milliards d’euros, la Grèce doit emprunter cette année quelque 54 milliards d’euros pour se refinancer, dont environ 20 milliards d’ici à mai. En contrepartie de la possible aide européenne, le gouvernement de Georges Papandréou s’est engagé à diminuer le déficit public de quatre points cette année (de 12,7% du PIB à 8,7%) via un train d’économies budgétaires comprenant notamment des économies drastiques dans la Fonction publique, un relèvement de l’âge légal du départ à la retraite et le gel des pensions, un programme de privatisations, une baisse des dépenses militaires et une hausse des taxes sur divers produits de 19% à 21% (alcools, tabac, carburants, produits de luxe…).
challenges.fr

Toujours aussi tarés les allemands, elle est belle la solidarité européenne. Je ne sais pas comment ça va se passer, mais attendons nous à des surprises.
Les fonds de pensions, que Sarko voulait encadrer, ont humilié la France, la city a dit niet :

 » Le projet de directive visant à réguler les fonds spéculatifs a été retiré mardi de l’agenda de l’Ecofin.

L’intransigeance britannique a payé. L’Europe a renoncé, temporairement, à légiférer contre les hedge funds. Le sujet, qui devait être discuté, mardi, par les ministres des Finances des Vingt-Sept, a été retiré in extremis de l’ordre du jour par la présidence espagnole, qui a préféré ne pas soumettre au vote un texte déplaisant fortement en l’état au Royaume-Uni.

Lundi soir, Gordon Brown a téléphoné à son homologue espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, pour lui dire qu’en l’état, le compromis n’était pas acceptable pour le Royaume-Uni. «L’idée est d’atteindre le plus grand consensus possible», a expliqué la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado.

Pour faire capoter l’accord, les Britanniques ont tenté de réintroduire dans le compromis leur demande d’un «passeport» pour les hedge funds. En clair, le gestionnaire d’un fonds basé dans un paradis fiscal qui obtiendrait l’autorisation de travailler en Grande-Bretagne pourrait ensuite librement commercialiser ses produits dans toute l’Europe. Une demande inacceptable pour plusieurs pays, dont la France, qui craignent d’ouvrir les vannes à des fonds offshore, obéissant à une législation approximative.

Le commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier, a tenté de rassurer en disant que «s’il y a un passeport, il sera très exigeant». Mais les négociations deviennent complexes. Le prochain à donner son avis sera le Parlement, en avril, avec des priorités pas forcément similaires à celles du Conseil.

Élections britanniques
La perspective des élections britanniques en mai risque de paralyser toute décision dans ce dossier où le Royaume-Uni joue un rôle central. Négocier autour du passeport implique de définir des équivalences pour les gestionnaires de pays tiers, un processus long et compliqué. Surtout, il n’est pas certain que les lignes puissent beaucoup bouger. «On est allés au bout du bout de ce qui était acceptable», soulignait, mardi, une source diplomatique. «Un État membre, et un seul, bloque le sujet. La question, c’est : “Est-ce que l’ensemble des vingt-sept États membres souhaite vraiment un accord ?”»

Près de 70 % des fonds alternatifs en Europe sont gérés depuis Londres, ce qui explique que la présidence espagnole ait hésité à voter un texte contre l’avis des principaux intéressés. Mais dans ce dossier explosif, chacun a tenté de peser le plus possible. Les fonds ont mené un lobbying sans précédent auprès du Parlement. La semaine dernière, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a écrit à Michel Barnier pour s’inquiéter d’un risque de protectionnisme. Nicolas Sarkozy lui-même s’était saisi du dossier, en soulignant la «très lourde responsabilité» des hedge funds dans la crise actuelle et la nécessité de les réguler. »
le figaro

La City fait la loi, ils ont planté le système, mais ils continuent à dicter à l’europe quoi faire, c’est fou.

Bref, sortez votre argent des banques, ils vous volent, et allez à la campagne, vous survivrez mieux qu’en ville.

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