Le Numéro 1 du CFR dit qu’il faut absolument changer de régime en Iran, et de manière non violente.

Richard Haass, président du Council on Foreign Relations, vient de titrer ce qui risque d’être une tribune à scandale: « Enough is Enough ». Selon lui, les Etats-Unis doivent arrêter de tourner autour du pot sur l’Iran et doivent se lancer dans une politique active mais non-violente de changement de régime en Iran.

Se revendiquant réaliste, il se positionne pour autant en faveur de cette politique. Brièvement, le réalisme en théorie des relations internationales est peu attiré par le changement de régime, parce que l’idée centrale de cette école de pensée est que le meilleur de survivre dans un monde où l’entraide n’existe pas est de se protéger soi-même sans nécessairement se préoccuper de ce qu’il se passe à l’intérieur des frontières d’un autre pays. Il faut lire Kenneth Waltz à ce sujet. Haass adopte, ici, une position plus proche des libéraux, ce que lui, appelle étrangement les néoconservateurs. Certes, les néoconservateurs sont prompts à favoriser le renversement de régimes étrangers, mais ce ne sont pas les seuls et Haass ne mentionne jamais les libéraux. Michael Doyle, un des piliers du libéralisme politique contemporain, considère que les démocraties libérales ont du mal à interagir avec des pays non-démocratiques et seront enclines à privilégier un renversement de régime.

Toujours est-il que Haass justifie son point de vue de la sorte :

Les discussions sur le nucléaires ne mènent nulle part. Les Iraniens semblent déterminer à développer les moyens de produire une arme nucléaire ; il n’y a pas d’autre explication à la centrale d’enrichissement d’uranium secrète découverte près de la ville sainte de Qom. Heureusement, leur programme nucléaire semble être confronté à quelques problèmes techniques, ce qui retarde la nécessité de prendre une décision sur le déclenchement d’un bombardement préventif. A la place, nous devrions nous focaliser sur un autre fait : l’Iran pourrait bien être proche d’un profond changement politique comme ce n’est jamais arrivé depuis la révolution qui a renversé le Shah il y a 30 ans.

Son idée est de soutenir et encourager les opposants, de sanctionner l’Iran diplomatiquement et économiquement et si possible de le faire à l’ONU plutôt que de manière unilatérale, de ne surtout pas négocier avec Téhéran et de critiquer ouvertement les politiques de répression du régime. Plutôt que de me lancer dans un débat à savoir si ses positions sont bonnes ou pas, je vais juste rapporter quelques conclusions qu’un ami avait tirées pour un article universitaire qu’il a écrit sur l’imposition d’un changement de régime par un pays étranger. Quatre points expliquent pourquoi un tel phénomène existe :

* Le type du régime visé est une source de menace pour la politique mondiale
* Autant les pays démocratiques que non-démocratiques se préoccupent du type de régime de leurs Etats rivaux
* Les Etats poursuivent des politiques de renversement de régime pour renforcer leur sécurité dans des périodes d’insécurité internationale
* La séparation des pouvoirs naturelle au niveau international ne dissuade pas les Etats de manière adéquate à poursuivre ce type de politique étrangère.

Toutefois, il avait relevé dans son étude qu’une politique de renversement de régime indique que l’Etat qui la mène est prêt à considérer toutes les options, diplomatiques et militaires. Dans l’état actuel, les Etats-Unis, et d’autres pays comme la France, seraient-ils prêts à aller aussi loin ?

http://middleeastenfrancais.blogspot.com/2010/01/vers-une-politique-de-changement-de.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+TheMiddleEastEnFrancais+%28The+Middle+East+en+fran%E7ais%29

Je ne sais pas trop quoi en penser, d’autant que je suis tombé sur cet article surprenant

[…] le Council on Foreign Relations a autorisé le Pew Research Center a effectuer un sondage d’opinion auprès de ses membres entre le 2 octobre et le 16 novembre 2009. Le résultat a été pour le moins surprenant et a mis en lumière le fossé séparant les perceptions de l’élite états-unienne du grand public en matière de politique internationale. Les membres du CFR ne considèrent pas, en effet, Israël comme un allié, ni l’Iran comme un véritable ennemi, qui sont les théories que lobby sioniste fait pourtant véhiculer par les médias de masse et auquel le grand public adhère.

Il est pour le moins intéressant d’examiner le détail de ce sondage. On y trouve d’abord une chose qui ne fera pas plaisir à Nicolas Sarkozy : les membres du CFR ne sont que 5% à considérer que la France sera « un allié importants et un partenaires de l’Amérique dans le futur »… Mais ce n’est que broutille. Ce qui est vraiment frappant c’est que les 2/3 des membres de cette institution élitiste, croient que les États Unis en ont trop fait en faveur d’Israël et qu’ils ne considèrent pas ce pays comme ayant en importance prioritaire pour leur nation.

Et dans les questions suivantes les surprises ne manquent pas…

A la question « qui seront les plus importants alliés et partenaires de l’Amérique dans le futur », seulement 4 % des sondés citent Israël, ce qui place ce pays à égalité avec la Corée du Sud et bien loin derrière le Brésil (37 %), l’Inde (55 %) et la Chine (58 %). Mais aussi derrière des pays comme la Turquie (10 %), l’Allemagne (9 %), le Mexique (8 %) ou l’Indonésie (5 %) !

Dans les questions consacrées au conflit entre Israéliens et Palestiniens seulement 26 % des membres du CFR font des réponses montrant qu’ils soutiennent la position d’Israël (ce résultat doit être comparé aux 51 % du grand public…). Pire, selon 67 % d’entre eux, les États-Unis ont, dans le passé, trop favorisé les Israéliens. L’écrasante majorité des membres du CFR (69 %), pensent également que le président Obama a maintenant « trouvé le bon équilibre » entre les Israéliens et les Palestiniens.

En ce qui concerne l’Iran, si 64 % des membres du CFR considèrent la République islamique comme une menace majeure contre les intérêts états-uniens, seuls 33 % d’entre eux soutiendraient une attaque préventive contre ce pays s’il se dotait de l’arme nucléaire (en comparaison on sait que 63 % des yankees moyens l’approuverait).

Ces résultats sont une indication supplémentaire de l’influence du lobby sioniste dans les médias de masse qui formatent l’opinion du grand public américain à partir de ce qu’il y entend ou y lit, d’ailleurs aucun journal états-unien n’a jugé utile de faire conna ître à ses lecteurs les opinions des membres du CFR. L’élite, elle, ayant accès à des sources d’information plus précises est beaucoup moins sensibles à la propagande israélienne.

Cela étant, que faut-il en conclure ? Est-ce que le Council on Foreign Relations n’a plus d’influence sur le pouvoir politique ? Non pas, et tout au contraire on peut juger qu’il influe très fortement sur la politique étrangère de Barack Obama. Faut-il alors estimer que les pro-Israéliens sont en train de perdre la main aux USA ? Nous n’irons pas jusque là, mais il faut bien admettre qu’un découplage USA-Israël semble programmé et que l’État hébreux en a pris conscience, ce qui explique sa nouvelle politique étrangère initiée par Avigdor Lieberman. Rien n’est réellement joué cependant, le lobby sioniste, dont on connaît l’importance extrême aux USA, à encore plus d’une carte dans son jeux, et son influence primordiale dans les médias jouera sans aucun doute un rôle important dans d’éventuelles manœuvres de marginalisation de Barack Obama et de ceux qui, au Département d’État ou au Council on Foreign Relations, voudraient faire passer les intérêts internationaux des Etats-Unis avant ceux d’un « petit peuple, sur de lui et dominateur » ! Égalité et réconciliation

Cheloud quand même, de quoi remettre en question tout ce que nous savons, le cfr en a t il marre d’Israel ?

Souvenez vous de ce rapport de la CIA qui annoncait il y a peu qu’Israel pourrait disparaitre d’ici 20 ans :

 » L’étude, qui n’est accessible qu’à un certain nombre d’individus, prévoit le retour de tous les réfugiés palestiniens dans les territoires occupés, et l’exode de deux millions d’Israëliens – qui partiront vers les États-Unis au cours des quinze prochaines années.

« Il y a plus de 500.000 Israéliens qui ont des passeports américains et plus de 300.000 viennent de Californie » a déclaré dans une interview à Press TV vendredi l’avocat international Franklin Lamb, en ajoutant que ceux qui n’ont pas de passeport américain ou occidental, ont déjà fait la demande.

« Je pense donc que, au moins pour la population en Israël, c’est écrit sur le mur … ce qui suggère que l’histoire rejettera tôt ou tard l’entreprise coloniale», a souligné Lamb.

Il dit que la CIA, dans son rapport, fait allusion à la chute rapide et inattendue du gouvernement d’apartheid en Afrique du Sud et rappelle la désintégration de l’Union soviétique au début des années 1990, ce qui suggère que la fin du rêve d’un «territoire israélien» arrivera plus tôt qu’on ne le pense. »
source

Je pense que les juifs quitteront la palestine dans une politique de terre brulée, ou suite à une guerre dévastatrice qui rendrait ce territoire radioactif.Je ne les imagine pas s’en aller sans anéantir les palestiniens voir la région entière.

Honnetement, je ne sais pas quoi penser d’un changement de stratégie du CFR, tout ce que j’espère c’est que la guerre sera évitée et que des millions de personnes seront épargnée d’un scénario à la Hiroshima.

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