WikiLeaks : les réserves saoudiennes de pétrole peut-être surévaluées

Les réserves de pétrole de l’Arabie saoudite, en raison d’estimations surévaluées, pourraient s’avérer insuffisantes pour éviter à terme l’envolée des cours du baril, selon des documents diplomatiques révélés par le site WikiLeaks et publiés mercredi par le quotidien The Guardian.
Selon un de ces télégrammes diplomatiques américains, daté de décembre 2007, Sadad al-Husseini, ancien responsable de l’exploration de la compagnie nationale saoudienne Aramco, a indiqué à des diplomates en poste à Ryad que l’Arabie saoudite avait exagéré le niveau de ses réserves.
Alors qu’Aramco aurait annoncé détenir des réserves totales de 716 milliards de barils, M. al-Husseini avait « réfuté cette analyse », estimant ces chiffres « surévalués de 300 milliards de barils », les réserves réelles étant donc de 40% inférieures, selon le câble diplomatique.
Interrogé par l’agence Dow Jones Newswires, Sadad al-Husseini a cependant affirmé mercredi avoir été mal cité par les diplomates américains, affirmant « n’avoir aucun doute sur l’exactitude des chiffres officiels publiés par Aramco ».
L’Arabie saoudite possède des réserves prouvées de pétrole de 265 milliards de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ce qui les place parmi les premières de la planète.
Le chiffre de 716 milliards de barils évoqué dans le câble américain correspond « au total du pétrole présent dans le sous-sol » saoudien, y compris les hydrocarbures non exploitables, a précisé à Dow Jones M. al-Husseini.
« Une fois que la moitié des réserves prouvées aura été exploitée, un fort recul de la production s’ensuivra, qu’aucun effort ne sera capable d’endiguer », avait également déclaré aux diplomates américains l’ancien responsable d’Aramco, pour qui ce tournant pourrait intervenir d’ici 2020, d’après les télégrammes cités par le Guardian.
« Il est possible que les Saoudiens n’aient pas des réserves aussi florissantes que ce qu’on estime parfois. Ensuite, le calendrier pour (accroître) la production n’est pas aussi librement modulable que ce qu’Aramco et les optimistes aimeraient faire croire », commentaient les diplomates.
« Nous nous demandons si les Saoudiens ont encore le pouvoir de faire descendre les cours mondiaux du brut sur une période prolongée » en augmentant rapidement leur production en cas d’envolée des prix, insistait un autre câble américain révélé par WikiLeaks, envoyé de Ryad en juin 2008.
Toujours selon les documents de WikiLeaks, M. al-Husseini avait par ailleurs estimé en 2007 qu’Aramco serait incapable d’atteindre en 2009 la capacité de production totale de 12,5 millions de barils par jour (mbj) qu’elle visait alors, manquant des infrastructures nécessaires, et qu’il lui faudrait dix ans pour atteindre ce niveau.
Or, selon l’Agence internationale de l’Energie (AIE), l’Arabie Saoudite atteignait cependant en décembre 2010 une capacité de production totale de 12,10 mbj.
afp

Plus de 60% du pétrole extrait par l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial provient d’un seul gisement, celui de ghawar et ce champ est bientot à sec…
Lisez cet article sur Ghawar.

Une fois de plus wikileaks enfonce des portes ouvertes, tout le monde sait que le pétrole conventionnel a passé son pic de production, pour les pétroles non conventionnels je n’en sais rien, il semblerait qu’il y en ait pour quelques années de plus. Par exemple on nous dit que le Brésil a découvert un des plus grand gisement au monde de pétrole conventionnel, en haute profondeur, estimation 30 milliards de barils, c’est à dire une année de consommation mondiale…. Et c’est une des plus grande découverte de ces dernieres decennies…
Pour comprendre la réalité sur le monde du pétrole, ses mensonges genre les faux choc pétroliers, les mises au point sur la consommation énorme de pétrole pour les nouvelles technologies, lisez la  » face cachée du pétrole  » ce livre est une mine d’or.
Il y a toujours la théorie du pétrole abiotique mais ça c’est une autre histoire.
Il y a un deni energétique, c’est à dire une distorsion technologique entre les possibilités techniques de nouveaux systèmes energetiques et la pauvreté technologique dans laquelle nous baignons, rendez vous compte que depuis l’invention de la machine à vapeur, il n’y a eu aucune rupture technologique dans la manière de créer de l’énergie, faire chauffer de l »eau qui fait tourner une turbine, c’est aujourd’hui encore le cas d’une centrale nucléaire.
Ma théorie c’est que les systèmes de propulsions novateurs ne sont pas proposés parcequ’ils équiperont les faux vaisseaux spatiaux lors de la fausse attaque extra terrestre, en plus bien entendu et avant tout afin de maintenir une structure géostratégique instable mais utile aux grandes puissances et une organisation sociale qui pérénise une variante de l’esclavagisme en érigeant le travail et l’utilisation de ressources energétiques chères comme modèle économique exclusif.
Ils en sont à raser des montagnes entières, sur des dizaines de kilomètres pour obtenir du charbon comme dans Appalaches,

idem pour les sables bitumeux au canada.

Et maintenant il y a les gaz de schistes avec des forages tous les 200 mètres sur des kilomètres avec injection de tonnes d’eau de de produits chimiques.

Voila un doc en 7 parties, Danger gaz de schistes

Sinon, sur le peak oil, un rapport de l’armée allemande sur les dangers structuraux liés à une rarefaction du
pétrole :

‘Peak Oil’ : rapport cinglant de l’armée allemande révélé par Der Spiegel
Une étude de la Bundeswehr évoque une menace pour la pérennité de la démocratie et de l’économique mondiale ! Mise en garde terrible, qui vient après celles du Pentagone et du département de l’énergie à Washington, de la Lloyd’s et de Chatham House à Londres…
Des analystes de l’armée allemande décrivent les conséquences dévastatrices d’un choc pétrolier permanent induit par un déclin des sources principales d’or noir, déclin dont ils jugent l’imminence plausible, selon un rapport révélé par le site de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel le 31 août (version en anglais).
Le département d’analyse du futur, une division du centre pour la transformation de la Bundeswehr, avertit qu’il existe « une certaine probabilité pour que le Peak Oil se produise aux alentours de l’année 2010, et qu’il ait des conséquences sur la sécurité dans un délai de 15 à 30 ans ».

[L’expression ‘peak oil’, ou ‘pic pétrolier‘ désigne le moment historique incertain (et cependant proche, dirait-on) à partir duquel les extractions de pétrole deviendraient incapables de satisfaire entièrement la demande mondiale, faute de réserves suffisantes de pétrole conventionnel encore exploitables.]

[Après les départements de la défense et de l’énergie américains, après la Lloyd’s et Chatham House en Grande-Bretagne, l’armée allemande vient s’ajouter à la liste des institutions majeures qui ont manifesté en 2010 leur inquiétude à l’égard d’une possible imminence du peak oil. D’après Washington, des bouleversements radicaux pourraient intervenir très rapidement. Selon les documents du département de l’énergie et du Pentagone mis au jour sur ce blog, il est possible que dès 2015, il manque l’équivalent de la production de l’Arabie Saoudite pour faire face à la demande de l’économie mondiale.]

Le rapport de la Bundeswehr souligne à plusieurs reprises qu’une flambée du prix du brut provoquée par une insuffisance chronique des extractions mondiales aurait des conséquences gigantesques sur l’économie et la politique. « A moyen terme, le système économique global et chaque économie de marché nationale pourraient s’effondrer », écrivent les analystes. « Des pénuries de biens vitaux », notamment de nourriture, pourraient apparaître, ajoutent-ils. Le pétrole intervient directement ou indirectement dans la production « de 95 % des biens industriels », rappelle Der Spiegel.
D’après les chercheurs militaires allemands, dirigés par le lieutenant-colonel Thomas Will, une « alternative envisageable » à une telle « défaillance partielle ou complète des marchés » serait la mise en place « d’une politique de rationnement ».

Der Spiegel note que l’étude de la Bundeswehr « s’inquiète pour la survie de la démocratie elle-même ». L’hebdomadaire allemand de référence analyse, en citant le rapport :
« Des parties de la population pourraient percevoir le bouleversement déclenché par le peak oil “comme une crise systémique générale”. Cela créerait “de la place pour des alternatives idéologiques et extrémistes aux formes existantes de gouvernement”. Un fractionnement de la population affectée est jugé probable et pourrait conduire “dans des cas extrêmes à des conflits ouverts”. »
Les auteurs du rapport estiment que « les Etats qui dépendent des importations de pétrole » seront obligés « de montrer plus de pragmatisme à l’égard des pays producteurs ». Par exemple, l’Allemagne pourrait devoir assouplir son attitude à l’égard de la Russie, et être au contraire plus exigeante vis-à-vis d’Israël, afin de ménager les pays pétroliers arabes.
Ni le ministère de la défense allemand, ni le lieutenant-colonel Will n’ont souhaité répondre aux questions du Spiegel, précise l’hebdomadaire.

[La révélation de ce rapport de la Bundeswehr pourrait marquer un tournant majeur dans l’évolution du débat sur le peak oil, qui passe toujours sous le radar de l’opinion publique.
Le problème est pourtant posé depuis 1998 par quelques hommes du sérail, tels que l’Irlandais Colin Campbell et le Français Jean Laherrère, des ingénieurs et géologues pétroliers de très haute réputation. Cependant jusqu’à aujourd’hui, aucune source institutionnelle suffisamment proéminente n’a osé en assumer ouvertement les implications vertigineuses.
L’évolution des diagnostics affichés (ou dissimulés, en l’occurrence) par l’Agence internationale de l’énergie est, hélas, éclairante.
L’enjeu, c’est la capacité de nos institutions à faire face à un problème plus grand qu’elles et plus fort que nos moyens techniques : en un mot, tellurique.]
http://petrole.blog.lemonde.fr.

À qui va profiter la rarefaction du pétrole, une situation de crise mondiale nécessitera une réponse mondiale…

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Une Réponse to “WikiLeaks : les réserves saoudiennes de pétrole peut-être surévaluées”

  1. email? Says:

    @fonzibrain

    J’ai une requête concernant un commentaires.
    Comment puis je vous la formuler sans que cela soit affiché?

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